The Sims Social

Et hop, un petit test de The Sims Social, la dernière incursion en date d’Electronic Arts dans le monde merveilleux des jeux Facebook.

Crevons l’abcès tout de suite, j’ai essayé The Sims Social pour filer un coup de main à Steph (dont vous pouvez retrouver le test sur Famille De Geeks). Je n’ai jamais joué à un jeu de la série et je ne compte pas vraiment m’y mettre. Mais devant ce que j’y ai vu, j’étais obligé de témoigner.

Incarner un hipster qui joue au sabre laser en caleçon : check

Après un FIFA Superstars sympathique mais plombé par des matchs réglés à pile ou face, EA lance sa véritable offensive sur le réseau de Mark Zuckerberg en alignant sa licence phare : The Sims. Annoncé à l’E3 en Juin dernier, The Sims Social reprend les principes de ses ainés et leur ajoute des mécanismes de F2P* que l’on commence à bien connaître.

La première impression est parfois la bonne

A vrai dire, la première impression est plutôt bonne. La version Facebook du simulateur de vie conserve le style graphique et les caractéristiques de la série, si bien que la création du personnage a presque été une bonne surprise. Choix de l’apparence physique, de la tenue vestimentaire et du caractère ! Woohoo ! Y aurait-il un peu de profondeur dans ce jeu ? Je me voyais déjà avec un geek +10 en compétence informatique et -20 en charisme (avec 1D20 de malus face au sexe opposé) ! Mais pas le temps de s’attarder, on est dans un jeu casual et on n’a donc pas le temps de se poser. On débarque dans une maison, une voisine/tutorial (c’est un concept intéressant^^) vient faire la causette et BIM premiers objectifs réussis (sans rien faire) ! On gagne nos premiers brouzoufs, points d’expériences, points sociaux, objets à collectionner, points de bonheur à long terme, po…AAAAAAAAAAAAHHHHHHH !

J’ai tenté de l’affamer et de le priver de sommeil, mais cet enfoiré s’en sort à chaque fois

The Sims meet Cityville

Quel est le fuck ?? J’ai à peine fait 2 clics que des récompenses popent dans tous les sens, des inconnus s’invitent chez moi pour me filer des objectifs et les fenêtres s’enchaînent dans tous les sens. Ok, donc c’est un jeu pour hyperactif hystérique. Pas de problème, après tout j’ai survécu à Cityville, on prend une grande respiration et on y retourne.

« Salut Steph ! Je peux dormir dans ton lit et piller ton frigo ? »

Dans The Sims Social, presque tous les éléments du décor sont interactifs, certains proposent même plusieurs activités. On peut aussi draguer la voisine susnommée ou sociabiliser avec ses amis à travers un nombre d’intéractions plutôt généreux. Bref, on a de quoi faire en plus de veiller au bien-être de son Sims. En plus, les points d’action ne disparaissent pas trop vite et on n’est donc pas bloqué aussi souvent que dans les productions Zynga. Pendant la première heure de jeu en tout cas…

Car rapidement on est confronté à des objectifs réclamant de mettre la main au portefeuille et/ou de vendre l’âme de ses potes en les invitant à venir donner un coup de main. Au final tant mieux, c’est autant de temps économisé pour faire des trucs intéressants.

« Vas-y ! J’ai mis mon plus beau caleçon là ! »

Il y avait de la place pour un jeu social équilibré avec une gestion intelligente du concept de F2P mais The Sims Social se contente de pomper les whateverVille du marché. Il est tout de même cent fois mieux que ses prédécesseurs facebookiens, ce qui ne suffit pas pour être d’un quelconque intérêt. EA n’est pas connu pour son goût du mécénat mais plutôt pour la rentabilisation maximale de ses licences, adage une nouvelle fois vérifié avec The Sims Social. Et bien je leur souhaite de se faire du gros pognon avec un jeu qui n’en a que le nom. Beurk.

* Free To Play et non Fils De Péripatéticienne.

Panique chez Nintendo ?

Après les mauvais chiffres de vente de la 3DS depuis son lancement puis la baisse drastique de son tarif le 12 août dernier, c’est le portrait d’un Nintendo en crise que dresse 01net cette semaine.

Évoquant les confidences d’un employé de Big N, le site 01net publie cette semaine une série d’articles sur les coulisses de la firme du plombier moustachu. Deux articles sont parus jusqu’à présent et je vous en propose un rapide résumé dans la suite de ce billet. Il sera mis à jour si les infos des prochains jours méritent d’être partagées.

« Game Over » – Piété de Kordian Lewandowski

La 3DS lancée avant la fin de son développement ?

Lancée en urgence afin de prendre de vitesse la PS VIta de Sony et pour éviter au maximum la concurrence des smartphones et autres tablettes tactiles, la 3DS ne serait qu’un prototype non abouti. Nintendo plancherait notamment sur un accessoire permettant d’ajouter un second stick à sa console portable. Vendu aux alentours de 10$, cet accessoire permettrait à la 3DS d’offrir un gameplay plus complet et plus compétitif. Cependant dans la pratique la question de l’encombrement se pose.

Plus étonnant encore, Big N serait prêt à renoncer à la 3D et à sortir une « 2DS » dans le courant de l’année 2012 ! Cette hypothèse un peu farfelue tend toutefois à prendre de l’épaisseur quand on sait que Satoru Iwata, le Président de Nintendo, a publiquement reconnu qu’il songeait à accepter sur sa dernière console des jeux dépourvus de fonctions 3D.

L’article évoque également la politique discutable de Nintendo vis à vis des éditeurs tiers, critiquant à la fois le processus de soumission et de validation des jeux et la distribution au compte-goutte et à prix d’or des kits de développement.

Une 3DS bientôt obsolète ?

L’article d’origine.

La Wii U repoussée de juin à septembre ?

L’article évoque les grosses difficultés rencontrées par les ingénieurs de Nintendo pour finaliser l’unique argument de leur nouvelle machine : la manette munie d’un écran tactile permettant de streamer les jeux depuis la console. En effet, le pad peinerait à fournir la puissance nécessaire aux fonctions sans fil de la Wii U. Le prototype serait tellement loin d’une version fonctionnelle que les développeurs devraient travailler avec des versions filaires pour élaborer leurs jeux ! Ces difficultés pousseraient Nintendo à envisager une nouvelle date de sortie pour la Wii U : Septembre au lieu de Juin 2012.

Beaucoup moins sexy avec un fil :\

L’article d’origine.

Info ou intox ?

Ces allégations paraissent trop inquiétantes pour être vraies et j’espère sincèrement que nous apprendrons rapidement qu’elles sont extrêmement exagérées. Nintendo semble avoir prévu une conférence le 13 Septembre prochain, soit quelques jours avant le Tokyo Game Show. Peut-être en saurons nous plus à cette occasion.

ADRIFT

Un jeu d’action-aventure à la troisième personne dans un Paris futuriste, c’est à découvrir aujourd’hui sur Ludomaniaque.

Vous vous demandez peut-être pourquoi je vous parle d’un jeu prévu pour l’automne 2012 sur PS3 et Xbox360 dont on ne connait presque rien et dont Adrift n’est même pas le titre définitif ? Et oui, Adrift n’a pour l’instant dévoilé qu’un teaser sous forme de concept art vidéo mais il mérite qu’on y jette un œil dès maintenant.


J’ai découvert ce projet du studio DONTNOD Entertainment il y a seulement quelques jours grâce au joli buzz venu tout droit de la Gamescom de Cologne. En développement depuis la création du studio en 2008, ADRIFT s’est affiché aux yeux du grand public pour la première fois, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a retenu l’attention. Ça m’a permis de découvrir un pitch et des artworks plus qu’alléchants, que j’ai eu envie de partager à mon tour.

Le jeu se déroule à Néo-Paris en 2084. La capitale française est devenue une mégalopole encerclée par la montée des eaux due au changement climatique. La société a également été profondément bouleversée, puisque dans ce laps de temps la conjugaison des technologies de l’information et des implants bio-informatiques a atteint son paroxysme. Désormais, cette humanité augmentée fait le commerce de ses sensations et de ses souvenirs dans un environnement où l’intimité a été troquée contre la tranquillité du contrôle global.

Je suis particulièrement impatient de découvrir ce background à la fois excitant et inquiétant. D’une part parce qu’il vise un registre dont je suis friand, avec des points communs avec des œuvres aussi variées que 1984 , Total Recall, Vanilla Sky, Deux Ex, etc. D’autre part parce que c’est Alain Damasio qui était aux commandes du scénario jusqu’à cette année. C’est l’auteur à qui je dois une de mes plus grosses claques littéraires : La Horde de Contrevent. Je vous en reparlerai peut-être un jour, si j’arrive à mettre des mots sur mon ressenti face à ce sublime roman de fantasy.

On ne sait presque rien de ce titre, alors en attendant d’en savoir plus profitons de ses magnifiques artworks ! Je les ai uploadés en résolution max au  cas où vous voudriez les récupérez pour les mettre en fond d’écran par exemple.

N’oubliez pas d’aller faire un petit tour sur le site officiel de DONTNOD (et ne faites pas attention à la faute dès la première ligne du pitch, même si ça la fout mal quand même :D ).

 

 

Infamous 2

Cole et ses pouvoirs électriques débarquent à New Marais, sortez les paratonnerres !

Infamous 2 est sorti début juin, soit un peu plus de deux ans après son prédécesseur. Toujours développée par Sucker Punch (les heureux parents de Sly Racoon entre autres), la licence est une exclusivité PS3. Et quelle exclu ! Le genre de jeu parfait pour réconcilier les joueurs avec la console de Sony après ses récents déboires avec la flibuste du net.

Infamous 2 s’inscrit dans la suite directe du premier épisode. Après les évènements d’Empire City, Cole se rend à New Marais à la recherche d’un moyen de détruire la Bête, une créature gigantesque qui ravage tout le pays sur son passage.

Le nouveau terrain de jeu de notre pile électrique s’inspire de la Nouvelle Orléans post Katrina. À l’arrivée de notre héros, la ville est sous le joug de la milice paramilitaire de Joseph Bertrand qui cherche à purger les alentours des «déviants». Mais ce n’est pas la seule menace qui rode dans les marais…

Le scénario n’est pas inoubliable et sa mise en oeuvre a un petit côté nanar mais il est suffisamment bien mené pour maintenir l’intérêt du joueur et la cohérence du récit. Et puis avouons le, c’est quand même rafraîchissant d’incarner un personnage qui n’est ni un héros sans peurs et sans reproches, ni le mal incarné. D’ailleurs, votre alignement joue un rôle dans le déroulement de l’aventure puisque votre karma influence le comportement des habitants de New Marais à votre égard et vous permet également de débloquer des pouvoirs spécifiques. Certaines missions vous mettent ainsi face à un choix moral, offrant deux dénouements distincts. Si ces choix n’ont pas un impact énorme sur l’histoire, ils ont le mérite de contribuer à la bonne rejouabilité d’un titre déjà doté d’une durée de vie conséquente (15-20h par partie en prenant son temps, sans compter les missions créées par la communauté des joueurs).

On passe donc des heures à explorer avec plaisir un terrain de jeu gigantesque et totalement ouvert . La ville de New Marais est magnifique, avec des quartiers pleins de cachet et grouillants de vie. Tant sur le plan graphique que sur celui de la direction artistique, cette composante du jeu est une réussite. Le côté comics est également très bien rendu, notamment au niveau des personnages et en particulier les membres des différentes factions d’ennemis.

C’est justement ce style, cette ambiance, cet univers qui m’ont plus. Peut-être plus sur la forme que sur le fond d’ailleurs grâce à une foule de petits détails qui montrent le soin apporté par les développeurs à leur création. Un des aspects les plus sympa est l’intégration des éléments de gameplay dans l’univers, je pense notamment aux objets à collecter justifiés par le scénario ou encore la gestion astucieuse des zones accessibles (les zones ne sont pas bloquées mais privées de courant, ce qui rend leur exploration difficile). On retrouve le même souci du travail bien fait au niveau narratif et le récit avance autant via les différentes cut-scenes qu’à travers les télévisions de la ville qui diffusent des flash info (par exemple). On appréciera aussi les clins d’oeil à d’autres jeux célèbres sur les frontons des cinémas de la ville.
C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup, ça veut dire qu’Infamous 2 ne prend pas le joueur pour un con !

Niveau gameplay, le jeu repart sur les bases de l’opus précédent et ajoute un bon paquet de pouvoirs à la panoplie de Cole pour un résultat final complet et très varié. La montée en puissance de notre héros est d’ailleurs très bien rendue, tout comme son orientation vers le bien ou le mal, et la manière de jouer évolue clairement au cours de l’aventure. L’ergonomie des contrôles étant tout à fait satisfaisante, il devient vite assez jouissif de parcourir la ville en semant le chaos dans les rangs ennemis !

Le seul reproche que je dois faire a Infamous 2 concerne les déplacements. Si Cole est un pratiquant de Parkour expérimenté comme on nous l’explique au début du jeu, il a une fâcheuse tendance à s’accrocher n’importe où et n’importe comment. Ça fait un peu mal au fondement de voir ce type qui déclenche des tempêtes électriques et ride les câbles électriques refuser de passer un putain de rebord de 5 cm de haut et galèrer une demie heure pour descendre d’une cheminée à la con. N’est pas Ezio qui veut !

En résumé, Infamous 2 a largement mérité son Djou’s Seal Of Approval. Avec sa durée de vie conséquente, sa diversité et son univers, il s’impose sans problème comme une référence. Et son petit côté série B n’est pas pour me déplaire :D

Le pack Xbox-Kinect-Star Wars qu’il vous faut !

Ce pack en édition limitée a été annoncé au Comic-Con de San Diego et il est AMAZING !

Vous vous souvenez du pack 3DS – Zelda Ocarina Of Time ? Ce beau rêve ne deviendra jamais réalité, contrairement au prochain pack Xbox-Kinect-Star Wars !

Ce bundle sera proposé à l’automne prochain à l’occasion de la sortie du très controversé Star Wars Kinect (je vous en parle très brièvement ici) pour la somme abracadabrantesque de 449 dollarz.

Il contiendra :

  • Une Xbox360 Slim 320 Go customisée R2D2 avec une déco complète ET les sons du petit robot,
  • une manette sans fil dorée comme le droid protocolaire de la saga de George Lucas (C3PO quoi !),
  • un Kinect d’un blanc immaculé (de toute beauté),
  • le jeu Kinect Star Wars,
  • et Kinect Adventures.

Et même la Force ne sera pas suffisante pour me convaincre que « ce ne sont pas les droids que vous recherchez » !

Allez jeter un œil sur la galerie complète pour admirer les détails de cette superbe édition (la déco de la manette, les diodes de la console,…) :bave:

Source (via).

O.M.G. : Our Manic Game

Manic shooter et jeu sur téléphone portable, voilà deux visions du jeu vidéo qu’on aurait tendance à opposer. Et pourtant, Arkedo rapproche les genres, rapproche les gens et c’est beau. Gloire à Arkedo !

O.M.G. (pour Our Manic Game) est le premier jeu du studio français Arkedo sur Windows Phone 7. Je vous en ai déjà parlé il y a quelques mois après une rencontre très sympa avec Camille Guermonprez, le fondateur du studio, lors de laquelle j’ai pu tester le jeu pendant quelques minutes. Cet avant-goût m’a donné envie d’en voir plus, à tel point qu’aussitôt mon nouveau jouet en mains je me suis rué sur le market pour récupérer O.M.G.

Comme son nom l’indique, O.M.G. est un Manic Shooter. Il s’agit d’un genre de shoot’em-up extrême où les tirs ennemis remplissent tout l’écran, aka le genre de jeu qui multiplie par 150 le risque de crise cardiaque. En résumé, un manic est un jeu de scoring hardcore, qui demande une concentration de moine bouddhiste et des réflexes de mutant. Si O.M.G. ne joue pas tout à fait dans la même catégorie que les cadors du genre (DoDonpachi et consorts), il n’en reste pas moins un excellent jeu de survie.

O.M.G.est un shmup à scrolling vertical dont le style graphique fluo et géométrique rappelle immédiatement Geometry Wars. Il s’appuie sur une idée de gameplay aussi simple que géniale : la possibilité de déclencher ou non le mode Manic de chaque ennemi en le touchant simplement sur l’écran tactile du téléphone. En mode Manic, l’ennemi goes Berserk, se déplace plus vite et augmente dramatiquement sa cadence de tir. En compensation, sa destruction rapporte beaucoup plus de points. Il faut donc jouer stratégique pour optimiser son score tout en restant en vie. Et oui, le maître mot ici c’est survie. Déjà, le nombre de vie est limité (dans le mode de jeu principal), mais surtout la puissance du laser de votre vaisseau augmente progressivement. Si vous vous faites toucher, vous mourrez dans d’atroces souffrances, obviously, vous récupérez votre laser moisi du départ et vous reprenez juste avant la vague d’ennemis fatale. Et bim vous êtes re-mort ! (en tout cas pour moi ça se passe comme ça :p)

Le shoot them up d’Arkedo offre deux modes de jeu. Le premier impose une limite de temps, le but étant alors de réussir le meilleur score pendant votre run de 5 minutes. Le second est plus classique puisque cette fois c’est le nombre de vies qui est limité. Il se décline en trois modes de difficulté (Normal, Difficile et Infernal) faisant varier la vitesse de jeu, le nombre de vies et d’ennemis. Le but étant de réaliser le meilleur score possible, le jeu tire partie des capacités online du xbox live via un leaderboard où vous pourrez jouer à qui a la plus grosse avec vos petits camarades. Qui dit XBL dit aussi Succès, et O.M.G. permet aux chasseurs de trophées d’ajouter 200 points à leur Gamerscore. La plupart d’entre eux sont assez faciles à débloquer et tomberont en guère plus d’une heure ou deux, bon plan pour les trophy whores ! Après ce test il n’y en a que deux qui me résistent encore (battre le record d’Arkedo + un succès secret) mais je compte bien en venir à bout rapidement :warrior: Ça ne veut pas dire que la durée de vie est ridicule. Si deux ou trois parties sont suffisantes pour découvrir tous les ennemis (y compris les boss), le titre est rejouable à l’infini pour améliorer son highscore et ridiculiser celui de ses petits copains. D’ailleurs, si des possesseurs de Windows Phone sont tentés par le jeu, qu’ils n’hésitent pas à m’ajouter à leurs amis sur le live : Almighty_Djou.

Au rayon gameplay, et si le fond est excellent (déclenchement manuel du mode manic), la forme soufre des approximations de son média. Faire glisser un gros doigt boudiné sur l’écran tactile pour diriger le vaisseau c’est très instinctif, mais ce n’est pas ce qu’on fait de mieux niveau précision. Par exemple, survivre à certains boss relève plus de la chance que du skill vu la densité de tirs à l’écran et la taille du contrôleur (un doigt quoi). Et puis les doigts sur l’écran ça n’aide pas non plus pour la lisibilité de l’action à haute vitesse. Ça gâchera certainement le plaisir des plus hardcore d’entre nous, pour les autres la gêne sera très limitée.

Après presque 4500 de signes de description, il serait peut-être temps que je vous donne clairement mon avis sur O.M.G., non ? Et bien le dernier jeu en date des créateurs de Nervous Brickdown et Big Bang Mini est le parfait exemple du bon jeu sur téléphone portable. Bien pensé, adapté au support et à son utilisation, bien réalisé et fun. O.M.G. vaut largement les 2,99 € demandés pour son acquisition, et en plus vous donnerez un coup de pouce à un petit studio plein de talent !

Prototype

Mon test de Prototype sur Xbox360 arrive à point nommé pour célébrer le deuxième anniversaire du titre.

Alors que le deuxième épisode vient d’être présenté à l’E3, revenons sur le jeu d’action de Radical Entertainment. Sorti au même moment qu’Infamous, Prototype a souffert de la comparaison lors du lancement et les ventes n’ont pas été à la hauteur des attentes. Enfin j’imagine, parce que j’ai pu lui faire une place dans mes étagères en échange d’un billet de 5 lors des dernières soldes. Et après quelques mois à prendre la poussière dans le tas des jeux à faire, il était temps que je lui laisse sa chance.

Lui gratter le dos, you're doing it wrong

 

Voir New-York et mourir

Alors qu’un terrible virus mutagène se répand sur Manhattan, Alex Mercer se réveille sur une table d’autopsie quelques secondes avant que des des types en combinaison biologique ne lui ouvrent le bide. Partiellement amnésique, il se rend rapidement compte qu’il est doté de pouvoirs étranges. Il va devoir dénouer les fils de son passé pour essayer de découvrir ce qui lui arrive et ce qui se passe en ville.

Le pitch peut paraître léger au premier abord mais le déroulement de l’histoire amène son lot de rebondissements et au final le scénario est plutôt une bonne surprise. L’intrigue se dévoile au fur et à mesure de la réalisation des missions principales mais pas seulement. Un des pouvoirs d’Alex lui permet d’assimiler d’autres personnes et d’avoir accès à leurs souvenirs. Vous devez donc, en parallèle de la quête principale, rechercher et assimiler les protagonistes de l’histoire si vous souhaitez reconstituer la totalité du puzzle. J’ai trouvé que cette idée renforçait vraiment l’immersion et j’ai pris plaisir à traquer ceux qui pouvaient m’en apprendre plus sur les mystères entourant cette épidémie.

SURPRISE §§§§

 

Assassin’s Creed meets X-men

Prototype est un jeu d’action à la troisième personne qui se déroule dans un monde ouvert. Vous pouvez aller où bon vous semble sur une île de Manhattan entièrement reconstituée pour l’occasion. Vu que je n’ai pas encore eu la chance de visiter New-York je ne pourrai pas juger la qualité de la reconstitution, mais je vous promet une MàJ à mon retour de la Big Apple dans quelques mois :D
Comme dans la plupart des jeux du genre, vous lancez les missions (principales comme secondaires) en vous rendant à un endroit précis indiqué sur votre carte. En chemin, vous pouvez vous frotter aux militaires, aux infectés, aux civils ou aux trois à la fois pourquoi pas. Vous pouvez aussi chercher les 250 orbes lumineuses planquées dans la ville (bon courage).
Traverser Manhattan à pieds c’est sympa quand on fait du tourisme mais quand la moitié de la ville veut te faire les fesses… Du coup, plutôt que prendre les transports en commun, Alex met à profit ses pouvoirs en courant sur les façades d’immeubles et en planant de building en building. Assez jouissif, j’avoue. Plus tard dans le jeu vous pourrez également emprunter des tanks et des hélicoptères, like a boss.
La plupart des missions déclinent le concept de seek and destroy avec quelques variations pour éviter la monotonie, des objectifs à protéger ou des phases d’infiltration (simplistes) mettant à profit la capacité d’Alex à prendre l’apparence des personnes assimilées par exemple. Les missions secondaires offrent un peu plus de variété avec des parcours chronométrés sur les toits, des cibles à assimiler ou des combats au coté des militaires ou des infectés. J’ai particulièrement aimé celles où il faut atterrir au centre d’une cible en partant du haut d’un gratte-ciel, complètement artificielles dans le récit mais plaisantes à jouer.

Eh man, je plane !

 

Ces quelques touches de «finesse» ne font pas de Prototype un jeu subtil. Ça bourrine velu même ! On peut défoncer des hélicos en vol à coups de pied sautés, ça vous donne une idée du niveau. Alex peut acquérir un bon paquet d’attaques en échange de ses points d’expérience, trop même car au final on utilise toujours les 3 ou 4 mêmes et certaines compétences sont carrément totalement inutiles («Tiens les mecs, si on lui filait une vue thermique ? Pour quoi faire ? Je sais pas, mais ça serait cool !). Entre les différentes transformations, les véhicules et les armes des militaires, on a l’embarras du choix pour se fritter avec les hordes d’ennemis du jeu. Certains coups, utilisables avec une jauge d’énergie à bloc ou au contraire au bord de la mort, sont particulièrement dévastateurs. Vous pouvez débloquer plusieurs de ces Cataclysmes mais perso je suis resté fidèle au même pendant quasiment toute la partie : des dizaines de tentacules jaillissent du héros mutant et transpercent tous les ennemis à proximité. Subtilité quand tu nous tiens :D

L'art contemporain, un monde sans pitié

 

Par contre, si ça vous a traversé l’esprit oubliez tout de suite l’idée de tailler un personnage sur mesure. Les points d’XP pleuvent et vous pourrez acheter toutes les améliorations sans problèmes (à condition de faire quelques missions annexes bien sûr). D’ailleurs, vos actions n’ont pas non plus d’impact sur le déroulement de l’histoire. Vous aurez beau sauver une escouade de Marines en train de se faire démonter par des mutants de 3m de haut, si vous utilisez vos pouvoirs ils vous troueront le cuir sans état d’âme. Vous pouvez toujours détruire toutes les bases militaires que vous croisez, l’épidémie ne se répandra pas plus vite pour autant. À la place, la situation globale progresse après chaque mission de la trame principale. C’est plutôt sympa de voir la ville évoluer au fur et à mesure de l’extension de l’infection même si on échappe pas à quelques situations ubuesques, comme par exemple une rue parfaitement calme coincée entre une rue envahie par les infectés et une autre où l’armée est en train de faire un carton dans la foule. La crédibilité de l’univers en prend encore un coup quand vous réussissez à défoncer le barrage qui bloque la sortie de la ville pour vous retrouver bloqué par un mur invisible 50 m plus loin. Ou encore quand les développeurs n’ont même pas cherché d’excuses pour vous empêcher de vous barrer à la nage, se contentant de vous faire sauter vers la rive comme un saumon de Norvège. Ou quand vous vous rendez compte que les civils ne protestent pas du tout contre leur quarantaine sur une île infecté par le virus le plus dégueulasse de la Création. Ou quand…

La chasse à l'hélico, un sport en vogue aux States

 

Les graphismes et la partie sonore sont loin d’être inoubliables mais le jeu tient la route. Pas de gros problèmes au niveau du gameplay, on n’utilise pas les coups qui demandent des combinaisons de touches foireuses et tout le monde est content :D

Au final, Prototype est un jeu plein de défauts auquel j’ai pris un réel plaisir à jouer. C’est dû à son côté défouloir bien sûr, mais aussi à son background. Aussi bien sur le fond, mais difficile d’en dire plus sans spoiler, que sur la forme avec ce système d’assimilations que j’ai simplement adoré. J’espère que la suite insistera d’avantage sur cet aspect du jeu, et justement :

Prototype 2 : le retour de la vengeance

L’E3 a été l’occasion d’en savoir un peu plus sur le nouvel opus de la saga.

Les développeurs promettent que les retours des joueurs ont été au cœur de leurs préoccupations et qu’ils ont travaillé sur les points faibles du premier. Principalement, cela concerne variété des décors et de l’action ainsi que le renforcement de l’importance du récit dans le déroulement du jeu, On a également appris que Mercer laisserait sa place au Sergent James Hellar qui le tient pour responsable de la mort de sa femme lors des évènements du premier Prototype. Je ne suis pas convaincu par ce choix, Alex Mercer avait un gros potentiel ! Mal exploité peut-être, mais indéniable. Là j’ai un peur qu’ils nous sortent un chevalier blanc sans peurs et sans reproches :\

Prototype est disponible sur Xbox360, PS3 et PC. Ce test a été réalisé sur la console de Microsoft.