Test : Bastion (PC)

La rédaction du mémoire de ma thèse arrive à sa fin, j’ai de nouveau le temps de jouer et d’écrire pour Ludomaniaque !

Bastion, voilà un jeu auquel j’attendais de jouer avec impatience. Et c’est une promo Steam qui m’a fait définitivement craquer, et fait se vaporiser huit heures de ma vie. La meilleure façon de présenter cette petite merveille (car oui, je spoile déjà la fin du test) est de le décrire comme un action-RPG en 3D isométrique (vous savez, comme Diablo) caractérisé par deux choses :
- une direction artistique hors du commun,
- une narration diablement innovatrice.

 

Un réveil tout en douceur

 

Le jeu commence, un narrateur à la voix rocailleuse vous explique brièvement votre situation : vous êtes endormi sur une île flottant au milieu du ciel. Et là rien ne se passe, pas de script. Vous voyez votre personnage dormir. Alors vous regardez votre manette et vous appuyez sur un bouton. Et là votre avatar, le Kid, se lève. Et le narrateur, silencieux jusqu’alors, commente votre action et une musique hypnotisante démarre. Alors que vous progressez, vous constatez que l’île sur laquelle vous étiez endormi n’est finalement pas si isolée, le sol se reformant sous vos pieds à mesure que le personnage avance, carreau par carreau, telle une mosaïque. Et le narrateur continue de commenter ce qu’observe le Kid, communique au joueur ce qu’il ressent, comme s’il contait une histoire. Et croyez moi, ça sera une belle histoire, mais un mot sur le jeu en lui-même tout d’abord.

 

 

Le cœur tout entier de l’innovation apportée par le gameplay de Bastion est révélé lors de cette première minute du jeu, et c’est ce qui tend à le rendre immédiatement accrocheur. Cette innovation se traduit par deux facteurs fondamentaux.

Premièrement, la narration (le story-telling comme disent nos amis outre-manche) est dynamique et ce n’est que très rarement que le joueur lâchera la manette pour écouter un discours d’un personnage non joueur. Ce point est salutaire et résout finalement une des grandes tares des RPG modernes. Prenez Baldur’s Gate par exemple, un jeu mythique, d’une qualité indéniable. Et pourtant, dès que vous entamez un dialogue avec un personnage, un gros mur de texte apparait et le jeu cesse d’être un jeu, il devient un livre. Un livre parfois vaguement interactif, des choix étant parfois donnés pour orienter le dialogue, mais il reste un livre où l’interaction du joueur est réduite à son strict minimum. Le même problème touche les jeux de rôle actuels, comme Dragon Age ou encore Mass Effect, remplacez simplement le livre par un film et au final l’impression reste la même : le joueur semble mis de côté lorsque l’histoire est racontée. Bastion arrive quant à lui à mêler d’une façon incroyablement élégante le story-telling et le gameplay. Jamais le joueur ne s’arrête de jouer, le narrateur lui décryptant l’univers et lui dévoilant l’histoire en temps réel en fonction de sa progression et des choix qu’il est amené à faire. Et de fait, l’idée même de s’arrêter de jouer ne lui traverse pas l’esprit.

Cela est également dû au second facteur. Le monde dans lequel vous évoluez s’érige à mesure de la progression du Kid. Ainsi, c’est votre interaction avec l’univers qui le fait se construire. Même lors des phases d’explorations, qui sont normalement des phases relativement passives de la part du joueur, son action sur le monde est évidente, et donne envie d’aller plus loin. Plus loin pour savoir quel décor va se créer, quelle histoire va se dévoiler, et quelle menace le Kid va affronter.

 

Des mécanismes de jeu simples et bien pensés

 

Car s’il commence l’aventure seul, il ne le reste pas longtemps. Si le monde est dans cet état, c’est à cause de la Calamité qui l’a mis en pièce. Cependant, vous n’êtes pas le seul rescapé. Certains sont pacifiques, le mot ayant circulé qu’en cas de catastrophe, tous devaient se rejoindre sur le Bastion, ilot flottant et dernier espoir de survie d’une population décimée. Mais la plupart des survivants, comme la faune de Caelondia ou les anciens esclave-ouvriers de ce monde, sont agressifs. Et le Kid devra les affronter pour remettre le Bastion en état de marche, cette réparation étant fil conducteur du scénario. Elle amènera le joueur à explorer de nombreuses zones indépendantes de manière plus ou moins linéaire, récoltant expérience et équipement tout en lui permettant d’avancer dans l’histoire. Je disais que ce titre est un action-RPG, et en cela le jeu offre un arsenal varié (les armes pouvant être améliorée sur le Bastion à mesure de la progression), une progression du personnage simple mais bien pensée (utilisant des bonus passifs se débloquant au fil des niveaux) et un système de combat très dynamique quoiqu’assez classique. Néanmoins chaque arme apporte un style de jeu différent, ce qui conduit à rendre l’expérience particulièrement variée.

 

 

Une direction artistique enchanteresse

 

Mais ce qu’on retient de Bastion, en plus des innovations qu’il apporte, au-delà de son gameplay efficace et varié, c’est sa direction artistique. Le jeu est en 3D isométrique, et donc techniquement peu impressionnant. Mais chaque décor, peint à la main, est une véritable fresque de couleurs toutes plus vives les unes que les autres. D’un bazar oriental aux débris d’une mine dévastée en passant par quelques ilots de nature vierge épargnée par la catastrophe, l’impression de voyage est permanente et on se laisse volontiers transporter dans l’univers de Caelondia, tant il est exceptionnellement rendu. L’aventure est en plus d’autant immersive que c’est le joueur, par son exploration, qui construit la mosaïque qui compose les décors. Et que dire des musiques, toutes plus envoutante les unes que les autres, le style variant au fil des niveaux, allant d’un folk tendre à de l’électro-rock nerveux en passant par une musique type « far west » qui n’est parfois pas sans rappeler certaines musiques de Cowboy Bebop pour les connaisseurs. Le jeu a bénéficié d’un réel soin de ce point de vue-là, et en tant qu’album à part entière, la bande originale du jeu n’aurait pas à rougir.

 

 

Au final, Bastion fait partie de cette catégorie de jeu que j’ai été simplement triste de terminer. Son univers, ses personnages, ses musiques, tout est tellement bien fait qu’on a envie d’y rester attaché le plus longtemps possible et de finir ce jeu à petites gorgées. Mais l’expérience est tellement addictive que les huit heures de jeu passent comme un charme, trop vite. Supergiant Games, les développeurs du jeu, ont tout compris au jeu vidéo, le cœur de ce média est le gameplay, et ils ont poussé le développement de leur action-RPG à un niveau d’orfèvrerie rare, éliminant au plus possible les phases de passivité du joueur pour fournir une expérience d’interaction totale tout en se payant le luxe de l’accompagner d’une direction artistique enchanteresse. Et pour 13€ (hors promotion), j’ai du mal à trouver un autre jeu sorti cette année qui parviendra à vous transmettre autant d’émotions.

 

NB : D’un point de vue purement pratique, je ne peux que vous recommander de jouer à ce jeu à la manette (la manette XBOX 360 pour PC étant idéale), cela n’en rendra l’expérience que meilleure.

Super Mario 3D Land sur Times Square

J’étais à l’event de lancement de Super Mario 3D Land sur Times Square à New-York !

 

C’est lors de ma visite mon pèlerinage au Nintendo World Store (dont je vous reparlerai bientôt) qu’un vendeur m’a annoncé qu’il allait être possible de vivre un niveau du célèbre jeu de plateformes de l’intérieur. En bon fan boy de Nintendo, je ne pouvais pas manquer un tel évènement ! Alors même en vacances, mon côté ludomaniaque a eu sa dose de drogue vidéoludique grâce à cette initiative géniale.

 

 

Dans la nuit, un pan entier du Royaume Champignon a poussé au milieu des buildings couverts d’écran de Times Square ! Des tuyaux, des goombas, des plantes piranhas, des trampolines et DES P*TAINS DE DÉGUISEMENTS DE TANOOKI TAVU !

C’était réellement un event de folie ! Je veux le même sur le Champ de Mars !

Pour plus d’images de cet évènement magnifique et du côté geek de mon voyage à New-York, c’est ici que ça se passe !

Rocketbirds : Hardboiled chicken

Rocketbirds Hardboiled Chicken, c’est pas pour les poules mouillées !

J’ai une empathie particulière pour les pingouins, alors un jeu où on incarne des poulets en guerre contre ces créatures d’exception part avec un handicap dans mon estime. Si je vous dis ça c’est bien sûr parce que le jeu de Ratloop Asia rentre dans cette catégorie (où il doit être bien seul d’ailleurs). Sorti sur le PSN il y a quelques jours (après une version PC en flash), Rocketbirds vous met dans la peau de Hardboiled Chicken, le poulet le plus badass de la Création.

Ce Marcus Fenix aviaire, ce Grayson Hunt volailler, mène une croisade contre la régime totalitaire des Pingouins qui écrase de son joug des peuples avicoles désemparés.

Le scénario est distillé par des cinématiques sous forme de dessins animés de très bonne facture. Ils sont surtout remarquables par leur ambiance musicale puisque ce sont quasiment des clips en fin de compte. La BO du jeu a été réalisée par le groupe de rock New World Revolution et cela donne un style assez cinématographique à l’ensemble.

 

 

L’ambiance est d’ailleurs bien travaillé tout au long du jeu, avec pleins de petits détails sympathiques. J’ai beaucoup aimé les affiches de propagande qui décorent les niveaux par exemple, et je valide aussi les Crédits jouables. C’est du très beau boulot ! À l’opposé, les bruitages qui symbolisent les discussions des différents piafs sont simplement insupportables et n’apportent rien à l’immersion…

 

 

Le style et l’ambiance c’est bien joli, mais quand on achète un jeu qui s’appelle Rocketbirds : Hardboiled Chicken on aimerait surtout que ça bounce ! Ça tombe bien. R:HC est un jeu d’action-exploration en vue de côté, à la Metroid, en version light.

Votre Poulet Rambo peut bien sûr sauter, se faufiler dans les gaines d’aération, faire des roulades ou se planquer en second plan, mais il sait surtout tirer droit devant lui. Pistolet, Uzi, fusil à pompe, fusil d’assaut, grenades, de quoi transformer les pingouins en espèce en voie de disparition mais pas beaucoup de fantaisie malheureusement. Sauf que le jeu réserve une petite subtilité avec une arme permettant de prendre le contrôle d’un ennemi. Cela permet d’introduire des phases de réflexion avec des petits puzzles rarement difficiles mais bienvenus pour diversifier l’action. Les niveaux classiques sont également séparés par des phases de dog fight en jetpack (d’où le Rocketbirds du titre ?) très fun mais malheureusement répétitives. Une course poursuite ou un parcours d’obstacles auraient été les bienvenues sur ce coup-là.

 

 

En dehors de ces phases aériennes, le level design rappelle un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Ce n’est pas une critique, je m’en rappelle moi de cette époque où on cherchait des pass de couleur pour déverrouiller des portes ! Et où on ramassait des medpacks pour ne pas crever lamentablement ! C’est classique mais toujours efficace.

 

 

La durée de vie est très satisfaisante car en plus des 4 heures de l’aventure solo, Rocketbirds peut se jouer à deux joueurs en coopération locale. Et là je voudrais vraiment remercier les développeurs pour le boulot qu’ils ont accompli. Ils ne se sont pas contentés de coller un sidekick inutile par dessus le mode solo en corsant un peu la difficulté comme on le voit trop souvent, ils ont carrément inventé une histoire alternative ! Et même si la structure des niveaux reste globalement la même, tout a été retravaillé pour proposer un gameplay totalement différent basé sur l’entraide entre les deux personnages. Sincèrement, merci !

 

 

Rocketbirds : Hardboiled Chicken est vendu pour à peine le prix d’un kebab et à ce prix-là c’est vraiment une bonne affaire, surtout si vous comptez rentabiliser le solo et le coop. Le gameplay n’est pas aussi abouti que celui d’un Shadow Complex par exemple, mais Rocketbirds est un bon jeu à forte valeur ludique ajoutée.

Misfits Saison 3 : C’est reparti !

Mon dernier gros coup de coeur de ces dernières années dans la catégorie série télé revient pour une troisième saison sur la chaîne Britannique E4. The Misfits are back bitches !

 

Avertissement : L’article suivant contient une quantité tout à fait inacceptable de spoilers, vous continuez la lecture à vos risques et périls !

 

Je ne reviens pas sur le pitch de la série mais vous pouvez toujours jeter un œil à la non-critique que je lui ai consacrée il y a quelques mois si vous faites partie des chanceux qui peuvent encore découvrir cette pépite venue d’Outre-Manche.

 

 

Previously in Misfits

La deuxième saison de Misfits s’est terminée en beauté avec un Nathan au top de sa forme et un cliffhanger de fou : la bande des cinq allait pouvoir choisir de nouveaux pouvoirs. 6 mois d’attente avant de savoir la suite, dur. En plus, la réalité est venue mettre un gros grain de sable dans la machine entre temps.

Robert Sheehan, qui interprète Nathan dans la série, a choisi de quitter Misfits pour se consacrer à sa carrière cinématographique (vous l’avez peut-être vu à l’affiche de Killing Bono), nous privant ainsi du personnage le plus awesome de tous les temps (j’exagère à peine).

Le début de cette troisième saison doit donc répondre à 3 questions :
- Comment vont-ils justifier le départ de Nathan ?
- Qui va le remplacer ?
- Quels sont les nouveaux pouvoirs ?

 

 

Misfits S03E00 : Bye bye Nathan

Plutôt que de bazarder une explication foireuse en quelques phrases dans le premier épisode de la nouvelle saison, l’équipe de Misfits a fait les choses en grand en réalisant un webisode consacré au futur grand absent. Il permet aussi de passer symboliquement le témoin en offrant une apparition furtive à Rudy, le nouveau Misfit.


Misfits Vegas Baby par culttvstuff

Au cas où la vidéo serait désactivée ou si vous préférez me lire que de la regarder, ce qui arrivera extrêmement souvent bien entendu, un petit résumé de l’épisode.

 

Armé se son nouveau pouvoir qui lui permet de modifier la réalité, Nathan emmène Marnie et Nathan Junior à Las Vegas pour faire sauter la banque et les mettre à l’abri des considérations matérielles. Comme vous vous en doutez si vous connaissez le personnage, tout ne se passe pas comme prévu et Nathan flambe une fois de trop en sortant une improbable combinaison 7-4 aux dés. Il finit donc derrière les barreaux de la ville aux mille casinos et choisit d’appeler Simon pour son unique coup de fil. Manque de bol, c’est Rudy qui décroche et ne sachant pas qui est ce Barry que Nathan demande désespérément, il lui raccroche au nez. Nathan est trainé dans sa cellule en hurlant « Save me Barry ! ».

 

 

Honnêtement, Vegas baby ! n’est pas transcendant. Ce n’est pas la meilleure performance de Nathan et la raison de sa disparition est assez bancale finalement. Mais ça ne fait rien, c’est quand même un plaisir d’avoir pu lui dire au revoir… Et surtout pas adieu puisque le choix du séjour à l’ombre laisse la possibilité de le réintégrer à tout moment !

 

Misfits S03E01 : Welcome back !

Après cette pseudo intro, la saison 3 a vraiment commencé dimanche soir.

Same players, new game

Le grand reroll des super-pouvoirs a bien eu lieu et il réserve quelques surprises. On ne sait pas clairement si les nouveaux pouvoirs ont été choisis par les Misfits ou imposés par Seth mais si on se base sur l’épisode du gourou on peut penser qu’ils ont eu leur mot à dire.

  • Alisha était sûrement la moins gâtée du groupe avec sa capacité à déclencher des pulsions sexuelles irrépressibles et ce n’est pas vraiment surprenant qu’elle ait préféré en changer. Désormais, elle peut se projeter à la place d’une autre personne ce qui est autrement plus classe. Pour l’instant l’utilisation de ce pouvoir est un peu sommaire mais je pense qu’il sera mieux exploité au cours des prochains épisodes.
  • Kelly était juste télépathe (souvenez-vous de l’épisode avec son chien :D ) mais elle a préféré opter pour un truc un peu plus académique : la conception de fusées. Elle est devenue une sorte de génie en aéronautique, ce qui contraste légèrement avec son style de caillera. Je ne pense pas qu’elle gardera ce pouvoir bien longtemps par contre.
  • Curtis est lui parti pour explorer sa part de féminité avec son nouveau pouvoir. Il a maintenant la possibilité de changer de sexe à volonté, préparez vous à rencontrer Mlle Curtis ! Super Transformiste abandonne donc le retour dans le temps pourtant très pratique (comme dans l’épisode de la rupture par exemple)…
  • Mais Simon récupère le flambeau du mec qui joue avec le futur. Fini l’invisibilité, the guy with a mask préfère voir à l’avance ce qui va lui arriver, de quoi tester ses acrobaties pour du beurre avant de prendre de vrais risques.

Ces pouvoirs tout neufs n’ont sûrement pas encore livrés tout leur potentiel, alors wait and see !

 

Rudy is the man ! Well, the men actually…

« I’m the new guy ! »

Si comme moi vous avez vu l’épisode chez votre cousin anglais (ou que vous êtes de sales tipiaks), vous avez découvert le new guy et vous vous êtes faits un premier avis sur ce duo pas comme les autres. Oui oui, j’ai bien dit duo ! Le « pouvoir » de Rudy est qu’il se dédouble, ou plus précisément qu’il se divise en deux personnalités distinctes. On n’en est pas au niveau de Docteur Jekyll et Mister Hyde mais on a d’un côté sa face extravertie et de l’autre son côté sensible. Rudy 1 et Rudy 2 sont bien sûr au cœur de cet épisode de reprise, et dans le genre aimants à emmerdes ils se débrouillent pas mal ! Il finit quand même par renvoyer toute la fine équipe à la case Probation en leur faisant faire une ballade dans une voiture volée :D

 

Clique ! Clique ! Le gif animé c’est le mal mais c’est pratique

Alisha, époque Cock Monster

Rudy est plutôt intéressant, et son passé commun avec The Cock Monster (Alisha) pourrait amener quelques surprises en cours de saison, mais il n’arrive pas à la cheville de Nathan. Mine de rien, c’est Kelly qui a le plus de potentiel pour combler le vide laissé par notre immortel favori ! D’ailleurs ce sont ses répliques qui font mouche dans le premier épisode avec un dors et déjà culte : « What the fuck is brunch ?“

En plus de la qualité intrinsèque du personnage, il faut saluer la superbe performance de Lauren Socha. Elle a d’ailleurs remporté le BAFTA (l’équivalent britannique des 7 d’or) du meilleur second rôle féminin cette année.

 

 

Ce premier épisode de la saison 3 de Misfits est tout de même un peu décevant. La série nous avait habitué à une grosse intensité et une qualité d’écriture exceptionnelle qui sont en deçà dans cet épisode de transition. C’est un peu normal, mais avec des saisons aussi courtes il ne faudrait pas que cette phase s’éternise trop longtemps !

 

 

En passant, quelqu’un ayant vu l’épisode peut-il me confirmer que «the girl who takes it up her arse» (cf photo ci-dessus) est bien la même que celle avec le père psychopathe ultra-protecteur apparue dans une des saisons précédentes ?

Seven Suns : Violet Sedan Chair

Hier j’ai reçu un colis aussi inattendu que mystérieux : Seven Suns, un album de rock psychédélique du groupe Violet Sedan Chair sorti en 1971.

 

 

Chose encore plus étrange, bien qu’il s’agisse d’un CD le packaging semble conçu pour un vinyle. La couverture arrière n’est pas taillée au bon format, il n’y a pas d’indications sur la tranche du boitier et surtout les chansons sont rangées par face… Un tour dans la platine CD ne m’en apprendra pas beaucoup plus vu que le CD ne comporte finalement aucune piste !

Qui est-ce qu’on appelle dans ce genre de situation ? A qui fait-on appel quand toutes les autres solutions ont échoué ? L’Agence Tout Risques ? Non ! Google ! Et ce brave ami m’a révélé le pot-aux-roses : Seven Suns est l’un des albums préférés de Walter Bishop, le savant génial et fou de la série Fringe.

 

 

JJ Abrams a organisé une vaste campagne d’intox autour de cet album apparu à plusieurs reprises dans la série. Il prépare son coup depuis près de trois ans et il alimente régulièrement le buzz. Tout a commencé en janvier 2009, lorsqu’il a inclus le nom du groupe dans un article du magazine Wired (dans un numéro qu’il a co-édité) à propos des messages cachés dans les enregistrements d’albums célèbres (l’article en question). Puis le projet Violet Sedan Chair a pris une toute autre envergure début 2011 quand quelques vinyles de Seven Suns ont fait surface chez des petits disquaires indépendants américains ! L’album sensément daté de 1971 a intrigué par sa production trop moderne et les mélomanes ont fini par remonter jusqu’à la série télé.

 

 

Les plus observateurs (les plus acharnés surtout) auront noté que le nom du groupe, Violet Sedan Chair, est un anagramme de « Olivia can read this », en référence aux pouvoirs psychiques du personnage d’Olivia Dunham.

Selon la mythologie de la série, certaines pistes de l’album ont des vertus hallucinogènes mais je n’ai malheureusement pas pu le vérifier vu que le CD contient uniquement un court fichier vidéo annonçant la sortie en Blu-Ray et DVD de la saison 3 de Fringe le mercredi 2 novembre.

 

 

Décidément, les séries télé ont le droit à des promos super sympas ! Celle-ci est encore meilleure que la boite à trophées de Dexter et j’ai vraiment beaucoup aimé la surprise ! Il est quand même dommage que le CD ne contienne pas les pistes audio du vinyle, je me serai bien payé un trip dans l’autre dimension :D

 

New-York J-7

Un petit billet perso pour vous annoncer mon départ pour The Big Apple dans tout pile une semaine :mega_happy_face:

Dans une semaine je serai avec ma chère et tendre en train de faire des bonhommes de neige dans Central Park et de me péter le bide de burgers fantasmagoriques \o/

Tout ça pour vous dire que Ludomaniaque va être très calme pendant une quinzaine de jours, à bientôt !

 

 

PS : Notre programme sur place n’est pas encore totalement booké alors n’hésitez pas à nous donner vos conseils !

 

Nintendo : PGW et WTF

Il y a quelques jours, je me plaignais de la stratégie de Nintendo qui me semble largement en deçà de celles de ses concurrents. Il est temps que je vous explique pourquoi (que j’assume quoi :p). Mais juste avant, on va quand même s’intéresser un peu aux jeux présentés par Big N lors de la Paris Games Week cette année.

Super Mario 3D Land

Le King Mario est de retour dans une sorte de synthèse de son histoire vidéoludique. Un gameplay hérité des versions des 90′s, un nom qui fait référence aux épisodes GameBoy, un passage à la 3D qui restera lié à Mario 64 et un style graphique proche des Mario Galaxy, Nintendo fait dans le fan service absolu. Ça n’empêchera pas le jeu d’être un hit et d’être surtout un merveilleux jeu de plate-formes comme le confirment les quelques minutes que j’ai pu passer en compagnie du plombier moustachu. Avec un peu de chance c’est un résumé qui annonce une révolution pour le prochain opus :p

Sortie prévue le 18 novembre.

Mario Kart 7

Avant même sa sortie, le nouveau Mario Kart a déjà gagné un prix. Celui du titre le plus moisi, ex-aequo avec Super Mario 3D Land. J’ai juste envie de demander, pourquoi ? Est-ce que ça annonce l’annualisation de la licence ? Est-ce que c’est le gros con du bureau qui a proposé Mario Kart 3DS et il a été recalé par principe ? C’est pas méchant et je m’y ferai très vite mais si quelqu’un connaît la raison de ce choix ça m’intéresse.

En dehors de ces futiles considérations patronymiques, cette nouvelle itération de Mario Kart devrait maintenir les standards de qualité habituels de la série. La démo de la PGW ne proposait que trois circuits, juste assez pour dérouiller les réflexes et découvrir les nouveaux véhicules (deltaplane et sous-marin). Il faudra voir l’impact de cette nouveauté sur la longueur mais ça donne un petit air Diddy Kong Racing qui parle à mon côté nostalgeek !

Sortie prévue le 2 décembre.

Luigi’s Mansion 2

J’avoue, je n’ai jamais joué à Luigi’s Mansion premier du nom. C’est donc uniquement poussé par sa réputation flatteuse que je me suis rué sur la borne de test à mon arrivée sur le salon. Et bien c’est beau, l’ambiance a l’air au rendez-vous et j’ai hâte d’être en 2012 pour pouvoir m’y replonger d’avantage ! Par contre ça ramouille un petit peu par moment j’ai l’impression, mais bon il reste du temps avant la sortie. Je suis en tout cas assez content d’enfin retrouver une licence pas encore surexploitée chez Nintendo !

Sortie prévue en 2012.

Kid Icarus : Uprising

Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais mais je suis un peu dubitatif après avoir essayé ce Kid Icarus. Ça m’a paru assez chiant en fait : une sorte de Space Harrier en plus lent et sans les obstacles ! J’espère vraiment que le niveau que j’ai testé n’est pas représentatif du jeu complet parce que sinon ça annonce une énorme déception. Si j’en crois les trailers il reste quand même de l’espoir…

Sortie prévue au cours du premier trimestre 2012.

Resident Evil Revelations

Après un Resident Evil Mercenaries décevant, Capcom revient aux sources avec un survival horror dont il a le secret. Le niveau que j’ai pu tester à la PGW était le même que celui présenté lors de l’E3 donc pas de grosses surprises. Techniquement ça tient la route mais je ne suis pas convaincu par la jouabilité des phases de shoot. J’avais ressenti la même gêne en testant Mercenaries l’an dernier et pourtant ça n’est ressorti dans aucun des tests que j’ai lus, peut-être que ce n’est qu’une question de pratique.

Sortie prévue le 27 janvier 2012.

Sonic Generations

Voir le hérisson bleu courir sur une console Nintendo me paraît totalement contre-nature mais les restes de la guéguerre Megadrive-Super Nes mis à part, Sonic Generations semble avoir tous les atouts pour cartonner.

Sortie prévue le 25 novembre.

 

Pour être complet, on pouvait aussi s’essayer à Kirby Mass Attack, Pokemon Rumble et Cooking Mama Adventure, ainsi que quelques jeux DS comme le nouveau Professeur Layton.

 

Nintendo, Y U NO do better ?

Quand même ! Six gros jeux présentés ! Pour tous les publics ! De quoi je me plains ? Je ne me plains pas, j’ai simplement peur.

Peur que Nintendo se décide trop tard à sortir de sa stase, peur que le public des gamers abandonne définitivement le navire 3DS, peur que les éditeurs tiers suivent, peur qu’on se retrouve avec un bon jeu tous les trois mois. Dans la bataille à venir avec la PS Vita de Sony (dont le sortie a été annoncée pour le 22 février en Europe avec 100 jeux disponibles au lancement), il faudra plus que ça pour convaincre les joueurs !

Plus de 6 mois après son lancement, la ludothèque de la 3DS est toujours tristement pauvre et les sorties étalées sur plus de 6 mois de ces jeux ne vont pas suffire à changer la donne. C’est pourtant le seul terrain sur lequel la 3DS peut tirer son épingle du jeu pour n’avoir pas su s’adapter à un marché révolutionné par les smartphones (technologiquement et économiquement). Et Nintendo a déjà montré par le passé que c’est là que les batailles se gagnent.

Bien sûr, Nintendo a quelques atouts dans sa manche.

La sortie décalée de la 3DS par exemple, qui lui laisse le temps de se faire une place tranquillement, notamment lors d’un Noël comme seule « nouvelle » machine du marché. Sa plus grande concurrente, outre les smartphones, c’est en fin de compte la DS ! Moins chère, une ludothèque énorme, pas la crainte que peut susciter la 3D, mais pas de nouveaux titres à mettre dans la balance et pas de mise en avant en boutique.

Autre argument dans la besace de Big N : l’habitude. Et oui ! Pour beaucoup de gens, jeu vidéo reste synonyme de Nintendo ! La génération NES – Super Nintendo – Game Boy est toujours attachée à ses héros favoris et si les jeux maison manquent cruellement d’originalité ça deviendrait presque une qualité ! Autre point à ne pas négliger, la DS peut être un atout pour la 3DS. Elle s’est vendue par portes-containers entiers et est devenue un objet familier dans beaucoup de foyer. Il est alors tout naturel que la 3DS prenne le relais, que ce soit en raison du form factor similaire ou de la rétrocompatibilité.

Mais attention, la génération Playstation prend le pouvoir ! Maintenant en âge d’acheter pour eux-mêmes, voire pour leurs enfants, voire pour les deux en même temps, leurs attentes sont bien différentes et les points forts de la machine de Nintendo risquent de ne pas peser lourd face aux iCequetuveux et à la très prochaine PS Vita.

Le manque de communication

Le pire pour moi dans tout ça c’est le silence de Big N. C’est peut-être un problème de joueur informé et ça passe peut-être bien au-dessus des préoccupations de la clientèle de Nintendo, mais la firme de Kyoto a une communication bien pourrave.

La courte histoire de la 3DS, déjà émaillée d’erreurs spectaculaires, en est un très bon exemple. Une console familiale dont on déconseille la feature principale aux enfants c’est fort, et si son prix baisse de plus de 30% au bout de quelques mois révélant des marges gargantuesques et une totale incompréhension du marché ça devient épique. Puis vient l’histoire du deuxième stick dont on ne sait toujours pas s’il sera réservé à Monster Hunter où s’il deviendra un standard ! J’en reviens justement à la Paris Games Week. Un des gros manques de ce salon, et une conséquence de son orientation 100% grand public, est l’absence totale d’informations : aucune annonce, aucune exclue, pas de conférences par les gros acteurs du marché, rien. Pour Nintendo, ça se traduit par l’absence de ce fameux stick additionnel. Mais pas seulement…

Vous vous êtes rendus compte que je n’ai pas parlé de la Wii jusqu’à présent dans cet article. Nintendo (et d’autres) présentait pourtant quelques jeux prévus pour la console de salon en fin de vie, et pas les moindres ! The Last Story, Pandora’s Tower, Go Vacation et bien sûr Zelda Skyward Sword, il y avait du lourd ! Mais soyons sérieux, 4 mois après l’avoir dévoilée à l’E3 on pouvait s’attendre à voir une putain de Wii U ! Même derrière une vitre avec des gardes du corps, même une démo technique, même un putain de bout de plastique sans électronique dedans ! Mais non, que dalle, même pas une évocation, ou comment se débrouiller pour éviter qu’on parle de sa future machine ! Tant pis, on restera sur les dernières (mauvaises) nouvelles de la Wii U

 

Cet article est sûrement confus, il aurait mérité d’être scindé en blocs intelligibles, mais il fallait que ça sorte !