Smartphone Gaming 1

Et une fournée de jeux sur sur téléphones portables, une ! Au programme cette semaine : MiniSquadron, Kinectimals et Doodle God.

 

Nouvelle année rime souvent avec bonnes résolutions et en 2012 je vais tenter de vous parler plus souvent des jeux sur mobiles. Oui oui, je soigne mon syndrôme du vieux gamer aigri aka «c’est pas du vrai jeu vidéo ça !» :p

Cette première édition sera consacrée à 3 jeux Windows Mobile estampillés Xbox Live s’il-vous-plait.

 

Doodle God

Si vous jouez sur téléphone portable vous connaissez sûrement Alchemy, ce jeu qui vous demande de combiner des éléments 2 à 2 pour en créer des dizaines d’autres (ex : eau + feu = vapeur). Des dizaines de clones fleurissent sur les markets de nos portables et c’est l’un d’entre eux que je vais vous présenter.

Doodle God est donc un alchemy-like qui reprend exactement les principes de son modèle. On débute avec 4 éléments de base (air, eau, feu, terre) qu’il faut combiner pour decouvrir les dizaines de dizaines que compte le jeu au total. Cependant il se démarque de la concurrence grâce à un design beaucoup plus travaillé.

Déjà, il est plutôt surprenant de trouver une narration dans ce genre de jeu. Doodle God se fend en effet d’une intro et de quelques transitions scénarisées et entièrement doublées en anglais. D’ailleurs la voix off monty pythonesque accompagne également les phases de jeu et le narrateur ne se prive pas de vous encourager, de se foutre de votre gueule ou de vous rappeler que vous pouvez toujours demander un indice (un indice toutes les 4 minutes avec 2 niveaux de précision, suffisamment long pour chercher et suffisamment court pour ne pas frustrer). On retrouve cet esprit humoristique jusque dans certaines transformations (indice : ça trolle sur la marque à la pomme) et dans les citations qui illustrent chaque combinaison.

 

 

Revers de la médaille, la scénarisation s’accompagne de la division du jeu en âges comportant des éléments différents. Si bien que les associations sans effet à l’âge A peuvent fonctionner à l’âge B, vous obligeant à tout re-tester. Franchement fastidieux et pour le coup hyper frustrant !

Doodle God corrige le principal défaut des Alchemy-like d’habitude assez austères mais se prend les pieds dans le tapis en ajoutant un gros facteur de frustration, vraiment dommage !

  • Compatible Xbox Live
  • 2,99 €
  • Lien du market
  • Également disponible sur iPhone et Android (et en version flash sur PC).

 

 

MiniSquadron

Enfilez vos lunettes de piscine et votre bonnet en mouton retourné, ça va dogfighter !

 

 

MiniSquadron est un jeu de combats aériens en 2D qui ne paye pas de mine mais qui se révèle totalement addictif. Première qualité, la simplicité : un joystick virtuel, un bouton pour tirer et yalla on dégomme tout ce qui bouge ! Deuxième qualité, le contenu : des dizaines d’avions à débloquer avec chacun leurs caractéristiques, 2 modes de jeu (classique et survie) et une rejouabilité absolue. Troisième qualité, MiniSquadron est parfaitement adapté au jeu mobile : rapide, fun et taillé pour les sessions courtes.

Je pourrais pinailler en remarquant que MiniSquadron est assez moche et mal bruité, mais sincèrement on s’en bat les hélices.

  • Compatible Xbox Live
  • 2,99 €
  • Lien du market
  • Également disponible sur iPhone et Android.

 

 

Kinectimals

Le Tamagotchi++ de Microsoft débarque sous WP7 en provenance directe de Kinect. On prend les mêmes et on recommence.

 

 

Ce n’est pas franchement le genre de jeux qui m’emballent mais Kinectimals est objectivement canon pour les gosses (et pour vos copines fans des petits animaux trop kikinous). Les différents bébés félins (10 au total) sont beaux, bien animés et ils interagissent facilement. Apprenez leur à faire des tours, à sauter à la corde ou à jouer à la balle, achetez leur de quoi se nourrir, de quoi les laver et surtout de quoi les pimper. Alors oui ce n’est pas très profond et c’est plutôt répétitif mais ça devrait faire craquer vos enfants sans soucis (et vous vous surprendrez à relancer le jeu de temps en temps pour vous occuper de Biniou le chaton des sables kromeugnon <3).

 

 

Kinectimals tire partie des fonctionnalités de nos smartphones et permet de prendre des photos avec ses félins préférés, en réalité augmentée. Il est également possible de synchroniser le jeu avec sa version Xbox 360 mais je n’ai pas pu tester cette fonctionnalité. Je joue déjà à Dance Central, non au cumul des jeux de meufs :troll:

  • Compatible Xbox Live
  • 2,99 €
  • Lien du market
  • Exclusivement sur Windows mobile 7. Ah ben non, également disponible sur iPhone et iPad !

Concours Rift

On commence 2012 comme on a terminé 2011 avec une avalanche de cadeaux pour nos lecteurs adorés. Et cette fois on vous fait gagner 1 abonnement de 6 mois et une tonne de goodies pour Rift, le MMO de Trion Worlds. Awesome, isn’t it ?

Boom shakalaka ! Ça nous fait très plaisir de pouvoir organiser ce genre de concours et je pense que sur ce coup-là vous allez vous régaler les coquinous !

 

 

En effet, 6 gagnants vont se partager les magnifiques lots suivants :

  • 6 mois d’abonnement à RIFT,
  • 5 lots de goodies comprenant chacun un tee-shirt, un sac et un tapis de souris RIFT.

Pour participer il vous suffit d’envoyer un mail à

concours.ludomaniaque@gmail.com

avec « Concours RIFT » en objet en précisant si vous possédez le jeu ou si vous comptez en faire l’acquisition (et oui, les 6 mois d’abonnement nécessitent de posséder RIFT ;) ). N’oubliez pas vos coordonnées postales pour l’envoi des lots !

 

Vous pouvez doubler, voire tripler vos chances grâce à nos amis les réseaux sociaux :

  • en étant fan de la page facebook de Ludomaniaque,
  • en me suivant sur Twitter et en tweetant le message suivant :  » #Concours #RIFT : 6 mois d’abo + 5 lots de goodies ! Follow @Almighty_Djou + RT = doubler vos chances http://www.ludomaniaque.fr/?p=3042 « 

 

 

Les gagnants seront tirés au sort le 31 janvier prochain ! Bonne chance et n’hésitez pas  à tenter votre chance pour nos autres concours ;)

 

1 participation par personne/IP, concours réservé à la France métropolitaine, etc :p

Samsung Galaxy Note : Premières impressions

Il y a des jours où je suis content de bloguer, et d’autres où je suis putain de méga happy. Le jour où Samsung a gentiment accepté de m’envoyer un exemplaire test du Galaxy Note en fait forcément partie !

 

Certainement le smartphone le plus bandant de ce début d’année, le mastodonte sud-coréen est aussi un des plus gros paris du secteur. Positionné à la croisée des chemins entre téléphone mobile et tablette tactile, le smartpad (c’est comme ça qu’on dit chez Samsung) peut-il vraiment réunir le meilleur des deux mondes ?

 

 

Pride and prejudice

A l’annonce du Galaxy Note j’étais franchement sceptique. Un écran de 5.3 pouces totalement disproportionné, un stylet comme à l’époque de mon i9000 sous WM6.5, tout ça ne sentait pas très bon. De toute façon j’avais déjà trouvé l’Élu, celui qui deviendrait mien et remplacerait mon excellent mais vieillissant Galaxy S. Ce serait le Galxy Nexus bien sûr ! Le choix de la raison !

Et puis, comme souvent, la raison est partie en RTT et l’exotisme du Galaxy Note a commencé à me faire de l’œil. Petit à petit,  mon côté geek a pris le dessus et il devenait indispensable que je mette la main sur cet hybride aux dimensions atypiques. C’est maintenant chose faite (pile à temps pour mon anniversaire <3) et il est l’heure d’un premier bilan !

 

Ce n’est pas la taille qui compte

 

Certes non, mais quand même ! Bien que connaissant les dimensions de la bête, la première ouverture de la boîte a été un sacré choc. Le Galaxy Note est vraiment imposant, limite intimidant.

La taille de son écran est un énorme avantage pour une utilisation multimédia et, couplée à l’irréprochable qualité du Super Amoled HD, elle offre même de nouvelles possibilités. Parfait pour les jeux, super agréable pour les vidéos, le Galaxy Note écrase la concurrence des smartphones en termes de confort de navigation web et de lecture à tel point que ça me parait une bonne alternative aux e-books.

Autre très bonne surprise, malgré sa taille XXL le Note tient parfaitement dans la poche. Et vu qu’il joue dans la catégorie poids plume (moins de 200 grammes), il n’est pas beaucoup plus encombrant que ses concurrents. Quand il s’agit de téléphoner les choses se compliquent un petit peu vu que l’appareil vous couvre la moitié du visage mais le ridicule n’a jamais tué personne :p

 

iPhone 4S / Galaxy S2 / HTC Titan / Galaxy Note ! (crédit : lesnumeriques.com )

 

Stylé le stylet ?

Autre grosse particularité du dernier né de la gamme Samsung, la possibilité de l’utiliser aussi bien avec les doigts qu’avec un stylet. Loin d’être un gadget, cette fonctionnalité bénéficie de l’expérience de Wacom aka le spécialiste des palettes graphiques.

Premier bon point, le stylet se range directement dans le corps du téléphone. Ça parait peut-être évident mais j’ai vécu une expérience traumatisante avec mon précédent téléphone à stylet donc perso ça me parle :p

Il est possible de s’en servir pour naviguer bien sûr, même si dans ce cas il faudra trouver une technique pour utiliser les touches sensitives de l’appareil, mais il sert surtout via les applications dédiées. La plus marquante est bien sûr celle qui permet de prendre des screens à la volée, de les annoter, etc. Je n’en ai pas encore exploité tout le potentiel mais déjà au premier abord ça respire la qualité !

 

Crédit photo : gadget.pdamu.com

 

La compromis idéal ?

Le Note comble parfaitement le fossé entre smartphones et tablettes, ou en tout cas il répond parfaitement à mes attentes. Suffisamment grand pour rendre le surf et le multimédia agréable, avec des performances de premier ordre et un encombrement finalement raisonnable, il a tout d’un grand :rimshot:

 

Pour l’instant je suis totalement conquis ! Deux jours c’est évidemment bien trop court pour faire le tour complet de la question mais j’étais impatient de partager mes premiers sentiments avec vous ! Rendez-vous dans quelques semaines pour un test complet ! D’ailleurs, si vous avez des questions n’hésitez pas à laisser un commentaire ;)

Concours La Colline aux Coquelicots

A l’occasion de la sortie de La Colline aux Coquelicots le 11 janvier au cinéma, Ludomaniaque vous fait gagner 5 exemplaires du livre adapté du long métrage !

Publié chez P’tit Glénat, une collection d’albums illustrés pour les enfants, La Colline aux Coquelicots reprend la trame et les visuels du dernier film du studio Ghibli que nous avons eu la chance de voir en avant-première il y a quelques semaines. Vous pouvez en découvrir les premières pages sur le site de P’tit Glénat pour vous faire une idée et vous pouvez tenter de gagner un des 5 exemplaires mis en jeu sur Ludomaniaque !

Pour tenter de gagner un exemplaire de la Colline aux Coquelicots, il vous suffit de (bien) répondre aux trois questions suivantes et de m’envoyer vos réponses par mail à l’adresse suivante : concours.ludomaniaque@gmail.com.

  1. Quel est le nom complet (prénom + nom) du réalisateur du film ?
  2. Comment s’appelle le précédent film du réalisateur de La Colline aux Coquelicots ?
  3. En quelle année se déroule l’histoire de La Colline aux Coquelicots ?

Indice : Il parait que toutes les réponses se trouvent par ici :sifflote:

Les 5 gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses le 20 janvier. Bonne chance à tous !

Une seule participation par personne. Concours réservé à la France métropolitaine.

Test : Sonic Generations (3DS)

Ou l’histoire d’une génération divisée pour toujours.

Le test d’un jeu Sonic n’est pas anodin pour un nintendomaniaque comme moi. Le choix entre le hérisson supersonique et le plombier bedonnant s’est imposé à moi il y a vingt ans et c’est un engagement à vie.

J’ai voulu croire que deux décennies seraient suffisantes pour enfin embrasser l’ennemi d’autrefois, j’ai espéré que la maturité laisserait une place au mammifère honnis, mais la Guerre des 16 bits a laissé des cicatrices que rien ne saurait effacer. Elle a déchiré les cours de récré des années 90 et marqué au fer rouge les coeurs et les âmes de manière indélébile. Putain de guerre.

 

 

Le jeu

 

Ne pouvant faire fi des fantômes du passé, je suis contraint de vous livrer une description factuelle de ce jeu hommage à un univers que je ne comprend pas.

Sonic Generations vous propose de redécouvrir les niveaux mythiques des précédents opus remasterisés et en 3D dans le cas de la version 3DS. Plus qu’une simple compilation, il vous permet de redécouvrir ces parcours de deux points de vue différents grâce à la faille temporelle qui réunit Sonic Old School et Sonic Next Gen. Le jeu offre ainsi 2 gameplays distincts (mais au final très proches l’un de l’autre).

 

 

Le jeu s’avère extrêmement fluide et les graphismes font honneur à la mascotte sous speed de SEGA, tout comme les musiques particulièrement soignées. Par contre, les menus sont d’une laideur à couper le souffle et leur médiocrité n’est concurrencée que par celle de la narration du jeu qui réussit à être à la fois quasi inexistante et horripilante. La durée de vie est un peu décevante puisque qu’il faudra moins de 4 heures pour boucler l’aventure principale. Heureusement, un mode versus, un mode time trial et une centaine de défis déblocables  viennent un peu rallonger l’expérience.

 

 

Qui s’y frotte s’y nique

 

Je ne comprend pas Sonic et cette tentative montre que je ne le comprendrai sûrement jamais. Chaque partie me fait invariablement le même effet.

Je ne comprend pas son gameplay, ou plutôt ses gameplays. Je ne comprend pas où est le fun à diriger une boule de flipper plus chargée qu’un peloton du Tour de France. J’ai l’impression de m’être enfilé toute une pharmacie, de voir des crocos avec des putains de chaussures de golf, de jouer avec des gants de boxe, d’avoir trouvé le cheat code qui met le jeu en x16, inverse les commandes et fait saigner les yeux. Je me prend le choc des cultures en pleine face et j’ai l’impression qu’on me demande de traverser la frontière entre les deux Corées en moule-boules à paillettes avec un haut parleur intégré qui crache le best of de Patrick Sébastien. Imaginez la barrière de la langue, ben là c’est pareil sauf qu’elle est entourée de douves de lave protégées par des barbelés électrifiés recouverts de curare.

 

 

En fait je crois que ce qui me gêne c’est que Sonic est hyper frustrant pour les noobs, sans être gratifiant une fois maîtrisé. Quand on débute on se traîne, on doit rebrousser chemin sans arrêt, on se mange des stops en permanence et disons le clairement, on se fait chier. Une fois les passages clés d’un niveau mémorisés, on termine en vingt secondes ce qui ressemble plus à une épreuves d’automatismes que de réflexes, en ne voyant rien qu’un flou de décor et basta. Les boss viennent un peu améliorer l’expérience (au contraire des niveaux bonus bien kitchouilles) mais la finalité de ce jeu reste totalement opaque à mes yeux. Cette impression est renforcée par le level design pas toujours inspiré des niveaux réimaginés pour ce Sonic Generations.

 

 

Alors j’entends déjà les insultes des partisans de SEGA m’accusant d’être trop nul pour saisir la surpuissance de Sonic, mais que celui qui n’a jamais été confronté à ce genre d’incompréhension face à ce que d’autres considèrent comme un chef-d’oeuvre me jette la première Megadrive !

 

 

Génération sacrifiée

 

Non ce Sonic n’est pas celui de la réconciliation. Petite douceur nostalgique pour les fans du hérisson, témoignage historique pour ceux qui n’ont pas connu l’époque bénie des 90′s, best of qualitativement maîtrisé, le jeu n’est malheureusement pas celui qui réconciliera les Nintendo addicts et la mascotte de SEGA. Il n’est pas forcément à réserver aux inconditionnels de la licence mais il mériterait un prix sous la barre des 20€ pour compenser certaines grosses lacunes !

 


SONIC GENERATIONS 3DS – LE TRAILER DE LANCEMENT ! par SEGA

 

Sonic Generations est disponible sur PS3, Xbox360, PC et sur 3DS. Ce test a été réalisé à partir d’une version 3DS fournie par SEGA.

Gnoméo et Juliette

Sorti dans les salles en février 2011, je vous propose aujourd’hui de vous parler de Gnoméo et Juliette. En cette période morose de crises, cataclysmes, catastrophes, j’en passe et des pires, il n’y a rien de mieux qu’un film d’animation pour réveiller en nous l’innocence et l’émerveillement.

Tout comme Killing Bono, ce dessin animé a été sélectionné par le festival du film Anglais et Irlandais d’Ajaccio. Seul film au programme pour le jeune public, il a fait la joie de tous les enfants, ce jour-là, pour cette séance apparemment « sortie scolaire ». Pour les trois adultes non enseignants dans la salle, dont Monsieur Patate et moi-même, ce public dissipé et très bruyant n’aura pas réussi à gâcher un très bon moment. Bien essayé pourtant !

 

 

Synopsis

 

Capulet et Montaigu sont voisins. L’un voit la vie en bleu, l’autre en rouge. Ils se détestent et leur guerre s’étend à toute la maison, même au jardin, car leurs nains se détestent également. En effet, dans la journée lorsque les humains sont de sortie, les nains de jardin prennent vie et poursuivent la bataille de leurs maîtres. Mais dans cet environnement tendu ne connaissant aucune trêve, Cupidon touche Gnoméo (bonnet bleu) et Juliette (bonnet rouge). Appartenant à des familles qui sont ennemies depuis toujours et pour toujours, leur histoire d’amour commence mal.

 

Une histoire d’amour impossible, oui, ça on sait!

 

Roméo et Juliette est une véritable usine à gaz et Shakespeare n’a pas fini d’être recyclé. Enfin Shakespeare ou un autre. Car si l’on en croit Anonymous dont la sortie est prévue en janvier 2012, il ne serait pas le véritable auteur de ses pièces. Enfin bon, retournons à nos moutons, ou plutôt à nos nains. Donc adaptée à de multiples reprises en film, à l’opéra, au théâtre… cette histoire l’est maintenant en film d’animation. Petite particularité de ce remake : les personnages sont des nains de jardin. Dans le principe cela semble étrange, mais humanisés ces petits hommes proches de la nature (enfin surtout du gazon) revêtent tous les bons sentiments (et même les mauvais) des Hommes : jalousie, colère, fierté, … sans oublier l’amour.

Gnoméo et Juliette font donc les frais d’une querelle qui empoisonne le quotidien de deux familles. Ces conflits n’ont d’ailleurs pas pris une ride puisqu’ils traversent les ans et continuent à des degrés divers d’approvisionner les infos du JT.

 

 

Des personnages très charismatiques

 

Gnoméo (James McAvoy, Le dernier Roi d’Écosse) est un jeune homme fier et sûr de lui. Son meilleur ami, Benny, est un petit rigolo, à son insu. C’est lui qui va démasquer le couple interdit.

Juliette (Emily blunt, Le diable s’habille en Prada) est une jeune fille belle et rebelle qui refuse son statut de sexe faible (fragilité et innocence). Cette forte tête, qui donne du fil à retordre à son père, a pour confidente Nanette, une grenouille à grande bouche toujours de bonne humeur et éternelle romantique.

D’autres personnages emblématiques méritent également d’être cités sans pour autant en faire une liste exhaustive. Par exemple, Tybalt, au hasard, dont la voix originale est Jason (Statham bien sûr !). C’est un méchant bonnet rouge, rempli de haine. Il n’a pour but dans la vie que d’écraser les bonnets bleus et de conquérir la belle Juliette. Il y a aussi Paris, le prétendant timide et maladroit qui se résume en un mélange de geek et de poète. And last, but not least, Flamingo, le déjanté flamant rose en plastique, abimé mentalement par des années de solitude.

 

 

Un dessin animé qui n’oublie pas les adultes

 

Évidemment les enfants rient aux éclats, surtout sur des gags attendus. Mais là où nous, adultes, gloussons… c’est un grand moment de solitude, surtout quand les petits yeux des rangées de devant se fixent sur vous. Car dans ce film, les gags ne sont pas que pour les enfants (pas comme les petits écoliers de Lu).

Par exemple, William Shakespeare, apparaissant sous les traits d’une statue bavarde, conte à Gnoméo l’histoire d’amour impossible entre deux êtres, dont il est l’auteur. Pour remonter le moral de Gnoméo rien de mieux que savoir que ça s’est terminé en brioche pour eux ! Mais d’autres clins d’œil font référence à nos univers cinématographique et musical : Matrix, Moulin rouge, Borat et la formidable performance d’un nain musicien empruntant sans aucun doute les traits d’Elton John. Sexy !

 

 

En conclusion, malgré les cris stridents des nains de notre séance, on sort de la salle le sourire aux lèvres. Un peu de légèreté, beaucoup d’humour rend la vie plus belle et nous fait relativiser sur nos petits problèmes. Car oui, les nains de jardin n’ont pas toujours la belle vie. Ne l’oublions jamais.

Alors tant pis si mon voisin de pallier éparpille ses chaussures dans le couloir, il y a des choses bien plus graves dans la vie ! Bisounours Power !

 

Critique : Captain America (DVD)

Dernier arrivé des films de super héros Marvel, après notamment Iron Man et plus récemment Thor, Captain America permet d’introduire un dernier personnage avant l’arrivée de The Avengers en Mai prochain. Bon alors, autant vous prévenir tout de suite, ce qui va suivre est ma première chronique de film, alors soyez indulgents !

 

 

Le film reste pour le coup relativement fidèle à l’histoire du comic et nous conte donc l’histoire de Steve Rogers, orphelin de Brooklyn n’ayant qu’une seule obsession : devenir soldat de l’armée américaine pour botter les culs des nazis et surtout pour aider ses compatriotes qui bouffent leur ration de pruneaux quotidienne en Europe. Le problème, c’est que le père Steve est aussi gaulé qu’une crevette anémique et se fait refouler à tous les recrutements auxquels il se présente. Néanmoins son acharnement fini par payer puisqu’il finit par se faire remarquer par un médecin, le docteur Josef Reinstein, qui lui propose de rejoindre l’armée à condition qu’il participe à une expérience consistant à le transformer en super-soldat. L’expérience est un succès et de brindille Steve se retrouve transformé en Captain America, montagne de muscle prête à défendre la veuve et l’orphelin au nom de la grande et belle Amérique.

Bon alors, je sais, là vous allez me dire : « mais putain, c’est quoi ce film à la con, on se croirait dans Independance Day ». Ce à quoi je vous répondrai : « Mais vous avez entièrement raison ! ». Sauf que pour le coup, c’est fait avec un second degré totalement assumé. Car non seulement l’histoire reste relativement fidèle au récit des comics, mais l’esprit est aussi parfaitement respecté, avec tout le recul que l’on peut avoir aujourd’hui sur la propagande au service du patriotisme aveugle. Car de tous les héros Marvel que l’on retrouvera dans les Avengers, Captain America est sans doute le plus premier degré et le plus naïf. Il a été conçu en 1941 par ses créateurs comme une soupape permettant d’évacuer la frustration d’une guerre lointaine contre un ennemi diabolisé. La mise en abyme était d’ailleurs telle que le personnage de Captain America est également utilisé comme icône patriotique et outil de propagande au sein même de l’histoire contée par le comic (ce qui donne d’ailleurs des scènes très drôles). Et le film retransmet parfaitement cet état de fait, car oui, dans Captain America tout est ultra manichéen, les gentils sont très gentils (et américains) et les méchants sont très méchants (et très nazis aussi). Oui l’intrigue est cousue de fil blanc : son meilleur pote meurt, il se « tape » la fille à la fin et il finit par sauver l’Amérique (bon, ok, j’admet, il y a quand même cette scène invraisemblable dans laquelle le héros s’arrête de poursuivre un méchant pour sauver un gamin ROUX : ça, on s’y attendait pas). Oui le sergent instructeur joué par Tommy Lee Jones est grande gueule et râleur, comme Clint Eastwood dans Le Maître de Guerre. Oui tout ça est très cliché, mais le film en joue et c’est précisément ce qui rend Captain America très attachant, assez jouissif et souvent très drôle. Au final il remplit à merveille son rôle de divertissement pas prise de tête et introduit de manière efficace le personnage pour un The Avengers qui s’annonce tout aussi réjouissant.

Par contre, si le film est assez réussi, ce qui était inespéré après s’être mangé Thor (NDDjou : j’ai bien aimé moi ! Et Pikachu aussi  NDBDL : bah Thor, je trouve que la VF lui fait super mal, pour l’avoir re-matté aujourd’hui en VO, c’est vachement mieux) dans les gencives, je mets volontiers un carton jaune à l’éditeur du DVD pour les bonus, qui sont tout bonnement faméliques. Outre les commentaires du réalisateur en live pendant le film, on a en tout et pour tout droit à trois bandes annonces (deux pour les Avengers et une pour le jeu vidéo Captain America) et un mini documentaire de 10 minutes sur l’adaptation du costume du héros au cinéma. Ce dernier est par contre vraiment intéressant car il porte précisément sur le point dur rencontré par les réalisateurs lorsqu’il s’agit d’adapter un super héros au cinéma de manière crédible (ceux qui ont vu les images de l’adaptation du comic de 1978 pourront témoigner). Il montre donc la logique qui a permis aux concepteurs de moderniser le costume du héros de manière à le rendre réaliste et fonctionnel tout en gardant l’esprit original. Mais bon, malgré ce docu quand même bien réalisé, l’édition DVD ne vaut en l’état pas vraiment le coup payée au prix fort et je ne peux que vous recommander d’attendre son passage à la télévision si vous ne l’avez pas encore vu. Et quand ça sera le cas, faites péter le combo pizza/bière, et vous vous paierez une bonne tranche de rigolade devant ce film divertissant et franchement pas aussi idiot qu’il en a l’air.