Test : Sonic Generations (3DS)

Ou l’histoire d’une génération divisée pour toujours.

Le test d’un jeu Sonic n’est pas anodin pour un nintendomaniaque comme moi. Le choix entre le hérisson supersonique et le plombier bedonnant s’est imposé à moi il y a vingt ans et c’est un engagement à vie.

J’ai voulu croire que deux décennies seraient suffisantes pour enfin embrasser l’ennemi d’autrefois, j’ai espéré que la maturité laisserait une place au mammifère honnis, mais la Guerre des 16 bits a laissé des cicatrices que rien ne saurait effacer. Elle a déchiré les cours de récré des années 90 et marqué au fer rouge les coeurs et les âmes de manière indélébile. Putain de guerre.

 

 

Le jeu

 

Ne pouvant faire fi des fantômes du passé, je suis contraint de vous livrer une description factuelle de ce jeu hommage à un univers que je ne comprend pas.

Sonic Generations vous propose de redécouvrir les niveaux mythiques des précédents opus remasterisés et en 3D dans le cas de la version 3DS. Plus qu’une simple compilation, il vous permet de redécouvrir ces parcours de deux points de vue différents grâce à la faille temporelle qui réunit Sonic Old School et Sonic Next Gen. Le jeu offre ainsi 2 gameplays distincts (mais au final très proches l’un de l’autre).

 

 

Le jeu s’avère extrêmement fluide et les graphismes font honneur à la mascotte sous speed de SEGA, tout comme les musiques particulièrement soignées. Par contre, les menus sont d’une laideur à couper le souffle et leur médiocrité n’est concurrencée que par celle de la narration du jeu qui réussit à être à la fois quasi inexistante et horripilante. La durée de vie est un peu décevante puisque qu’il faudra moins de 4 heures pour boucler l’aventure principale. Heureusement, un mode versus, un mode time trial et une centaine de défis déblocables  viennent un peu rallonger l’expérience.

 

 

Qui s’y frotte s’y nique

 

Je ne comprend pas Sonic et cette tentative montre que je ne le comprendrai sûrement jamais. Chaque partie me fait invariablement le même effet.

Je ne comprend pas son gameplay, ou plutôt ses gameplays. Je ne comprend pas où est le fun à diriger une boule de flipper plus chargée qu’un peloton du Tour de France. J’ai l’impression de m’être enfilé toute une pharmacie, de voir des crocos avec des putains de chaussures de golf, de jouer avec des gants de boxe, d’avoir trouvé le cheat code qui met le jeu en x16, inverse les commandes et fait saigner les yeux. Je me prend le choc des cultures en pleine face et j’ai l’impression qu’on me demande de traverser la frontière entre les deux Corées en moule-boules à paillettes avec un haut parleur intégré qui crache le best of de Patrick Sébastien. Imaginez la barrière de la langue, ben là c’est pareil sauf qu’elle est entourée de douves de lave protégées par des barbelés électrifiés recouverts de curare.

 

 

En fait je crois que ce qui me gêne c’est que Sonic est hyper frustrant pour les noobs, sans être gratifiant une fois maîtrisé. Quand on débute on se traîne, on doit rebrousser chemin sans arrêt, on se mange des stops en permanence et disons le clairement, on se fait chier. Une fois les passages clés d’un niveau mémorisés, on termine en vingt secondes ce qui ressemble plus à une épreuves d’automatismes que de réflexes, en ne voyant rien qu’un flou de décor et basta. Les boss viennent un peu améliorer l’expérience (au contraire des niveaux bonus bien kitchouilles) mais la finalité de ce jeu reste totalement opaque à mes yeux. Cette impression est renforcée par le level design pas toujours inspiré des niveaux réimaginés pour ce Sonic Generations.

 

 

Alors j’entends déjà les insultes des partisans de SEGA m’accusant d’être trop nul pour saisir la surpuissance de Sonic, mais que celui qui n’a jamais été confronté à ce genre d’incompréhension face à ce que d’autres considèrent comme un chef-d’oeuvre me jette la première Megadrive !

 

 

Génération sacrifiée

 

Non ce Sonic n’est pas celui de la réconciliation. Petite douceur nostalgique pour les fans du hérisson, témoignage historique pour ceux qui n’ont pas connu l’époque bénie des 90′s, best of qualitativement maîtrisé, le jeu n’est malheureusement pas celui qui réconciliera les Nintendo addicts et la mascotte de SEGA. Il n’est pas forcément à réserver aux inconditionnels de la licence mais il mériterait un prix sous la barre des 20€ pour compenser certaines grosses lacunes !

 


SONIC GENERATIONS 3DS – LE TRAILER DE LANCEMENT ! par SEGA

 

Sonic Generations est disponible sur PS3, Xbox360, PC et sur 3DS. Ce test a été réalisé à partir d’une version 3DS fournie par SEGA.

Kit presse Sonic Generations

Noël est définitivement en avance pour Ludomaniaque et c’est le plus célèbre des hérissons qui nous fait une magnifique surprise aujourd’hui !

 

 

Happy birthday Sonic

 

La mascotte historique de SEGA-c’est-plus-fort-que-toi fête ses 20 ans cette année. Déjà 20 ans ?? Mais où ils sont passés ? Entre ça et le 25è anniversaire de Zelda, il ne fait pas bon être né dans les années 80 en ce moment ! Bon, ça me file un coup de vieux mais c’est aussi l’occasion pour tous de redécouvrir ces jeux mythiques. Et quand je dis ça je pense à vous bande de sales jeunes qui êtes nés avec un pad de PS2 dans les mains ! Et puis ça permet à certains vieux Nintendomaniaques de voir ce que le hérisson bleu a dans le ventre maintenant que l’armistice a été signée avec le plombier moustachu :sifflote:

A cette occasion, Sonic Generations rend hommage à la mascotte de SEGA en revisitant les plus célèbres niveaux de la licence et en les adaptant aux capacités des machines actuelles (PS3, Xbox 360, Wii, 3DS, PC). SEGA a eu la gentillesse de me faire parvenir un exemplaire de test sur 3DS (parfait pour roder le stick de la new one) et j’ai même eu l’exquise surprise de recevoir le superbe kit presse du jeu !

 

 

Une boîte qui déboîte

 

Dans ce superbe écrin qui fait environ la taille d’une boîte à chaussures on trouve plein d’objets Megadrivecollector :

  • Un DVD contenant le dossier de presse.
  • Un livret « double-face » présentant d’un côté le nouveau Sonic Generations et revenant de l’autre sur la désormais longue carrière de Sonic avec des artworks, une timeline de tous les jeux du hérisson, des anecdotes, …

  • Un pin’s 20th Anniversary Sonic The Hedgehog !

  • Un View-Master collector avec 7 images de Sonic en 3D stéréoscopique !

 

C’est superbe, c’est délicieusement rétro, on se croirait revenu en 1991 <3

Merci Monsieur SEGA !

 

La Chasse aux Trésors du Docteur Lautrec

À l’occasion de la sortie de son dernier jeu sur 3DS, Konami a organisé une Chasse aux Trésors dans les rues de la capitale.

 

 

Docteur Lautrec et Les Chevaliers Oubliés

Docteur Lautrec est un jeu d’énigmes (mais pas seulement) qui se déroule dans le Paris de la fin du 19è, reconstitué avec soin pour l’occasion. Le joueur y incarne le héros éponyme, professeur d’Histoire et chasseur de trésors de son état, muni de sa fabuleuse moustache. Pour se démarquer de l’étalon du genre, le Professeur Layton*, Docteur Lautrec offre une grande variété de phases de jeu : balades dans la Capitale, infiltration (le jeu a été dirigé par un des papas de Metal Gear Solid) et même des combats à la Pokemon.

 

 

Je n’ai pas encore eu le temps de m’y mettre mais je vais essayer de vous donner mon avis rapidement. Vous pouvez également vous faire votre avis dès maintenant puisque la démo (jouable) est dispo en ligne et directement dans votre navigateur ! C’est ici que ça se passe.

* Dont le premier épisode sur 3DS ne sortira en Europe qu’en Mars 2012. Pour l’instant nous n’avons le droit qu’aux épisodes DS sortis il y a 2 ans au Japon, et tronqués en plus comme je vous le disais il y a quelques jours.

 

La Chasse est ouverte

Je n’ai pas eu le temps de me plonger dans le jeu parce que j’ai passé mon aprem à crapahuter dans tout Paris ! Konami a en effet eu la superbe idée d’organiser une Chasse aux Trésors pour la sortie de son jeu.

Une catégorie Enfants accueillait 4 équipes et chez les Adultes ce sont 21 équipes de 3 personnes qui s’affrontaient. Autant dire que la concurrence était rude ! Et peut-être encore plus chez les Enfants vu que certains parents se sont légèrement laissés griser par la compétition, au point de nous lancer de jolis «On va vous niquer !» devant leurs gosses :facepalm:

 

La carte des lieux clés de cette Chasse aux Trésors

 

Lancés dans les rues de la Capitale avec mes coéquipiers de choc (Icaryjojo et Cocole), on s’est livré à une véritable course contre la montre à la recherche des trésors dissimulés de Bastille à Opéra. Au bout de 2h de marche intensive et au prix d’une grosse révision de la géographie parisienne, nous avons trouvé les 11 trésors et une bonne partie des bonus planqués en chemin. Nous nous sommes précipités au Repère des Chasseurs de Trésors pour valider notre butin au plus tôt et espérer obtenir un bonus de rapidité qui pourrait faire la différence au moment du décompte final.

 

Quelque chose me dit que Cocole a eu le nez creux en étant le photographe de l’équipe !

 

The Final Countdown

Et au bout du suspens : EPIC WIN

 

 

On a payé de notre personne (suffit de regarder les photos…) et ça a porté ses fruits, nous avons brillamment remporté la Chasse aux Trésors !

Et Konami nous a vraiment gâtés puisque chaque membre de l’équipe est reparti avec une Nintendo 3DS Cosmo Black (ça tombe bien j’avais déjà la bleue) ainsi qu’un jeu Docteur Lautrec et les Chevaliers Oubliés sur 3DS et un jeu de cartes aux couleurs de cette nouvelle licence !

 

 

Maintenant que nous sommes les égaux de Lara Croft, Nathan Drake, Indiana Jones et Docteur Lautrec, la célébrité nous ouvre les bras et vous devriez très bientôt pouvoir voir nos tronches en vidéo vu qu’on s’est prêté au jeu des interviews au micro de Konami et de jeuxvideo.com. Avec la fatigue de la Chasse et de l’attente des résultats on devrait avoir des gueules collector :p

J’adore ce genre d’event et j’ai vraiment passé une excellente après-midi ! Encore merci à Konami pour ce superbe évènement et des félicitations s’imposent pour mes coéquipiers : Icaryjojo, l’oeil de lynx de l’équipe, et Cocole le photographe de l’extrême !

Super Mario 3D Land sur Times Square

J’étais à l’event de lancement de Super Mario 3D Land sur Times Square à New-York !

 

C’est lors de ma visite mon pèlerinage au Nintendo World Store (dont je vous reparlerai bientôt) qu’un vendeur m’a annoncé qu’il allait être possible de vivre un niveau du célèbre jeu de plateformes de l’intérieur. En bon fan boy de Nintendo, je ne pouvais pas manquer un tel évènement ! Alors même en vacances, mon côté ludomaniaque a eu sa dose de drogue vidéoludique grâce à cette initiative géniale.

 

 

Dans la nuit, un pan entier du Royaume Champignon a poussé au milieu des buildings couverts d’écran de Times Square ! Des tuyaux, des goombas, des plantes piranhas, des trampolines et DES P*TAINS DE DÉGUISEMENTS DE TANOOKI TAVU !

C’était réellement un event de folie ! Je veux le même sur le Champ de Mars !

Pour plus d’images de cet évènement magnifique et du côté geek de mon voyage à New-York, c’est ici que ça se passe !

Nintendo : PGW et WTF

Il y a quelques jours, je me plaignais de la stratégie de Nintendo qui me semble largement en deçà de celles de ses concurrents. Il est temps que je vous explique pourquoi (que j’assume quoi :p). Mais juste avant, on va quand même s’intéresser un peu aux jeux présentés par Big N lors de la Paris Games Week cette année.

Super Mario 3D Land

Le King Mario est de retour dans une sorte de synthèse de son histoire vidéoludique. Un gameplay hérité des versions des 90′s, un nom qui fait référence aux épisodes GameBoy, un passage à la 3D qui restera lié à Mario 64 et un style graphique proche des Mario Galaxy, Nintendo fait dans le fan service absolu. Ça n’empêchera pas le jeu d’être un hit et d’être surtout un merveilleux jeu de plate-formes comme le confirment les quelques minutes que j’ai pu passer en compagnie du plombier moustachu. Avec un peu de chance c’est un résumé qui annonce une révolution pour le prochain opus :p

Sortie prévue le 18 novembre.

Mario Kart 7

Avant même sa sortie, le nouveau Mario Kart a déjà gagné un prix. Celui du titre le plus moisi, ex-aequo avec Super Mario 3D Land. J’ai juste envie de demander, pourquoi ? Est-ce que ça annonce l’annualisation de la licence ? Est-ce que c’est le gros con du bureau qui a proposé Mario Kart 3DS et il a été recalé par principe ? C’est pas méchant et je m’y ferai très vite mais si quelqu’un connaît la raison de ce choix ça m’intéresse.

En dehors de ces futiles considérations patronymiques, cette nouvelle itération de Mario Kart devrait maintenir les standards de qualité habituels de la série. La démo de la PGW ne proposait que trois circuits, juste assez pour dérouiller les réflexes et découvrir les nouveaux véhicules (deltaplane et sous-marin). Il faudra voir l’impact de cette nouveauté sur la longueur mais ça donne un petit air Diddy Kong Racing qui parle à mon côté nostalgeek !

Sortie prévue le 2 décembre.

Luigi’s Mansion 2

J’avoue, je n’ai jamais joué à Luigi’s Mansion premier du nom. C’est donc uniquement poussé par sa réputation flatteuse que je me suis rué sur la borne de test à mon arrivée sur le salon. Et bien c’est beau, l’ambiance a l’air au rendez-vous et j’ai hâte d’être en 2012 pour pouvoir m’y replonger d’avantage ! Par contre ça ramouille un petit peu par moment j’ai l’impression, mais bon il reste du temps avant la sortie. Je suis en tout cas assez content d’enfin retrouver une licence pas encore surexploitée chez Nintendo !

Sortie prévue en 2012.

Kid Icarus : Uprising

Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais mais je suis un peu dubitatif après avoir essayé ce Kid Icarus. Ça m’a paru assez chiant en fait : une sorte de Space Harrier en plus lent et sans les obstacles ! J’espère vraiment que le niveau que j’ai testé n’est pas représentatif du jeu complet parce que sinon ça annonce une énorme déception. Si j’en crois les trailers il reste quand même de l’espoir…

Sortie prévue au cours du premier trimestre 2012.

Resident Evil Revelations

Après un Resident Evil Mercenaries décevant, Capcom revient aux sources avec un survival horror dont il a le secret. Le niveau que j’ai pu tester à la PGW était le même que celui présenté lors de l’E3 donc pas de grosses surprises. Techniquement ça tient la route mais je ne suis pas convaincu par la jouabilité des phases de shoot. J’avais ressenti la même gêne en testant Mercenaries l’an dernier et pourtant ça n’est ressorti dans aucun des tests que j’ai lus, peut-être que ce n’est qu’une question de pratique.

Sortie prévue le 27 janvier 2012.

Sonic Generations

Voir le hérisson bleu courir sur une console Nintendo me paraît totalement contre-nature mais les restes de la guéguerre Megadrive-Super Nes mis à part, Sonic Generations semble avoir tous les atouts pour cartonner.

Sortie prévue le 25 novembre.

 

Pour être complet, on pouvait aussi s’essayer à Kirby Mass Attack, Pokemon Rumble et Cooking Mama Adventure, ainsi que quelques jeux DS comme le nouveau Professeur Layton.

 

Nintendo, Y U NO do better ?

Quand même ! Six gros jeux présentés ! Pour tous les publics ! De quoi je me plains ? Je ne me plains pas, j’ai simplement peur.

Peur que Nintendo se décide trop tard à sortir de sa stase, peur que le public des gamers abandonne définitivement le navire 3DS, peur que les éditeurs tiers suivent, peur qu’on se retrouve avec un bon jeu tous les trois mois. Dans la bataille à venir avec la PS Vita de Sony (dont le sortie a été annoncée pour le 22 février en Europe avec 100 jeux disponibles au lancement), il faudra plus que ça pour convaincre les joueurs !

Plus de 6 mois après son lancement, la ludothèque de la 3DS est toujours tristement pauvre et les sorties étalées sur plus de 6 mois de ces jeux ne vont pas suffire à changer la donne. C’est pourtant le seul terrain sur lequel la 3DS peut tirer son épingle du jeu pour n’avoir pas su s’adapter à un marché révolutionné par les smartphones (technologiquement et économiquement). Et Nintendo a déjà montré par le passé que c’est là que les batailles se gagnent.

Bien sûr, Nintendo a quelques atouts dans sa manche.

La sortie décalée de la 3DS par exemple, qui lui laisse le temps de se faire une place tranquillement, notamment lors d’un Noël comme seule « nouvelle » machine du marché. Sa plus grande concurrente, outre les smartphones, c’est en fin de compte la DS ! Moins chère, une ludothèque énorme, pas la crainte que peut susciter la 3D, mais pas de nouveaux titres à mettre dans la balance et pas de mise en avant en boutique.

Autre argument dans la besace de Big N : l’habitude. Et oui ! Pour beaucoup de gens, jeu vidéo reste synonyme de Nintendo ! La génération NES – Super Nintendo – Game Boy est toujours attachée à ses héros favoris et si les jeux maison manquent cruellement d’originalité ça deviendrait presque une qualité ! Autre point à ne pas négliger, la DS peut être un atout pour la 3DS. Elle s’est vendue par portes-containers entiers et est devenue un objet familier dans beaucoup de foyer. Il est alors tout naturel que la 3DS prenne le relais, que ce soit en raison du form factor similaire ou de la rétrocompatibilité.

Mais attention, la génération Playstation prend le pouvoir ! Maintenant en âge d’acheter pour eux-mêmes, voire pour leurs enfants, voire pour les deux en même temps, leurs attentes sont bien différentes et les points forts de la machine de Nintendo risquent de ne pas peser lourd face aux iCequetuveux et à la très prochaine PS Vita.

Le manque de communication

Le pire pour moi dans tout ça c’est le silence de Big N. C’est peut-être un problème de joueur informé et ça passe peut-être bien au-dessus des préoccupations de la clientèle de Nintendo, mais la firme de Kyoto a une communication bien pourrave.

La courte histoire de la 3DS, déjà émaillée d’erreurs spectaculaires, en est un très bon exemple. Une console familiale dont on déconseille la feature principale aux enfants c’est fort, et si son prix baisse de plus de 30% au bout de quelques mois révélant des marges gargantuesques et une totale incompréhension du marché ça devient épique. Puis vient l’histoire du deuxième stick dont on ne sait toujours pas s’il sera réservé à Monster Hunter où s’il deviendra un standard ! J’en reviens justement à la Paris Games Week. Un des gros manques de ce salon, et une conséquence de son orientation 100% grand public, est l’absence totale d’informations : aucune annonce, aucune exclue, pas de conférences par les gros acteurs du marché, rien. Pour Nintendo, ça se traduit par l’absence de ce fameux stick additionnel. Mais pas seulement…

Vous vous êtes rendus compte que je n’ai pas parlé de la Wii jusqu’à présent dans cet article. Nintendo (et d’autres) présentait pourtant quelques jeux prévus pour la console de salon en fin de vie, et pas les moindres ! The Last Story, Pandora’s Tower, Go Vacation et bien sûr Zelda Skyward Sword, il y avait du lourd ! Mais soyons sérieux, 4 mois après l’avoir dévoilée à l’E3 on pouvait s’attendre à voir une putain de Wii U ! Même derrière une vitre avec des gardes du corps, même une démo technique, même un putain de bout de plastique sans électronique dedans ! Mais non, que dalle, même pas une évocation, ou comment se débrouiller pour éviter qu’on parle de sa future machine ! Tant pis, on restera sur les dernières (mauvaises) nouvelles de la Wii U

 

Cet article est sûrement confus, il aurait mérité d’être scindé en blocs intelligibles, mais il fallait que ça sorte !

The Legend of Zelda

Le rythme de parution en baisse ? Zelda ! Les pauses jeux vidéo au boulot ? Zelda ! Les cernes sous les yeux ? Zelda !

Sur le haut de ma pile de jeux à faire : Resistance 3, Deus Ex Human Revolution, Zelda Ocarina of Time 3DS. Et pourtant c’est un autre jeu qui accapare tout mon temps libre : le tout premier Zelda, sorti sur la NES de Nintendo en 1986. Je redécouvre ce chef-d’œuvre sur la Virtual Console de la 3DS grâce au programme des Ambassadeurs dont je vous ai parlé il y a quelques jours, et je n’en décroche plus ! Il fallait que j’explore avec vous les raisons de cette addiction passagère.

La madeleine de Proust

Ce Zelda est pour moi plus qu’un jeu. C’est les weekends dans la maison de mon enfance, c’est les visites au magasin de jeux vidéo de ma ville natale avec mes parents, c’est le début d’une aventure et d’une passion qui courent encore aujourd’hui. J’ai de supers souvenirs avec de nombreux jeux sur cette console : les Mario, Duck Hunt, Off Road, Super Spike V-Ball, Tortues Ninjas, Dragon Ball, Bayou Billy… Je vous épargne le reste de la liste, ce n’est pas important. L’important c’est que cette cartouche dorée que je louais (sic) sans cesse est sans doute une de mes expériences les plus personnelles, une des fondations de mon monde intérieur. Plus qu’un souvenir, un symbole.

Bien sûr, si je n’avais pas passé des heures à jouer à ce Zelda il y a presque 20 ans, sa redécouverte aurait sûrement eu moins d’effet sur mon petit cœur de gamer. Quoique…

 

Un classique indémodable

Avant d’être une relique de mon enfance, Zelda est surtout un immense jeu d’aventure.

Je ne vais pas rappeler les principes et les mécanismes qui ont fait de cette licence une légende du jeu vidéo, vous avez tous dû vous frotter à l’un ou l’autre des épisodes. Et ce qui frappe en jouant à ce premier Zelda, c’est que tout était déjà là. Du gameplay au level design en passant par l’ambiance sonore et le bestiaire, le degré d’aboutissement du concept est absolument stupéfiant. Conséquence directe de cette perfection précoce, le titre n’a pas pris une ride. Ça ne veut pas dire qu’il ne déstabilisera pas les gamers qui n’ont pas connu cet ère du jeu vidéo.

Autre époque, autre mœurs

Plusieurs éléments typiques de cette génération de jeux risquent en effet de désarçonner les débutants, les ignorants, les béotiens.

Tout d’abord, c’est l’absence quasi totale de narration qui saute aux yeux. L’aventure débute sans introduction, pas même une ligne de texte, et vous devez vous lancer sans aucune idée de ce que vous devez faire. Un peu brutal quand on est habitué à une génération de jeux où la première heure se partage entre cinématiques et tutorial ! Le reste du jeu maintient le mystère en restant tout aussi avare en infos. Je vais peut-être vous donner l’impression de me raccrocher aux branches, mais cette absence de contexte est rafraîchissante. Si aujourd’hui on aura obligatoirement tendance à se raccrocher à ce qu’on connaît des autres épisodes de la série, à l’époque on était totalement libre d’imaginer ce qu’on voulait. On est loin des films interactifs que plébiscitent les joueurs d’aujourd’hui.

Cet antagonisme est encore renforcé par la difficulté du jeu. Bien sûr, ce Zelda ne demande pas un skill de PGM (d’autant plus que le gameplay est un modèle du genre). Par contre, attendez vous à tourner en rond pendant des heures à la recherche d’un recoin inexploré ou d’un item bloquant votre progression. Vous avez refait la map 20 fois et vous vous heurtez toujours au même problème ? Recommencez, vous êtes passé à côté d’un truc. Vous êtes certains d’avoir trouvé tous les secrets de chaque donjon ? D’avoir récupéré tous les objets et d’avoir compris à quoi ils servent ? Même dans la boutique secrète avec les items hors de prix ? Ne vous attendez pas à ce que le jeu vous montre la voie, il va falloir TOUT tenter, au cas où ! Oubliez les fissures indiquant les murs fragiles, les marques au sol et ne faites même pas confiance aux cartes des donjons ! Pour être tout à fait honnête, le jeu vous offre quelques indices par l’intermédiaire de PNJ planqués dans des grottes. Mais encore une fois, ne vous attendez pas à grand chose et optez pour la solution radicale : tout péter.

Vous l’aurez compris, dans ce Zelda vous êtes livrés à vous-mêmes. Et c’est d’autant plus vrai que l’aventure se déroule dans un monde totalement ouvert. Si quelques passages sont conditionnés par l’obtention d’un item particulier, vous avez largement de quoi vous perdre et de vous retrouver en slip dans un des derniers donjons du jeu. A vous de savoir quand renoncer !

Petit détail amusant pour finir, qui illustre bien l’époque à laquelle est sortie le jeu : le compteur de vies. Votre sauvegarde comptabilise chaque mort et l’affiche sous votre sauvegarde, comme une sorte de highscore à l’envers (un lowscore ?). Libre à vous de tenter de terminer le jeu en une vie, mais croyez moi, vous allez en chier ! Et d’ailleurs si vous ne me croyez pas, sachez que Eiji Aonuma, en charge des Zelda depuis la N64, a avoué récemment n’avoir jamais réussi à en venir à bout :)

Ces spécificités venues tout droit du fin fond de l’âge farouche (des années 90 quoi) ne sont pas du tout un handicap pour le jeu, par contre Big N aurait pu se donner un peu plus de mal pour améliorer le portage de ce titre mythique.

Une adaptation a minima

Si je me fous de l’absence de contenu supplémentaire dans le jeu ou encore de la non-compatibilité 3D (comme ça avait été fait pour Excite Bike), je suis par contre passablement déçu que Nintendo se contente d’émuler un jeu vieux de 20 ans.

A l’époque, on pouvait comprendre que la présence de 20 sprites à l’écran fassent ramer la console, mais aujourd’hui c’est tout simplement ridicule. C’est une habitude chez Big N en plus, vu que la version 3DS de Zelda Ocarina Of Time conserve elle aussi une partie des limitations techniques de la version originale. Officiellement, ce serait un choix délibéré afin d’offrir une expérience de jeu au plus près de l’originale. Mais bien sûr… Heureusement, le jeu était déjà bien fini à l’époque donc le problème ne se pose qu’à deux ou trois endroits du jeu et ne gâche pas le plaisir. C’est tout de même dommage de ne pas avoir profité du portage pour améliorer encore ce jeu presque parfait.

J’aurai également apprécié que Nintendo en profite pour adapter l’ergonomie de ce Zelda aux possibilités du XXIè siècle. Car je vous parle d’un temps où le bouton Select servait encore à sélectionner ! Sans mes souvenirs de l’époque, je ne suis pas sûr que j’aurai réussi à déplacer le curseur à l’écran de création de partie ! Et puis seriously, la manette de l’époque avait 2 boutons, ok, mais la 3 DS en a 6 bordel ! Alors pourquoi se limiter à un objet assignable et ne pas avoir adopter le système des Zelda récents ? Et afficher l’inventaire sur l’écran tactile, c’est trop demander aussi ? Je devrais déjà être content qu’on puisse jouer au stick ! On me répondra sûrement que c’est normal, que la Virtual Console ne fait qu’émuler des roms, mais ça fait tout de même un peu cheap de la part d’un Big N qui est sensé se rattraper auprès des early adopters de la 3DS.

Illustration d’Aled Lewis

Quelques critiques d’un vieux joueur bougon ne doivent pas vous empêcher de vous jeter sur ce jeu légendaire ! Ressortez-le du grenier, achetez-le, émulez-le, peu importe. Ce qui compte, c’est que vous vous confrontiez à ce monument du jeu vidéo. D’ailleurs moi j’y retourne !

 

Ambassadeurs 3DS : Première partie

Vous avez craqué pour la 3DS dès le lancement et vous avez envie de retrouver les classiques vidéoludiques de votre enfance ? Ça tombe bien, le programme des Ambassadeurs 3DS est arrivé.

 

Rappel des faits

25 Mars 2011 : Sortie en Europe de la dernière console portable de Nintendo, la 3DS. De bonnes idées mais un line up décevant et une communication complètement ratée pénalisent le démarrage de la machine.

28 Juillet 2011 : Confronté à des ventes décevantes, Big N fait un choix radical : baisser le prix de la 3DS de plus de 30% dès le 12 Août. Afin de ne pas se mettre les premiers acheteurs à dos, la firme de Kyoto annonce qu’elle offrira 10 jeux NES et 10 jeux GBA à tous les joueurs connectant leur console à l’e-shop avant la baisse de prix.

1er Septembre 2011 : Nintendo lance concrètement son programme Ambassadeurs 3DS en mettant 10 jeux NES à disposition des early adopters. Les jeux GBA seront eux disponibles d’ici la fin de l’année.

 

Les jeux NES du programme Ambassadeurs

  • Super Mario Bros.™
  • Donkey Kong Jr.™
  • Balloon Fight™
  • Ice Climber™
  • The Legend of Zelda™
  • Metroid™
  • NES Open Tournament Golf
  • Wrecking Crew
  • Zelda II – The Adventure of Link
  • Mario & Yoshi

Si certains jeux accusent leur âge et ressemblent plus à des Game & Watch qu’à des jeux de console de salon, c’est par contre un vrai bonheur de retrouver les premiers épisodes des séries classiques de Big N. Zelda m’a tellement scotché que Deus Ex Human Revolution prend la poussière :D

Je reviendrai sur les jeux plus en détail dans un prochain article spécial vieux cons nostalgiques.

 

Comment récupérer les jeux du programme Ambassadeurs

Une 3DS, un réseau Wifi, et on suit les consignes (piquées sur le site officiel de Big N et complétées) :

  1. À partir du menu HOME de la Nintendo 3DS, sélectionnez l’icône Nintendo eShop.
  2. Faites défiler vers la gauche et sélectionnez « Paramètres / Autres ».
  3. Faites défiler vers le bas et sélectionnez « Logiciels téléchargés » pour voir la liste de vos transactions. Si vous remplissez les conditions expliquées plus haut, vous devriez y trouver les jeux offerts.
  4. Choisissez en un dans la liste, appuyez sur « Télécharger à nouveau » et ensuite « Télécharger ». Le jeu sera téléchargé sur la carte SD.
  5. Une fois le téléchargement terminé, retour au step 2 et répétition de l’opération autant de fois que nécessaire.

Une nouvelle fois, Nintendo ne brille pas par l’ingéniosité de sa gestion du online :\

 

Je vous laisse le temps de récupérez tout ça, et on se retrouve pour comparer nos scores dans quelques jours  :p