Iron Man + Hulk + Thor +Black Widow + Hawk Eye + Captain America < The Avengers.
Nous avons déjà chroniqué quelques films Marvel sur Ludomaniaque et parfois plusieurs fois le même (Thor by Djou, Thor by Pikachu, Captain America by BDL, Captain America by Djou,…). Aujourd’hui, on s’attaque au plat de résistance avec l’équipe des Vengeurs au grand complet.
Synopsis
Comme révélé à la fin de Captain America, Loki est de retour et il n’a pas traversé les dimensions pour compter les smarties. Le frère adoptif de Thor en a après le tesseract, un puissant artefact gardé par le SHIELD de Nick Fury, et il se pourrait qu’il ne soit pas venu le chercher tout seul. Les Avengers ne seront pas trop de 5 pour contrecarrer ses plans.
Avengers : le MARVEL ultime ?
Réalisé par Joss Whedon (créateur de Buffy contre les vampires notamment), The Avengers relève avec brio le défi de réunir le gratin du super héros sauce Marvel. Il réussit notamment à ménager une place à chacun des personnages sans déséquilibrer l’ensemble et sans que le film ne ressemble à une succession de clips à la gloire d’un Super après l’autre.
Cet amalgame réussi, le film peut alors dérouler une recette déjà éprouvée dans les itérations précédentes : de l’action, de l’humour et du grand spectacle.
La formule est parfaitement maîtrisée et Avengers est sans aucun doute l’épisode le plus abouti de la série. Il pêche malheureusement quand il s’aventure dans le registre émotionnel en s’appuyant sur des ressorts particulièrement distendus. J’ai trouvé cette facette du film tellement bancale que je me suis demandé si il ne me manquait pas une référence pour en comprendre le second degré. D’ailleurs si quelqu’un a une explication je suis preneur !
Ce défaut n’empêche pas Avengers de dépasser tous ces prédécesseurs et d’assumer l’attente suscitée. Si vous êtes un tant soit peu réceptif à l’univers des films Marvel, foncez !
Ah et j’oubliais, la 3D ne sert bien évidemment à rien encore une fois.
J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première française d’un film littéralement fracassant en présence de son réalisateur. The Raid est le film coup de poing de l’année.
The Raid est un film coup de poing, coup de boule, coup de tonfa, coup de feu, coup de machette coup de chaise, coup de néon, etc. The Raid c’est tout ça, et beaucoup plus.
La mondialisation a du bon
The Raid est un film indonésien, réalisé par un Gallois et qui a cartonné dans tous les festivals de cinéma du monde au point de convaincre SND de le sortir en salle en France. Et The Raid c’est le film qui renvoie Hollywood dans les cordes. D’ailleurs Oncle Sam ne se voile pas la face et a déjà lancé la production d’un remake.
Alors, parce que ça fait un moment que les ricains ne nous ont pas pondu un film d’action aussi jouissif et que ce n’est pas The Expendables 2 qui va changer la donne, allez voir The Raid au cinéma dès le 20 Juin vous ne le regretterez pas.
The Raid c’est quoi ?
C’est un film d’action sévèrement burné avec un pitch classique et efficace : Une section d’intervention de l’armée indonésienne est chargée de prendre d’assaut l’immeuble d’un caïd local qui abrite les criminels soucieux de se faire oublier quelques temps. Les vacances sont finies, ça va saigner chérie.
The Raid, mais pourquoi ?
Pourquoi ce film est-il un phénomène, un classique en devenir ? Tout simplement parce qu’il a su proposer une expérience différente et sans concession.
C’est un film d’action d’1h40 avec 1h25 d’action pure. Et pas de l’action à la Transformers, du vrai combat de tatane chorégraphié avec soin. C’est d’ailleurs le silat qui est à l’origine du film. En effet, c’est en tournant un documentaire sur cet art martial indonésien que Gareth Evans (le réalisateur) a rencontré celui qui est devenu l’acteur principal de The Raid et qui a collaboré à la mise au point des combats. Ils ont travaillé ensemble en imaginant les chorégraphies comme des partitions musicales, où les coups marquent le tempo du ballet des acteurs.
3 mois de conception des chorégraphies, 3 mois d’entraînement avec les combattants et 3 mois de tournage, ça aide à réaliser le soin apporté à cette composante essentielle du film. Et pour quel résultat ! Vous en avez vu beaucoup des films d’action où les chorégraphies sont tellement intelligentes que les spectateurs applaudissent les plus beaux enchaînements ? Et des scènes si bien menées que vous vivez le combat en même temps que les personnages ? De ce côté-là The Raid c’est vraiment la grande classe.
D’autant plus que la violence y est parfaitement dosée. Pas de voyeurisme macabre à redouter ici, Gareth Evans ne nous montre que ce qu’il a estimé nécessaire pour créer l’ambiance de The Raid. Ça ne veut pas dire que le film n’est pas violent (au contraire !) mais cette violence est parfaitement maîtrisée et mise en scène avec brio.
Je refuse néanmoins de réduire The Raid à ses combats. Car même si le scénario tient sur un ticket de métro il n’en reste pas moins intéressant, dans sa mise en œuvre par exemple. Les scènes sans combat offrent une respiration bienvenue dans cette plongée en apnée dans la violence du film. Elles marquent le tempo d’un film décidément pensé comme une composition musicale. Les inévitables touches humoristiques m’ont également agréablement surpris, tranchant net sur le ton général du métrage sans jamais paraître forcées et déplacées. Le seul petit bémol concerne les passages sensés insuffler de l’émotion dans The Raid. Pour le coup ils sont franchement entendus et dispensables.
Voilà, j’ai trouvé mon quota de défauts alors je peux livrer le fond de ma pensée : CA TABASSE !!!!!!!
The Raid, vite la suite ?
Pour ne rien gâcher, Gareth Evans s’est révélé être un type super sympa lors de la (trop courte) séance de questions qui a suivie la projection. On y a appris entre autres que la suite de The Raid était déjà en chantier pour une sortie prévue fin 2013/début 2014 et qu’elle était en fait le projet original remplacé par The Raid pour des raisons de budget.
Je vous rappelle pour finir que The Raid sort sur les écrans français le 20 Juin, en pleine fête du ciné, et que ce serait criminel de manquer un tel bijou !
SND a présenté mercredi soir à Paris ses films pour 2012. Je peux vous dire qu’on ne va pas s’ennuyer au cinéma cette année !
Dans le catalogue du distributeur, il y en aura pour tous les goûts :
de la comédie romantique avec Alice Taglioni et Patriiick « World Poker Tour » Bruel : Paris Manhattan (sortie Juillet 2012),
du thriller avec Sans Issue où Mabrouk El Mechri dirige Henry Cavill (aka Superman) et Bruce Willis(sortie Mai 2012),
de la comédie avec The Oranges qui réunit Hugh «Dr House» Laurie, Leighton Meester de Gossip Girl et Adam Brody de Newport Beach,
du road trip burlesque et pré-apocalyptique avec Steve Carell et Keira Knightley, Seeking a friend for the end of the world (Sortie en Août 2012),
de la saga biactol avec le dernier volet de Twilight (jetez un œil à ma critique du Chapitre 3 au passage !).
du film de mecs, pour les filles, avec l’adaptation de la pièce à succès Arrête de pleurer Pénélope
Le meilleur pour la fin
La liste ci-dessus va sûrement ravir un large public mais on ne va pas s’en cacher je ne suis pas dans la cible (et puis je laisse les films de fille à Pikachu :p). Quels sont les films qui m’attireront irrésistiblement dans les salles obscures ?
The Impossible
J.A. Bayona, le réalisateur de l’Orphelinat, relève un défi particulièrement délicat en s’attaquant à une des plus grosses catastrophes naturelles de ces dernières années : le tsunami qui a ravagé l’Asie du Sud Est en 2004. Le film raconte cette tragédie à travers le prisme d’une famille de touristes prise et séparée par la déferlante. Difficile de se forger un avis sur ce genre de film en quelques minutes mais les premières impressions sont bonnes grâce notamment à un casting intéressant (Naomi Watts, Ewan McGregor) et à la promesse d’un film tout en sensibilité. Sortie prévue en toute fin d’année et grosse ambition affichée pour la prochaine cérémonie des Oscars !
The Raid
On passe d’un coup à une autre extrémité du spectre cinématographique avec The Raid, film d’action intense venu tout droit d’Indonésie. Si vous êtes attentifs aux rumeurs du net vous avez déjà dû entendre parler de ce film puisqu’il a fait sensation dans tous les festivals où il est passé. The Raid n’a pas besoin d’être raconté, il a besoin d’être vu :
Le trailer tabasse et pourtant j’ai trouvé que l’extrait présenté en bonus lors de la présentation était encore plus savoureux ! Seul petit point noir à l’horizon, les bruitages des coups ont l’air VRAIMENT exagérés (du genre à couvrir les voix^^). Le film a tout de même l’air énorme et je vous conseille de noter le 20 Juin dans vos agendas !
Looper
Dans un futur proche, le voyage dans le temps est contrôlé par des organisations criminelles qui s’en servent pour «sortir les poubelles» sans laisser de traces. Enfin ça c’était jusqu’à ce qu’une d’entre elles réussissent à passer entre les mailles du filet… Ce film d’anticipation qui réunit Joseph Gordon-Levitt et Bruce Willis (décidément occupé en ce moment !) a toutes les apparences du bon gros divertissement estival. Ça tombe bien, il sort en Octobre^^
FAQ you motherFAQer
La présentation s’est conclue sur une session de questions réponses très intéressante avec l’équipe de SND. On a parlé piratage, on a parlé 3D, on a parlé Twilight et on a beaucoup parlé de doublage/traduction. Vous saviez que les séances en VO ne représentent que 2% du total des entrées au cinéma ?? Ben alors les mecs, c’est quoi ce bordel ? Pour la prochaine fois vous me ferez le plaisir de prendre papa-maman-chérie-les gosses-le chien avec vous et vous leur balancez de la VOST de tous les côtés !
On m’a aussi appris une nouvelle de ouf, comme ça tranquille sans prévenir. Alexandre Astier (Kamelott) se colle à l’adaptation d’Astérix et le domaine des Dieuxen film d’animation ! Ça va déboîter sévère ! Mais comme on n’a pas été sage ça sera en 3D :trollface:
A l’occasion de la sortie de La Colline aux Coquelicots le 11 janvier au cinéma, Ludomaniaque vous fait gagner 5 exemplaires du livre adapté du long métrage !
Publié chez P’tit Glénat, une collection d’albums illustrés pour les enfants, La Colline aux Coquelicots reprend la trame et les visuels du dernier film du studio Ghibli que nous avons eu la chance de voir en avant-première il y a quelques semaines. Vous pouvez en découvrir les premières pages sur le site de P’tit Glénat pour vous faire une idée et vous pouvez tenter de gagner un des 5 exemplaires mis en jeu sur Ludomaniaque !
Pour tenter de gagner un exemplaire de la Colline aux Coquelicots, il vous suffit de (bien) répondre aux trois questions suivantes et de m’envoyer vos réponses par mail à l’adresse suivante : concours.ludomaniaque@gmail.com.
Quel est le nom complet (prénom + nom) du réalisateur du film ?
Comment s’appelle le précédent film du réalisateur de La Colline aux Coquelicots ?
En quelle année se déroule l’histoire de La Colline aux Coquelicots ?
Indice : Il parait que toutes les réponses se trouvent par ici :sifflote:
Les 5 gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses le 20 janvier. Bonne chance à tous !
Une seule participation par personne. Concours réservé à la France métropolitaine.
Sorti dans les salles en février 2011, je vous propose aujourd’hui de vous parler de Gnoméo et Juliette. En cette période morose de crises, cataclysmes, catastrophes, j’en passe et des pires, il n’y a rien de mieux qu’un film d’animation pour réveiller en nous l’innocence et l’émerveillement.
Tout comme Killing Bono, ce dessin animé a été sélectionné par le festival du film Anglais et Irlandais d’Ajaccio. Seul film au programme pour le jeune public, il a fait la joie de tous les enfants, ce jour-là, pour cette séance apparemment « sortie scolaire ». Pour les trois adultes non enseignants dans la salle, dont Monsieur Patate et moi-même, ce public dissipé et très bruyant n’aura pas réussi à gâcher un très bon moment. Bien essayé pourtant !
Synopsis
Capulet et Montaigu sont voisins. L’un voit la vie en bleu, l’autre en rouge. Ils se détestent et leur guerre s’étend à toute la maison, même au jardin, car leurs nains se détestent également. En effet, dans la journée lorsque les humains sont de sortie, les nains de jardin prennent vie et poursuivent la bataille de leurs maîtres. Mais dans cet environnement tendu ne connaissant aucune trêve, Cupidon touche Gnoméo (bonnet bleu) et Juliette (bonnet rouge). Appartenant à des familles qui sont ennemies depuis toujours et pour toujours, leur histoire d’amour commence mal.
Une histoire d’amour impossible, oui, ça on sait!
Roméo et Juliette est une véritable usine à gaz et Shakespeare n’a pas fini d’être recyclé. Enfin Shakespeare ou un autre. Car si l’on en croit Anonymous dont la sortie est prévue en janvier 2012, il ne serait pas le véritable auteur de ses pièces. Enfin bon, retournons à nos moutons, ou plutôt à nos nains. Donc adaptée à de multiples reprises en film, à l’opéra, au théâtre… cette histoire l’est maintenant en film d’animation. Petite particularité de ce remake : les personnages sont des nains de jardin. Dans le principe cela semble étrange, mais humanisés ces petits hommes proches de la nature (enfin surtout du gazon) revêtent tous les bons sentiments (et même les mauvais) des Hommes : jalousie, colère, fierté, … sans oublier l’amour.
Gnoméo et Juliette font donc les frais d’une querelle qui empoisonne le quotidien de deux familles. Ces conflits n’ont d’ailleurs pas pris une ride puisqu’ils traversent les ans et continuent à des degrés divers d’approvisionner les infos du JT.
Des personnages très charismatiques
Gnoméo (James McAvoy, Le dernier Roi d’Écosse) est un jeune homme fier et sûr de lui. Son meilleur ami, Benny, est un petit rigolo, à son insu. C’est lui qui va démasquer le couple interdit.
Juliette (Emily blunt, Le diable s’habille en Prada) est une jeune fille belle et rebelle qui refuse son statut de sexe faible (fragilité et innocence). Cette forte tête, qui donne du fil à retordre à son père, a pour confidente Nanette, une grenouille à grande bouche toujours de bonne humeur et éternelle romantique.
D’autres personnages emblématiques méritent également d’être cités sans pour autant en faire une liste exhaustive. Par exemple, Tybalt, au hasard, dont la voix originale est Jason (Statham bien sûr !). C’est un méchant bonnet rouge, rempli de haine. Il n’a pour but dans la vie que d’écraser les bonnets bleus et de conquérir la belle Juliette. Il y a aussi Paris, le prétendant timide et maladroit qui se résume en un mélange de geek et de poète. And last, but not least, Flamingo, le déjanté flamant rose en plastique, abimé mentalement par des années de solitude.
Un dessin animé qui n’oublie pas les adultes
Évidemment les enfants rient aux éclats, surtout sur des gags attendus. Mais là où nous, adultes, gloussons… c’est un grand moment de solitude, surtout quand les petits yeux des rangées de devant se fixent sur vous. Car dans ce film, les gags ne sont pas que pour les enfants (pas comme les petits écoliers de Lu).
Par exemple, William Shakespeare, apparaissant sous les traits d’une statue bavarde, conte à Gnoméo l’histoire d’amour impossible entre deux êtres, dont il est l’auteur. Pour remonter le moral de Gnoméo rien de mieux que savoir que ça s’est terminé en brioche pour eux ! Mais d’autres clins d’œil font référence à nos univers cinématographique et musical : Matrix, Moulin rouge, Borat et la formidable performance d’un nain musicien empruntant sans aucun doute les traits d’Elton John. Sexy !
En conclusion, malgré les cris stridents des nains de notre séance, on sort de la salle le sourire aux lèvres. Un peu de légèreté, beaucoup d’humour rend la vie plus belle et nous fait relativiser sur nos petits problèmes. Car oui, les nains de jardin n’ont pas toujours la belle vie. Ne l’oublions jamais.
Alors tant pis si mon voisin de pallier éparpille ses chaussures dans le couloir, il y a des choses bien plus graves dans la vie ! Bisounours Power !
Dernier arrivé des films de super héros Marvel, après notamment Iron Man et plus récemment Thor, Captain America permet d’introduire un dernier personnage avant l’arrivée de The Avengers en Mai prochain. Bon alors, autant vous prévenir tout de suite, ce qui va suivre est ma première chronique de film, alors soyez indulgents !
Le film reste pour le coup relativement fidèle à l’histoire du comic et nous conte donc l’histoire de Steve Rogers, orphelin de Brooklyn n’ayant qu’une seule obsession : devenir soldat de l’armée américaine pour botter les culs des nazis et surtout pour aider ses compatriotes qui bouffent leur ration de pruneaux quotidienne en Europe. Le problème, c’est que le père Steve est aussi gaulé qu’une crevette anémique et se fait refouler à tous les recrutements auxquels il se présente. Néanmoins son acharnement fini par payer puisqu’il finit par se faire remarquer par un médecin, le docteur Josef Reinstein, qui lui propose de rejoindre l’armée à condition qu’il participe à une expérience consistant à le transformer en super-soldat. L’expérience est un succès et de brindille Steve se retrouve transformé en Captain America, montagne de muscle prête à défendre la veuve et l’orphelin au nom de la grande et belle Amérique.
Bon alors, je sais, là vous allez me dire : « mais putain, c’est quoi ce film à la con, on se croirait dans Independance Day ». Ce à quoi je vous répondrai : « Mais vous avez entièrement raison ! ». Sauf que pour le coup, c’est fait avec un second degré totalement assumé. Car non seulement l’histoire reste relativement fidèle au récit des comics, mais l’esprit est aussi parfaitement respecté, avec tout le recul que l’on peut avoir aujourd’hui sur la propagande au service du patriotisme aveugle. Car de tous les héros Marvel que l’on retrouvera dans les Avengers, Captain America est sans doute le plus premier degré et le plus naïf. Il a été conçu en 1941 par ses créateurs comme une soupape permettant d’évacuer la frustration d’une guerre lointaine contre un ennemi diabolisé. La mise en abyme était d’ailleurs telle que le personnage de Captain America est également utilisé comme icône patriotique et outil de propagande au sein même de l’histoire contée par le comic (ce qui donne d’ailleurs des scènes très drôles). Et le film retransmet parfaitement cet état de fait, car oui, dans Captain America tout est ultra manichéen, les gentils sont très gentils (et américains) et les méchants sont très méchants (et très nazis aussi). Oui l’intrigue est cousue de fil blanc : son meilleur pote meurt, il se « tape » la fille à la fin et il finit par sauver l’Amérique (bon, ok, j’admet, il y a quand même cette scène invraisemblable dans laquelle le héros s’arrête de poursuivre un méchant pour sauver un gamin ROUX : ça, on s’y attendait pas). Oui le sergent instructeur joué par Tommy Lee Jones est grande gueule et râleur, comme Clint Eastwood dans Le Maître de Guerre. Oui tout ça est très cliché, mais le film en joue et c’est précisément ce qui rend Captain America très attachant, assez jouissif et souvent très drôle. Au final il remplit à merveille son rôle de divertissement pas prise de tête et introduit de manière efficace le personnage pour un The Avengers qui s’annonce tout aussi réjouissant.
Par contre, si le film est assez réussi, ce qui était inespéré après s’être mangé Thor (NDDjou : j’ai bien aimé moi ! Et Pikachu aussi NDBDL : bah Thor, je trouve que la VF lui fait super mal, pour l’avoir re-matté aujourd’hui en VO, c’est vachement mieux) dans les gencives, je mets volontiers un carton jaune à l’éditeur du DVD pour les bonus, qui sont tout bonnement faméliques. Outre les commentaires du réalisateur en live pendant le film, on a en tout et pour tout droit à trois bandes annonces (deux pour les Avengers et une pour le jeu vidéo Captain America) et un mini documentaire de 10 minutes sur l’adaptation du costume du héros au cinéma. Ce dernier est par contre vraiment intéressant car il porte précisément sur le point dur rencontré par les réalisateurs lorsqu’il s’agit d’adapter un super héros au cinéma de manière crédible (ceux qui ont vu les images de l’adaptation du comic de 1978 pourront témoigner). Il montre donc la logique qui a permis aux concepteurs de moderniser le costume du héros de manière à le rendre réaliste et fonctionnel tout en gardant l’esprit original. Mais bon, malgré ce docu quand même bien réalisé, l’édition DVD ne vaut en l’état pas vraiment le coup payée au prix fort et je ne peux que vous recommander d’attendre son passage à la télévision si vous ne l’avez pas encore vu. Et quand ça sera le cas, faites péter le combo pizza/bière, et vous vous paierez une bonne tranche de rigolade devant ce film divertissant et franchement pas aussi idiot qu’il en a l’air.
Sorti officiellement en août 2011, Killing Bono serait presque resté inconnu à Ajaccio sans le Festival du film Anglais et Irlandais. Parce que sur l’île de beauté, le cinéma n’est pas une activité très développée, les programmes dépendent entièrement des choix des petites salles du coin, qui ne seraient pas forcément ceux d’un Pikachu.
Donc c’est avec un plaisir non dissimulé que nous nous sommes rendus, Monsieur Patate, l’homme à la Méhari et moi-même, à cette séance en VOST. Quel luxe!
Synopsis
Alors c’est l’histoire des origines de U2… Et ben non, pas vraiment. C’est ce qu’il arrive de temps en temps aux gens qui ne lisent pas les synopsis avant d’aller voir un film… comme moi !
C’est l’histoire de deux groupes concurrents dans un lycée de Dublin : les Top of the pop dont le leader est Neil (Ben Barnes vu dans le Monde de Narnia) et U2 mené par Paul (Martin McCann, le Choc desTtitans).
Paul a des vues sur le frère de Neil (Ivan) car ses talents de guitariste seraient les bienvenus dans son groupe où il s’est rebaptisé Bono. Mais Neil refuse, sans en parler à Ivan (Robert Sheehan, (ND Djou : le génialissime Nathan dans la génialissime série super héroïque) Misfits), persuadé que le succès va venir et que U2 ne percera jamais.
L’espoir fait vivre mais ne remplit pas les assiettes
On suit dans ce film la fabuleuse descente aux enfers des frères McCormick, cherchant en vain à se faire connaître dans le monde impitoyable de la musique. Leur désespoir est d’autant plus grand qu’en parallèle nous assistons à la fulgurante ascension de U2.
Malgré l’aspect assez tragique de destin raté, ça sent bon la petite comédie britannique. On sourit des maladresses de ce Pierre Richard Irlandais, persuadé que le succès ne va pas tarder à toquer à la porte. Ding, dong, c’est le succès, je peux entrer ?! Passant à côté d’occasions qui ne se présentent qu’une fois dans une vie, le rire nous prend, c’est nerveux. Ivan supporte toutes les frasques de son frère, sans exception, toujours d’attaque pour de nouvelles aventures. Une patience d’ange pour ce McCormick Junior qui aurait pu être célèbre avec U2, mais qui ne s’en doute pas.
C’est ptètre le nom du groupe qu’il faut changer, allez on tente. Et si on s’appelait Shook up !? Ben non, ça ne fonctionne toujours pas !
Ben Barnes joue un Neil très culotté et trop confiant. Ses petites mimiques rappellent de loin Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes. Légèrement poissard, un soupçon absurde, on ajoute des chorégraphies improbables et des looks… heu… j’ai pas trouvé le mot. Bref, nous voilà avec toute la panoplie du bon gars qui s’y croit !
Une histoire vraie
Le film a été librement inspiré de l’œuvre de Neil McCormick en personne. Car après quelques années, Neil s’est quand même rendu compte que la musique ne serait pas la voie qui le rendrait célèbre. Il s’est donc tourné vers l’écriture et a notamment rédigé son autobiographie : I was Bono’s Doppelganger.
Pour rendre cette tranche de vie encore plus appréciable à l’écran, il faut aussi un bon casting. Et de ce côté là, on est servi. Mis à part les têtes d’affiches, il y a Gloria, la petite amie de Neil, qui n’est autre que Krysten Ritter, la déjantée Jane de Breaking Bad. La distribution nous offre également THE charismatique Pete Postlethwaite (Karl dans le film), décalé à souhait dans ce rôle taillé sur mesure, rien que pour lui. Décédé début 2011, ce film sera le dernier d’une longue carrière. Souvent second rôle, c’est un acteur que l’on oublie pas, et pas seulement parce qu’il a un nom qu’on arrive jamais à prononcer. Nous n’allons pas, bien sûr, citer toute sa filmographie, quelques extraits seulement: les Virtuoses, Roméo + Juliette, Usual suspect ou encore l’énormissime « Au nom du père ». Il ne manquait que le délirant vieux gay à sa panoplie… Mission remplie avec succès.
Chapeau l’artiste !
Pour conclure, comme d’habitude, l’enthousiasme l’emporte, étonnée par ce film quelque peu inattendu.
Et pour finir cette soirée comme il se doit, une bonne Guiness à l’Irish Pub ! Allez c’est ma tournée !!