PES 2012

Tenter de recoller les morceaux avec un amour de jeunesse, c’est toujours pareil. Et pourtant on essaie quand même…

Je tenais à témoigner.

Phase 0 : De timides retrouvailles

Elle et moi, ça fait des années qu’on s’est perdu de vue. On avait pourtant passé une bonne douzaine d’année côte à côte avant ça, mais la vie nous a éloigné. Enfin, elle a fait de mauvais choix, elle s’est un peu laissée aller. Et puis il y a eu cette autre licence, plus belle, plus mature, plus intelligente. Le genre de licence dont tout le monde se moquait à l’école et qui les fait tous baver d’envie quelques années plus tard. Elle m’a séduit, pas de honte à avoir, et on a passé de superbes moments ensemble mais je n’ai jamais tout à fait oublié mon premier amour.

Alors quand je l’ai recroisée par hasard il y a quelques semaines, les premières minutes ont été assez surréalistes.

Phase 1 : Le bon vieux temps

Puis rapidement j’ai repris mes marques, on a retrouvé nos automatismes. On s’est remémoré nos nuits de folie en Ligue des Masters, on a rigolé en repensant à notre rencontre sur 16-bits et les conneries qu’on a pu faire à l’époque, on s’est donné des nouvelles de nos vieux potes (Castolo,…) et partagé 10000 anecdotes à leur sujet. Je lui ai demandé si elle savait qu’était devenue sa petite sœur. On a fait quelques matchs aussi bien sûr, et j’ai pu me rendre compte qu’elle était toujours la même, un peu folle, un peu cheap, mais tellement sympa.

Phase 2 : L’euphorie

Prendre de l’âge lui a même fait du bien ! Elle est plus belle déjà, mais surtout elle a étoffé un peu son bagage. La Ligue Des Champions, la Copa Libertadores, elle a fait de gros efforts et a signé de belles licences. Elle a aussi su apprendre de la concurrence et ça prouve beaucoup. Ça prouve qu’elle a accepté de descendre de son piédestal et de cravacher pour tenter de récupérer sa place.

Phase 3 : La dure réalité

C’est super attendrissant. Ça me touche, honnêtement. Mais comme je l’ai dit elle est toujours la même.

Elle est en retard d’une guerre, elle se contente du minimum, certains de ses défauts se sont même aggravés.  Elle a tenté de se renouveler c’est sûr, d’innover même, mais comme dans tout ce qu’elle fait depuis 6 ans c’est gâché par des défauts rédhibitoires. Elle ne dépasse sa rivale sur aucun critère. J’y ai cru mais finalement c’est bel et bien fini entre nous.

C’est triste mais je ne la rappellerai pas. Pas avant l’année prochaine en tout cas…

 

Pour un test plus traditionnel, je vous laisse entre de bonnes mains : celles de Steph et de sa Famille De Geeks.

 

Test réalisé sur Xbox360 à partir d’une version de test fournie par Konami.

 

 

Pocket League Story

Vous devez les connaître pour leur excellent Game Dev Story, et bien les gars de Kairosoft ont bien décliné leur concept depuis. Et c’est le football qui est à l’honneur dans ce Pocket League Story.

Après l’article de Steph consacré à ce studio en plein boom, je n’ai pas pu me retenir d’aller jeter un oeil sur l’Android Market où j’ai lamentablement craqué pour Pocket League Story.

Dans PLS, on est donc aux commandes d’une équipe de foot de quartier qu’il va falloir amener jusqu’au sommet, un peu comme dans Olive & Tom (sans la végétaline). Vous débutez avec des joueurs de merde de base, sur un terrain vague avec une canette pour tout ballon. Puis un premier adversaire, sûrement pris de pitié devant tant de misère, vous propose un match amical dans son stade de sale bourgeois. Comme vous n’êtes pas un lâche, vous rassemblez vos joueurs, vous décidez de la formation et vous mettez le petit boiteux qui sniffe de la colle sur le banc. Bienvenue dans le théâtre des rêves !

Victoire étriquée, match nul encourageant ou probante défaite peu importe. Vous touchez votre première enveloppe (les valises on verra plus tard) et c’est le début de la Qatari way of life. À vous les joueurs bling bling, les sponsors, les premières boutiques de votre OL Land, les fans et les compétitions régionales !

Vous avez huit ans pour faire vos preuves et entrer dans le hall of fame en emmenant votre team le plus loin possible. Investissez vos gains dans des structures d’entraînement, agrandissez votre stade, courtisez sponsors et supporters, dénichez les meilleurs joueurs de la planète et faites exploser leur talent au grand jour. Les postes de gestion sont nombreux et permettent d’assurer une progression continue pendant la partie, avec toujours la touche d’humour propre aux productions Kairosoft. Les possibilités s’enrichissent au gré de vos succès mais cela ne suffit pas à cacher le principal défaut du jeu : sa difficulté anecdotique. Vous perdrez peut-être quelques matchs, surtout lors de votre première partie, mais ça ne sera qu’une goutte dans un océan de victoires avec des scores de baby foot. Disputez les compétitions par ordre de difficulté et recrutez des top players dès que possible et je vous garantis que la vie sera un long fleuve tranquille.

Le principal déséquilibre vient du fait que les talents individuels priment face au collectif. Du coup il suffit de dispatcher ses meilleures recrues entre le milieu de terrain et le front de l’attaque pour assurer une avalanche de buts. D’ailleurs, les rencontres ressemblent rapidement à des remakes de Shaolin Soccer avec des courses de 60 mètres et des attaquants qui placent des têtes fulgurantes au milieu de 5 adversaires au sol. Cela se ressent de plus en plus au fil des parties puisque les joueurs gardent leurs stats d’une partie sur l’autre…
Comme dans les autres titres de Kairosoft, il sera donc difficile de revenir plus de deux ou trois fois sur Pocket League Story. Deux parties semblent être à peu près la norme, la première servant à préparer la seconde qui elle devrait suffire à terminer le jeu à 100%. D’ailleurs, merci aux développeurs d’avoir pensé à inclure une option pour accélérer le déroulement des matchs !

Car ils ont beau êtres plutôt sympathiques à regarder, notamment grâce au style pixel art maison, ils n’en restent pas moins extrêmement répétitifs. Les gars de Kairosoft ont pourtant anticipé le problème en incluant quelques actions en temps réel pour augmenter l’interactivité mais on s’en lasse finalement.

Pocket League Story est donc trop facile et débuggé à la serpe, mais il est surtout très sympa, plein de détails et de clins d’oeil amusants, et super addictif. Si vous n’avez pas peur de craquer pour toute la série : foncez !

Pocket League Story est disponible sur Android et pas (encore) iOS.

PES 3DS : la honte de la famille ?

Premier jeu de football sur 3DS, dernier représentant en date de la mythique licence de Konami, j’attendais légitimement beaucoup de ce PES 2011 3D.

D’autant plus qu’il y a plus de 15 ans de passif entre moi et cette série. Une belle histoire d’amitié commencée à l’école primaire alors qu’ISS atomisait la concurrence, et qui ne s’est pas démentie pendant presque 10 ans avant qu’on commence à se perdre de vue. Je vous ai déjà raconté tout ça donc ravalons cette bouffée de nostalgie et donnons le coup d’envoi de ce match au sommet.

PES 3DS vs Ce que j’attendais

Vous vous souvenez peut-être que je vous ai déjà brièvement parlé de ce jeu lors de la preview de la 3DS en février dernier, principalement pour louer le rendu saisissant de la 3D. Et bien mes premières impressions sur ce point sont vérifiées sans réserve ! La profondeur de champ du terrain se prête idéalement à l’exercice et cela se vérifie sur l’ensemble des vues disponibles. La vue dynamique, avec la caméra derrière l’épaule du joueur comme dans les derniers FIFA, est particulièrement immersive mais malheureusement pas la plus jouable et je suis très vite revenu à la vue classique (caméra en hauteur perpendiculaire à la ligne de touche). Cette vue a un autre avantage que la lisibilité accrue de l’action, elle donne l’illusion de regarder un vrai match depuis la tribune (ça donne un avant goût de ce que peut apporter la 3D pour la diffusion du foot à la télé \o/). Pour ne rien gâcher, les graphismes sont propres si on oublie la spécialité maison (la bouillie de pixels à la place du public), le jeu est fluide et l’animation de qualité. Plus accessoire mais tout de même sympathique, on a désormais le droit aux commentaires de Grégoire Margotton et Christophe Dugarry, avec seulement 50% de commentaires complètement à côté de la plaque !

Si vous souhaitez rester sur une bonne impression du jeu de Konami, arrêtez la lecture de cet article ici. Si vous poursuivez après le prochain point, vous perdrez à jamais vos illusions.

Premier sorti, premier vendu

«Faire partie des jeux disponibles au moment de là sortie de la 3DS», voilà sûrement l’impératif qui a gouverné le développement de ce PES. Le résultat est un jeu bâclé qui gâche de belles promesses à cause d’une sortie prématurée.

Ça se traduit par des petites choses, comme les effectifs non mis à jour (ils datent du début de saison), des détails agaçants, comme l’obligation d’aller chercher le bouton start pour passer les ralentis alors qu’il est mal placé et très peu pratique, et des défauts rédhibitoires.
Commençons par l’ergonomie du menu Formation qui est un bijou de non fonctionnalité. La flemme de sortir le stylet (lui aussi particulièrement mal placé et peu pratique) pour faire un simple changement ? Pas de soucis, le jeu vous laisse gentiment une alternative : galérer avec les contrôles physiques pour passer d’un joueur à l’autre car on n’a pas le droit à une gentille liste de noms mais à des petits ronds sur un terrain schématisé. Cette merveilleuse idée permet de n’avoir ni le nom ni les caractéristiques des joueurs sous les yeux au premier regard, encore moins une quelconque indication de la fatigue (que je cherche toujours, avis aux âmes charitables) ! D’ailleurs en parlant de ça je viens de faire toute une saison sans faire un remplacement sans que ça ne change quoi que ce soit sur la forme de mon effectif…
Si seulement c’était la seule faiblesse du gameplay… Le changement de joueur automatique est navrant (mais heureusement configurable), surtout quand il amplifie un des plus gros défauts de ce PES : la passivité des joueurs contrôlés par l’IA. C’est simple, vos coéquipiers ne se soucient pas du ballon. Un de vos DC est hors de position et laisse un boulevard dans son dos ? Le latéral reste tranquillement sur son côté pour regarder le déboulé de l’attaquant adverse dans les meilleures conditions. Vous réussissez à contrer le porteur du ballon et à envoyer la gonfle dans les pieds d’un coéquipier ? Il l’ignore royalement, continue son mouvement ou le regarde rebondir sur ses pieds sans broncher. Vous faites une passe à un coéquipier ? Vos joueurs refusent de couper la trajectoire, que ce soit le destinataire ou les autres d’ailleurs. Vous centrez un ballon tendu suffisamment fort pour atteindre le second poteau ? Votre attaquant démarqué dans l’axe aux six mètres se fige et attend que le danger s’éloigne. L’IA est moisie dans le contrôle de vos coéquipiers ; elle est bien pourrie dans le choix des destinataires des passes également. Pourquoi faire une passe dans les pieds du joueur démarqué en plein dans l’axe du pad alors qu’on peut l’envoyer à 5 m du gonze planqué derrière trois adversaires à l’autre bout du terrain ? Aucune raison !
Je suis tellement déçu que je ne préfère pas vous parler du mouvement sur seulement 8 directions, des tirs de vieille qui trompent les gardiens à tous les coups, des retro-têtes surprises, de la gestion fantaisiste des transferts (Neuer à Lorient, pour moins cher que Jouffré, normal), du manque d’ergonomie des transferts, …

Étant donné l’absence de concurrence je vais serrer les dents et continuer à pratiquer ce PES, en rageant du gâchis que nous livre Konami. Mais bon, les gars, sortez vous les doigts si vous voulez que je raque pour le prochain opus. Surtout que d’ici-là je pourrais décider que la pelouse est plus verte chez FIFA…

Test réalisé à partir d’une version commerciale achetée avec mes maigres économies.

Nostalgeek football Part 2

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Deuxième étape de l’odyssée des jeux de foot qui ont marqué ma carrière vidéoludique. Aujourd’hui au programme une période faste, marquée par les grosses licences, par des tops et par des flops, et qui nous conduira cette fois jusqu’à la veille de l’an 2000.

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Nostalgeek football Part 1

Nostalgeek : Football

Rien de tel que de se replonger dans les souvenirs heureux d’un passé chantant pour noyer le chagrin d’une tragique déroute, un soir de juin dans le froid sud africain. Souvenons-nous en cette période footballistique des jeux qui ont fait honneur à notre passion du ballon rond !

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