Concours : 20 clés pour le beta fermée de Brick Force à gagner !

Brick force, le FPS sandbox free to play cross platform du studio Infernum sort au printemps prochain. Mais pourquoi attendre alors que Ludomaniaque vous offre 20 places pour la bêta fermée qui commence le 28 février ? A vos marques. Prêts ? Partez !

 

 

Brick Force

 

Pour résumer simplement le principe de Brick Force on peut dire qu’il s’agit d’un mélange de Minecraft et de Team Fortress 2.

  • Minecraft pour la partie Création qui vous permettra de construire vos niveaux bloc par bloc, seul ou à plusieurs, sur votre PC, votre tablette ou votre smartphone (iOS et Android).
  • Team Fortress 2 pour l’aspect FPS cartoon, jouable sur PC dans un premier temps et très vite disponible sur vos terminaux mobiles.

 

Que donne en pratique le mariage de ces deux excellents jeux ? Découvrez le par vous-mêmes en essayant de gagner une des 20 clés mises en jeu sur Ludomaniaque pour la bêta fermée de Brick Force !

 

Comment gagner ?

 

Pour participer, envoyez simplement un mail à concours.ludomaniaque@gmail.com en indiquant Concours Brick Force en objet du message.

 

 

Les 20 gagnants seront tirés au sort le 27 février à 20h tapantes. Ne trainez pas ;)

Test : Battlefield 3 (PC)

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé en allant manger un fast-food, genre un Quick , de vous sentir sale en sortant. Comme si votre cerveau vous faisait comprendre en branchant les sentiments sur la prise « regret » que vous venez de payer pour vous boucher une demi-artère. C’est exactement ce que j’ai ressenti en jouant à Battlefield 3. Ah, pourtant ils nous ont fait baver Dice, en nous gavant de screenshots tous plus photo-réalistes les uns que les autres, en nous montrant des séquences de jeux à priori à couper le souffle et surtout en claironnant haut et fort que le jeu allait écraser la concurrence, Call of Duty : Modern Warfare 3 en premier lieu. Et bien croyez-moi, on a bien été pris pour des jambons dans l’histoire, et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

 

NB : ce test ne s’intéresse qu’à la partie solo de Battlefield 3 sur PC. Le mode mutli-joueur d’un FPS moderne n’est à mon sens pas un gage de qualité dans la mesure où il se base de nos jours sur un farming digne d’un MMO maintenant les joueurs dans un état d’addiction leur faisant oublier qu’ils se contentent de répéter inlassablement les mêmes phases de jeu. De plus, une grande partie du plaisir pris tient aux joueurs adverses, ce qui n’est pas une plus-value apportée par le développeur. Et puis de toute façon si je veux jouer à un bon FPS multi-joueur, je ressors Quake 3 ! (troll inside)

 



 

Battlefield : une licence en perte d’identité

 

Avant de commencer le test, faisons un peu d’histoire. Battlefield 3 fait suite à une série de titre dont le premier, Battlefield 1942 sorti en 2002, a marqué à vie le cœur de joueurs dont je fais partie en proposant un mode multi-joueurs à grande échelle innovant et incroyablement fun avec des amis en réseau local. Maintenant, il faut aussi se rendre à l’évidence, Battlefield 1942 était un mauvais FPS, les déplacements étaient terriblement mous, les armes sans aucun feeling, bref, il faisait honte à tous les jeux sortis avant lui sur la seconde guerre mondiale, notamment le premier Call of Duty. Ce premier jeu était aussi quasi-intégralement focalisé sur le multi-joueurs, mais au fur et à mesure de son existence, la licence s’est adaptée, a amélioré le coté FPS de son titre et s’est mise à proposer un contenu solo de plus en plus étoffé et a fait définitivement rentrer la série dans les canons du FPS moderne avec le décevant Bad Company 2. Arrive aujourd’hui Battlefield 3, développé par Dice, dont l’ambition affichée est tout simplement de détrôner les Call of Duty de leur position dominante sur le FPS grand public.

Par conséquent, autant mettre les choses au clair tout de suite, en installant le jeu je savais à quoi m’attendre. Les FPS récents tendent de plus en plus à se rapprocher d’une expérience linéaire quasi-cinématographique, en usant et surtout abusant de scripts déclenchant des évènements souvent impressionnants dont le joueur n’est que spectateur. Il faut cependant reconnaitre que ce procédé n’a pas que des mauvais côtés notamment quand les scripts s’intègrent bien aux phases de gameplay (les premiers Call of Duty en sont l’exemple parfait). Mais en tout cas, il n’y avait pas de raisons pour que Battlefield 3 déroge à la règle.

 

 

Un jeu qui frise le foutage de gueule…

 

Le début du jeu suit donc les standards du FPS moderne mais les pousse cette fois à leur paroxysme : le scénario est archi-basique (on retrace les évènements ayant précédé un interrogatoire musclé du personnage principal, à la manière de Call of Duty : Black Ops) et les scripts abondent pour gonfler une mise en scène linéaire, lourde et prévisible. L’expérience est d’autant plus douloureuse lorsque l’on sort d’un jeu comme Bastion. Dans ce titre, tout est fait pour minimiser les phases de passivité du joueur et chaque instant est mis à profit pour introduire un élément d’interactivité. Dans Battlefield 3, c’est exactement la démarche inverse qui est suivie : tout est fait pour que le joueur soit le plus passif possible et se contente d’observer béatement la soupe visuelle qu’on lui sert. Pour bien illustrer mes propos je vais prendre comme exemple une des scènes phares présentées à la presse avant la sortie du titre et qui est tristement représentative du reste. Cette phase de jeu nous place dans la peau d’un pilote de chasse lors d’une sortie aérienne et commence à bord d’un porte-avion. Première surprise dès le départ, on ne peut pas du tout interagir avec son personnage : il marche tout seul et regarde où il veut pendant qu’il taille le bout de gras avec son co-pilote. C’est après quelques minutes à le regarder vivre sa vie (c’est long, croyez-moi) que notre avatar met enfin le nez dehors et finit par rentrer dans un F-18 rutilant. Et à ce moment là, on se dit que ça y est, on va jouer et ça va envoyer du steak.

Bon bah en fait non, la première chose que je dois faire, c’est fermer le cockpit en appuyant sur une touche du clavier. Génial. C’est pas exactement ce à quoi je m’attendais pour la toute première interaction du niveau, mais soit. Juste après, on me demande de vérifier le fonctionnement des ailerons. Pour ça, je dois déplacer ma souris vers la gauche, puis vers la droite. Je sais pas comment vous le ressentez, mais dans une phase de jeu qui n’est pas censée être un tutoriel, j’ai eu furieusement l’impression qu’on se foutait de ma gueule. Enfin cela dit j’étais content, je pouvais enfin diriger mon personnage, il avait toujours les fesses vissées dans le cockpit, mais c’était toujours ça de pris. Par contre, je ne suis pas resté joyeux très longtemps car sans que je fasse réellement attention, l’avion a fini par décoller. Tout seul. Sans que je n’aie rien eu à faire. Et il se pilotait aussi. Tout seul. Alors oui, après avoir volé sans rien faire d’autre qu’admirer le paysage (des nuages et de l’eau, super) pendant 5 min, j’ai quand même eu à tirer sur des ennemis (sans même avoir à viser) et à balancer des contre-mesures quand un missile me reniflait le train. Mais au final, je n’ai eu à toucher à mes contrôleurs qu’une trentaine de fois sur presque vingt minutes dans ce qui ne ressemblait qu’à une séquence de QTE d’une faiblesse inouïe. Je vous laisse imaginer le niveau de frustration que j’ai atteint, surtout en repensant à ce que Dice montrait avec fierté dans tous les salons du monde cette année.

 

 

Alors que je me laissais piloter dans cet espèce d’hybride F-18/Taxi/Grand 8 je me suis senti profondément frustré et vexé en même temps. Pas forcément parce que les développeurs nous ont fait miroiter un vrai gameplay pour finalement voir le soufflé retomber. Mais parce que j’ai eu l’impression d’avoir été pris pour un mec trop stupide pour faire voler mon avion moi-même. Comme si en le pilotant, j’allais rater les beaux scripts que Dice avait mis en place avec son moteur 3D tout neuf. Comme si la première chose que j’allais avoir envie de faire en décollant, c’était de m’encastrer dans le porte-avion comme un kamikaze pour voir « comment ça fait » et que ça allait déranger. Comme si j’allais gâcher le spectacle. Eh bien oui monsieur Dice, c’est exactement de ça dont j’ai envie ! J’ai payé cinquante euros pour jouer, pas pour vous laisser me balancer dans le visage des pelletés d’explosions que j’ai vaguement provoquées pendant cinq heures tout en croyant que ça suffise pour que je me gargarise de plaisir. Là j’ai eu l’impression d’être devant un coffre à jouets avec systématiquement le même gros lourd derrière mon épaule qui me chuchote sans arrêt quel jouet sortir, quoi faire avec et qui en plus ne se gêne pas pour finalement tout faire à ma place.

 

 

…qu’une technique de haute volée ne sauve pas

 

Ce qui est réellement dommage c’est que sorti de ces phases sans intérêt (qui composent une petite moitié du jeu tout de même), les phases de shoot sont honnêtes. Elles sont sans imagination, mais souvent bien rythmées grâce à une progression fluide, un level-design qui, à ma grande surprise, est parfois relativement ouvert et un feeling des armes qui oscille entre le correct et le très bon. Quant à la réalisation technique, si elle reste inégale (textures parfois baveuses) il est indéniable que le rendu général est très réussi, surtout sur un PC puissant (la machine de test est un PC type « gamer » de moins d’un an). Mention spéciale aux effets de lumières, tout bonnement bluffants et aux effets sonores, dont le rendu est un des plus immersifs jamais entendu.

Mais au final, malgré ses qualités techniques, Battlefield 3 reste un mauvais jeu. Comprenons-nous bien, je ne critique pas le travail des développeurs, qui est indubitablement énorme, notamment sur la partie graphique. Mais je critique leur démarche qui consiste à écarter au maximum le joueur au profit d’une branlette esthétique à laquelle il ne participe pas vraiment. Le titre semble véritablement avoir été conçu pour vendre un moteur 3D. Le pas en arrière est immense, alors que des jeux comme Rage, et à la limite Bulletstorm, nous laissait entrevoir un retour salutaire aux véritables valeurs vidéoludiques du FPS. Par conséquent, j’espère de tout cœur que Battlefield 3 ne soit qu’un simple benchmark vaguement interactif. Car si Dice a imaginé combler ses joueurs avec un jeu pareil à tel point que cela a constitué pour eux une raison suffisante pour faire les gros bras devant la presse, je m’inquiète un peu pour l’avenir de notre média favori.

Resistance 3

Test du FPS apocalyptique de Insomniac Games, sorti le 7 Septembre en exclusivité sur PS3.

Notre belle Planète Bleue à été envahie par une étrange race extra-terrestre, les chimères. Ces créatures sont en fait des hybrides, des habitants de la Terre contaminés par un virus venu de l’espace et transformés en soldats guidés par une conscience collective. Désormais, les rares poches d’humanité vivent en petites communautés, essayant de survivre de leur mieux sans se faire repérer par les envahisseurs. Mais les derniers évènements pourraient bien conduire l’humanité au bord de l’annihilation.

Et vous aviez peur de la grippe aviaire !

Étant totalement novice dans la série, j’ai été content de pouvoir admirer une magnifique intro dans le style comics résumant brièvement l’univers Resistance. Elle nous plonge directement dans l’ambiance apocalyptique qui fait tout le charme du jeu. Cette bonne impression s’est prolongée avec un début d’aventure qui fait parfaitement ressentir la tension permanente qui pèse sur les épaules du protagoniste principal, Joseph Campbell. Joe vit enterré sous une ville abandonnée avec sa famille et quelques survivants. L’état d’alerte y est permanent sous la pression des chimères qui patrouillent à l’extérieur. J’aurais adoré que cette phase de l’aventure dure plus longtemps. C’est le moment où vous n’êtes pas encore un héros parti sauvé le monde mais un quidam sur la brèche, la peur au ventre en permanence. Je me doute que le choix fait par les développeurs de garder cette phase aussi courte que possible réjouira une grande partie des joueurs, mais je ne peux m’empêcher de penser que Résistance 3 y aurait gagné en originalité et en intensité, un supplément d’âme en somme. D’ailleurs, ça aurait aussi le mérite de permettre de s’identifier d’avantage à Joe et d’expliquer comment il passe du statut de survivant résigné à celui de sauveur désigné. J’imagine une transformation à la Ash dans Evil Dead : peur -> horreur -> folie -> WTF. Allez Insomniac, faites péter le patch ! Pour ce genre de truc je suis même prêt à craquer pour un DLC ! Ouai je sais je suis un fou :p

La suite de l’aventure est malheureusement plus classique sur le fond comme sur la forme. Resistance 3 est en fait un FPS moderne, cinématographique et linéaire comme de coutume, techniquement au point, avec un scénario pas franchement exaltant. A défaut d’un scénario en béton, le jeu dispose d’une bonne ambiance et d’un univers intéressant, et c’est déjà pas mal. Les joueurs qui n’ont pas besoin d’être happés par l’histoire y trouveront sans problème leur bonheur, d’autant que le jeu à des atouts à faire valoir.

Déjà, Resistance 3 a le bon goût de varier les décors et les situations pour épicer le cocktail : escorte, discrétion, embuscade, prises d’assaut, combats contre des monstres gigantesques, scènes horrifiques et claustrophobiques, etc. Résultat, le jeu est très agréable à jouer et même plutôt prenant. Cerise sur le gâteau, la durée de vie du mode solo est largement satisfaisante.

Autre point fort, et sûrement le meilleur argument du jeu, son armurerie est remplie de bonnes surprises. Le choix est conséquent et le feeling des différentes armes est très bon. Mais ce qui fait la différence c’est leur originalité. Du magnum avec ses balles-mines au fusil permettant de tirer à travers les murs en passant par le méga taser qui génère des trous noirs, il y en a pour tous les goûts et tous les types de gameplay. J’ai un petit coup de cœur pour le fusil réfrigérant qui permet de geler les ennemis avant de les exploser d’un coup de crosse dans un esprit totalement Duke Nukem. De la quantité et de la qualité en somme.
Ensuite, le jeu propose un système d’expérience qui vous permet de débloquer des améliorations pour vos pétoires favorites. Plus vous utilisez une arme, plus elle s’améliore, voyant son tir principal évolué vers encore plus de badasserie par exemple. Ah, ce fusil à pompe qui embrase les ennemis <3  J’ai trouvé ce système plutôt plaisant puisqu’il encourage à essayer toutes les armes sur la durée, et donc tous les gameplays associés.

Les gens qui ont des amis seront également heureux d’apprendre que le jeu propose un mode coop en local et en ligne pour péter de la Chimère en duo ;)

Enfin, et pour faire un parallèle avec le monde du cinéma, si on considère Killzone 3 comme un blockbuster de l’été, Resistance 3 est une très bonne série B, une production divertissante qui compense ses quelques lacunes par un grain de folie bienvenu. Ça ne révolutionne pas le genre, mais ça devrait contenter les aficionados.

Soirée Resistance 3

Les chimères sont de retour ! Compte-rendu de l’event Résistance 3 au Nouveau Casino.

C’est bientôt la rentrée et la saison des events a débuté pour moi vendredi dernier avec une soirée consacrée au FPS d’Insomniac Games : Resistance 3. Garnie pour l’occasion de bornes PS3 faisant tourner la version finale du jeu, la salle de concert parisienne du Nouveau Casino a accueilli une cinquantaine de blogueurs qui ont pu assister à une présentation du jeu par Jon Paquette et Cameron Christian, respectivement scénariste et senior designer sur le jeu.

Je ne peux malheureusement pas vous parler du jeu jusqu’au 5 Septembre, embargo oblige :\

Je suis reparti de la soirée avec une jolie surprise puisque je me suis vu remettre en plus du jeu en version promotionnelle, un tee-shirt Resistance 3 et un collier orné de dents de Chimères :D

J’ai mis un bout de temps à remarquer les les détails de l’illustration !

Malheureusement, je n’ai pas eu la chance d’avoir LE produit dérivé le plus génial du jeu…

Le kit presse qui poutre

Car Insomniac Games a fait les choses bien avec ce kit presse. On retrouve les artworks d’Olly Moss sur un tee-shirt (le même que celui que j’ai reçu), un magnifique poster et la pochette contenant les assets et le jeu. D’ailleurs, leur déco vinyle est grandiose.
Mais ce que je préfère dans ce kit, c’est la pochette de petits soldats en plastique <3 Devant ces soldats et ces chimères de 2 cm de haut je retombe directement en enfance ! Alors si un gentil lecteur en a sous la main (on en trouve dans l’édition Survivor du jeu) et n’en a pas l’utilité, je suis SUPER preneur !

Brink se la joue Street Art

Au lieu de s’afficher sur les panneaux publicitaires, Brink tente de se faire une street crédibilité en envahissant nos murs et nos trottoirs.

Brink, sorti il y a une grosse vingtaine de jours sur Xbox 360, PS3 et PC, est un FPS orienté multi coopératif. Il a été développé par Splash Domage (Doom III, Enemy Territory et édité par Bethesda (The Elder Scrolls, Fallout New Vegas). Si le jeu me laisse totalement indifférent, sa campagne de com a elle retenu mon attention grâce à une partie affichage sauvage inspirée par le Street Art (désolé pour les anglophobes mais Art de Rue c’est trop connoté Fonky Family pour moi !). Cette campagne surfe sur l’esprit révolutionnaire du moment et se décline en affiches, en stickers et en pochoirs incitant à la révolte. Ils auraient pu faire un effort supplémentaire et demander à des graffeurs de réaliser des fresques pour l’occasion mais on s’en contentera de ce qu’on a.

Ce genre de communication n’est pas inédite (Kratos squattait aussi les murs parisiens à la sortie de God of War 3 par exemple) mais reste originale et ma foi assez sympathique. Enfin, il ne faudrait pas non plus que le phénomène se généralise trop, on mange suffisamment de pub comme ça >:(

 

Bulletstorm

Comme promis il y a quelques jours, voici, pour vous, en exclusivité mondiale (ou presque), mon test du WTF FPS de People Can Fly : Bulletstorm.

Painkiller ça vous dit quelque chose ? People Can Fly. Et Gears Of War? People Can Fly. Et Unreal ? People Can F… Et non, bien sûr, c’était un vil piège : c’est à Epic Games qu’on doit Unreal. Si je vous parle d’Epic ce n’est pas (seulement) pour étaler mon inculture vidéoludique mais parce que les deux sociétés ont eu la bonne idée de bosser main dans la main sur ce projet. Cette collaboration se traduit notamment par l’utilisation du moteur maison d’Epic, l’Unreal Engine, un bébé robuste dont les preuves ne sont plus à faire.

Bulletstorm est sorti à la fin du mois dernier sur Xbox 360, PS3 et PC. J’ai réalisé ce test à partir de la version Xboîte aimablement fournie par Monsieur Microsoft.

Un ti bout, deux ti bouts, trois ti bouts Doudou

Bulletstorm est un FPS un peu particulier puisque le cœur du gameplay est de tuer ses ennemis, certes, mais avec style. Un jeu de gentlemen donc. Enfin, de gentlemen sanguinaires distribuant les coups de bottes comme un lépreux distribue ses phalanges. On y incarne un type adorable, un noble héros dont la sagesse et le discernement honorent le genre humain. Nan, je déconne, en fait Grayson Hunt est un «drunken space pirate» selon les propres paroles d’un de ses papas virtuels. C’est un gros bourrin, qui tire avant et pose les questions après. Sans doute à cause d’un manque de confiance en soi dû aux moqueries sur son nom subies dans son enfance, mais pas n’importe quel gros bourrin. Ce brave type et son équipage renégat constituait il y a quelques années la cerise sur le gâteau en caviar de l’élite des commandos : Dead Echo. Cette belle existence d’assassins prenant fin lorsque nos petits amis s’aperçurent que leurs cibles étaient composées à 100% de civils innocents et à 0% de dangereux terroristes. Inutile de vous dire que le général qui leur a fait à l’envers a gagné le droit à une chasse à l’homme rien que pour lui. Petit veinard va !

À la suite de certains évènements impliquant une bonne dose d’alcool, un dictionnaire d’ornithologie et des décisions aussi inconsidérées que suicidaires, Hunt se retrouve sur une planète quelque peu hostile en compagnie de son pote Ishi. Et les voilà partis pour une randonnée improvisée à la recherche d’un moyen de se casser vite fait de ce trou pourri.

Et Brian Joubert rencontra Jérome Le Banner

Bien sûr, avec un pitch pareil vous imaginez bien que nos deux naufragés de l’espace ne vont pas la jouer infiltration. Bulletstorm est un jeu viril dans le sens où il cache un petite perle de finesse sous une épaisse carapace de bourrinage décérébré. Ici on avance, on nettoie la zone et on continue. Pas de système de couverture, pas de saut, les subtilités sont réservées au coeur du gameplay : l’élimination de tout ce qui bouge. Chaque mort vous rapporte des points, échangeables contre des munitions et de nouvelles armes, points dont le nombre dépend directement de votre technique. Pour maximiser vos revenus vous devrez réussir des skillshots. Au nombre de 135, ils correspondent en quelque sorte à des figures imposées, allant du plus simple «projetez un ennemi dans le vide» au plus alambiqué «faites exploser un ennemi dans les airs pour tuer deux autres ennemis en l’air». Chaque arme et amélioration bénéficie de ses propres skillshots, auxquels il faut ajouter les skillshots environnementaux et contextuels. Au final cela permet une certaine variété dans le gameplay en renouvelant régulièrement le défi proposé.

Cette spécificité du jeu de PCF (Robert Hue represent) ne parlera pas à tout le monde. Ceux-là seront très certainement déçus par Bulletstorm, du moins si ils doivent le payer au prix fort, vu que le jeu est relativement limité sans cette dimension scoring : un solo old school de 8h bien linéaire, un mode multi anecdotique, c’est léger.
Le multi, parlons en. Enfin, vite fait vu qu’il n’y a pas grand chose à dire malheureusement. Premier mode «multi», le mode Echo vous propose de terminer un passage de la campagne solo le plus rapidement et en marquant le plus de points possible. En coop ? En face à face ? Rien de tout ça, c’est du solo dont l’excuse est de comparer vos scores avec vos amis via le Live… Bien joué les gars, on a failli marcher ! Le mode Anarchy n’est lui pas une arnaque. Il consiste à affronter des vagues successives d’ennemis par équipe en essayant d’obtenir un score suffisant pour débloquer la vague suivante. Tout ça n’est évidemment pas jouable en local, ça serait trop simple. Honnêtement, je ne comprend pas pourquoi le multi a été tant négligé. Ok, Bulletstorm ne se prête pas forcément très bien au deathmatch classique mais il y avait de la place pour proposer quelque chose sortant un peu des sentiers battus. Ou au moins intégrer un mode coop bordel !

Le multi est foireux, le solo est linéaire et pas bien long, et pourtant je me suis éclaté

Bulletstorm est un super défouloir, qui m’a renvoyé quelques années en arrière avec son humour potache et ses armes délirantes, une sorte de fils spirituel de Duke Nukem et Serious Sam en quelque sorte. L’action est intense et le jeu ne se prend jamais au sérieux, et ça fait du bien ! De plus, si le scénario est assez classique dans le registre de la vengeance, le déroulement de l’histoire m’a heureusement surpris. Mention spéciale pour la justification du système de skillshots.En même temps, j’adore les nanars :D Plus sérieusement, un jeu qui cite La Cité de la Peur est forcément un grand jeu !

Autre bon point pour le jeu de People Can Fly, la variété des décors et des situations. Ne vous fiez pas au premier chapitre, très très peu inspiré, la suite de l’aventure en a sous la pédale. Ville balnéaire, mégalopole, souterrains, marina, Gray et Itchi vont voir du pays et trouver de quoi s’occuper. J’ai eu un gros coup de cœur pour le parc d’attractions, où vous allez pouvoir vous essayer à des gameplays godzillesques !

J’ai également beaucoup apprécié le style graphique massif, démesuré et très coloré. Ça change agréablement des titres marron-gris réalisto-tristouilles surepresentés dans les rayonnages de nos crémeries. En plus, c’est beau (si on ne regarde pas les bâtiments du dernier plan avec le zoom du fusil de précision en tout cas…). Le reste de la technique est dans la moyenne haute malgré quelques bugs de collision un peu relou mais pas trop problématique vu la fréquence des checkpoints.

La polémique

Le jeu vidéo incite au viol. Si si c’est vrai, ils l’ont dit à la télé ! Voici la dernière trouvaille des anti-jeu vidéo, en l’occurrence le très racoleur Fox News, pour faire le buzz. Et c’est Bulletstorm qui se retrouve en première ligne à cause de sa violence très graphique et de ses sous-entendus sexuels. Inutile de vous dire que tout ceci n’est qu’une vaste fumisterie ! Le jeu est destiné aux adultes, il évolue parfois dans un registre un peu grivois certes mais il ne contient pas le dixième de la vulgarité d’un spectacle de Bigard…

Pour continuer la discussion sur le sujet je vous invite à rendre une petite visite à notre camarade Steph sur Filaire.

People Could Fly

Que le concept vous intrigue ou vous rebute, Bulletstorm mérite qu’on lui laisse une chance. Une référence sûrement pas, un jeu culte c’est pas la peine d’y penser, mais il remplit le contrat de tout jeu qui se respecte : faire prendre du bon temps.