Test : Botanicula

Ah bah celui-là, on peut dire qu’il m’a tapé dans l’œil dès qu’on a commencé à en parler il y a un peu plus d’un an ! Il faut dire que le studio derrière lui, Amanita Design, m’avait déjà fait vibrer comme jamais puisqu’il s’agit des créateurs de Machinarium, référence du point & click indépendant. Maintenant, entre temps de l’eau a coulé sous les ponts, et j’ai fini par oublier que ce qui allait s’avérer être une petite merveille était en développement.

 

 

Enfin, jusqu’au jour où il a pointé le bout de son nez, pour sa sortie, dans le dernier Humble Bundle (www.humblebundle.com). Cette opération, rappelons-le, permet d’acheter des packs de jeux indépendants pour un prix que vous fixez, tout en donnant des sous pour des opérations de charité ! Et autant dire qu’en payant pour Botanicula vous n’aurez jamais été aussi heureux de dépenser vos sous pour une faire une bonne action !

Le titre suit clairement la route tracée par tous les jeux Amanita Design, il s’agit donc d’un point & clic à l’interactivité minimaliste dans lequel vous suivez un personnage de tableaux en tableaux pour résoudre des énigmes le plus souvent basées sur la logique. La petite originalité du soft étant que vous dirigez cette fois un groupe de cinq personnages (enfin, cinq plantes) embarqués bien malgré eux dans une aventure qui va les mener d’un bout à l’autre de l’arbre géant sur lequel ils sont installés.

 

 

Le jeu n’invente donc finalement pas grand-chose et se contente de reprendre des recettes de gameplay bien éprouvées. Mais heureusement, et comme à chaque fois avec les jeux Amanita Design, Botanicula ce n’est pas qu’un gameplay, c’est avant tout un design qui touche à l’orfèvrerie. Les phases de jeu se déroulent sur des décors peints à la main splendides regorgeant de détails et d’animations, les bruitages, tous plus craquants les uns que les autres, sont intégralement faits à la bouche et surtout l’ensemble est enrobé d’une BO magistrale.

Au final, le tout créé une ambiance qui n’est pas sans rappeler les bricolages des films de Michel Gondry comme La science des rêves, une véritable alchimie qui fait que vous vous surprendrez à coup sûr d’avoir la banane en permanence en jouant à Botanicula. Totalement dénué de violence et rempli d’humour, le titre dégage une insouciance, une tendresse incroyablement touchante, qui fait qu’on s’y retrouve un peu comme dans un rêve de gosse. Alors oui le gameplay est minimaliste (il s’agit simplement de cliquer sur les bons pixels dans le bon ordre pour faire avancer l’histoire), mais honnêtement, ça faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir sur un point & clic.

 

 

En définitive, tout ce qui était reprochable à Machinarium a été corrigé, notamment en éliminant les mini-jeux de réflexion souvent incroyablement frustrants, à tel point que je ne vois pas comment ils pourront encore améliorer la recette pour leur prochain titre. Les développeurs ont avec Botanicula tout simplement réalisé leur chef d’œuvre, et si on peut reprocher au titre une durée de vie un peu courte, je ne vois pas meilleure façon de rentabiliser 4 à 5 heures de son temps en ce moment.

 

Humble Bundle #4

Une news rapide pour vous signaler la récente sortie de la 4e édition du Humble Bundle ! Et encore une fois, c’est du très lourd qui nous attend. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un pack de jeux indépendant que vous payez au prix que vous souhaitez, tout en sachant qu’une partie de votre don sera reversé à des œuvres caritatives. En outre, si vous donnez plus que la moyenne (5$ en ce moment, donc autant dire une misère), vous recevrez quelques jeux en bonus !

 

Le pack se compose en ce moment de :

 

Bit.Trip.Runner :

Un petit jeu de scoring sympatique dans lequel vous incarnez le Commander Video dans un jeu de plate forme à scrolling horizontal à la sauce die&retry. On pourra lui reprocher une certaine répétitivité de l’action, mais son design très retro lui donne un charme certain et son gameplay très léger en fait un jeu apéritif idéal.

 

 

Shank :

Un Beat Them All 2D incroyablement bien réalisé, très violent, ultra défoulant, que du bonheur !

 

 

Super Meat Boy :

Celui là, c’est à peine si je dois le présenter. Il s’agit tout simplement du jeu de plate forme 2D le plus abouti sorti à ce jour. Sa réalisation est parfaite et son gameplay est d’une précision incroyable. Bon, on ne va pas se mentir, le jeu est super corsé et vous coutera probablement un bon paquet de cheveux sur la tête. Mais la courbe de difficulté est tellement bien pensée et sa jouabilité tellement bien foutue que même après une crise de nerf, on y retourne quand même et souvent avec le sourire. En plus le jeu est bourré d’humour et de références sur la culture geek des 20 dernières années. Franchement, si vous ne l’avez pas encore essayé, vous n’avez plus aucune excuse !

 

 

Night Sky HD :

Jeu de reflexion 2D dans lequel vous devrez résoudre des énigmes basées sur la physique. Celui là je ne l’ai pas testé, mais les retours sont plutôt bons et compte tenu du prix du pack et des jeux qu’il contient, autant tenter le coup !

 

 

Jamestown :

Un shooter à scrolling vertical bien old scool qui a la particularité d’avoir une courbe de difficulté intelligemment dosée qui rend le jeu accessible à tout le monde. Qui plus est sa réalisation est au poil et sa durée de vie largement acceptable. Et honnêtement, vu le nombre de shooter dont on dispose actuellement sur PC, ça serait dommage de s’en priver !

 

 

 

 

Et si vous mettez plus que la moyenne, qui en ce moment est fixée à 5$ (à peine 4€), vous aurez également droit à :

 

Cave Story + :

Un des premiers jeux indépendants à succès, ce jeu largement inspiré de Metroid et Castlevania vaut le détour et vous scotchera sur votre PC un bon moment

 

 

Gratuitous Space Battle :

Oui le nom ne veut rien dire, mais derrière ce titre se cache un jeu de stratégie très original dans lequel vous créez vos vaisseaux, assemblez votre flotte, donnez vos ordre pour ensuite vous délecter du spectacle qu’offre la bataille. Le jeu peut être frustrant, vu qu’une fois les hostilités lancées, aucune interaction n’est possible, mais le coté réflexion est sympa et mérite d’être découvert.

 

 

En tout cas il reste encore deux semaines pour profiter de cette offre, et croyez bien qu’il serait dommage de s’en priver ! En tout cas pour craquer (Djou et moi même l’avons déjà fait ;) ), ça se passe ici.

Humble Introversion Bundle (PC)

Le dernier Humble Bundle est arrivé, et comme souvent, c’est du lourd !

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe des Humble Bundle, il s’agit d’un pack de jeux PC indépendants que vous pouvez acheter à un prix que vous fixez. L’autre particularité de cette offre est que l’argent que vous donnez est réparti entre les développeurs des jeux et des associations caritatives. Qui plus est les jeux sont en général très bons, donc non seulement vous vous faites plaisir, mais en plus vous supportez le développement des jeux indépendant tout en faisant une bonne action, que demande le peuple !

Il y a également une petite subtilité : histoire que le niveau des donations ne reste pas trop bas, les organisateurs de cette offre vous encouragent à donner plus que ce qui a été payé en moyenne en vous offrant plusieurs jeux en « bonus » si vous le faites. La moyenne des donations est pour l’instant aux environs de 3.8$, donc autant dire que c’est une misère vu les jeux proposés !

 

Le pack se compose en ce moment de :

- Darwinia et son mode multijoueur Multiwinia, jeu de stratégie/action très original sorti en 2005 et à la patte graphique très rétro.

- Defcon, un super jeu de stratégie simulant l’escalade d’une guerre mondiale vers un conflit nucléaire global. C’est très beau, le gameplay est très innovant et le mode multijoueur est juste un régal de fourberie.

- Uplink, un jeu de réflexion que je n’ai pas eu le plaisir d’essayer dans lequel vous jouez le rôle d’un hacker dont la tâche est de cracker des systèmes de plus en plus complexes en utilisant un matériel upgradable.

- Deux petites démo techniques sans vraiment d’intérêt autre que celui de faire joujou avec des voxels.

 

Et si vous choisissez de donner plus que la moyenne, vous recevrez en prime, et c’est là que c’est VRAIMENT du lourd :

- Crayon Physics Deluxe, une merveille de jeu de réflexion dans lequel vous devrez résoudre des problèmes liés à la physiques en dessinant à la souris des formes géométriques et autre poulies sur une feuille de papier. Le principe est génial, les musiques enchanteresses et le design particulièrement réussi. Le jeu est simplement limité par un level design un peu flou et qui tourne assez vite en rond. Mais vu le prix auquel vous le paierez, ce défaut est vraiment facile à oublier.

- Aquaria, un jeu d’aventure/action en 2D absolument sublime, encensé à juste titre par la critique lors de sa sortie en 2008. Il vaut à lui seul le coup d’acheter le pack !

 

Donc voilà, vous savez ce qui vous reste à faire  !

 

 

PS : Ah, euh, en fait non, vous savez pas, vu que j’ai pas donné le lien dans le texte, donc voilà là ou il faut cliquer ;-)

http://www.humblebundle.com/

 

 

 

Test : Bastion (PC)

La rédaction du mémoire de ma thèse arrive à sa fin, j’ai de nouveau le temps de jouer et d’écrire pour Ludomaniaque !

Bastion, voilà un jeu auquel j’attendais de jouer avec impatience. Et c’est une promo Steam qui m’a fait définitivement craquer, et fait se vaporiser huit heures de ma vie. La meilleure façon de présenter cette petite merveille (car oui, je spoile déjà la fin du test) est de le décrire comme un action-RPG en 3D isométrique (vous savez, comme Diablo) caractérisé par deux choses :
- une direction artistique hors du commun,
- une narration diablement innovatrice.

 

Un réveil tout en douceur

 

Le jeu commence, un narrateur à la voix rocailleuse vous explique brièvement votre situation : vous êtes endormi sur une île flottant au milieu du ciel. Et là rien ne se passe, pas de script. Vous voyez votre personnage dormir. Alors vous regardez votre manette et vous appuyez sur un bouton. Et là votre avatar, le Kid, se lève. Et le narrateur, silencieux jusqu’alors, commente votre action et une musique hypnotisante démarre. Alors que vous progressez, vous constatez que l’île sur laquelle vous étiez endormi n’est finalement pas si isolée, le sol se reformant sous vos pieds à mesure que le personnage avance, carreau par carreau, telle une mosaïque. Et le narrateur continue de commenter ce qu’observe le Kid, communique au joueur ce qu’il ressent, comme s’il contait une histoire. Et croyez moi, ça sera une belle histoire, mais un mot sur le jeu en lui-même tout d’abord.

 

 

Le cœur tout entier de l’innovation apportée par le gameplay de Bastion est révélé lors de cette première minute du jeu, et c’est ce qui tend à le rendre immédiatement accrocheur. Cette innovation se traduit par deux facteurs fondamentaux.

Premièrement, la narration (le story-telling comme disent nos amis outre-manche) est dynamique et ce n’est que très rarement que le joueur lâchera la manette pour écouter un discours d’un personnage non joueur. Ce point est salutaire et résout finalement une des grandes tares des RPG modernes. Prenez Baldur’s Gate par exemple, un jeu mythique, d’une qualité indéniable. Et pourtant, dès que vous entamez un dialogue avec un personnage, un gros mur de texte apparait et le jeu cesse d’être un jeu, il devient un livre. Un livre parfois vaguement interactif, des choix étant parfois donnés pour orienter le dialogue, mais il reste un livre où l’interaction du joueur est réduite à son strict minimum. Le même problème touche les jeux de rôle actuels, comme Dragon Age ou encore Mass Effect, remplacez simplement le livre par un film et au final l’impression reste la même : le joueur semble mis de côté lorsque l’histoire est racontée. Bastion arrive quant à lui à mêler d’une façon incroyablement élégante le story-telling et le gameplay. Jamais le joueur ne s’arrête de jouer, le narrateur lui décryptant l’univers et lui dévoilant l’histoire en temps réel en fonction de sa progression et des choix qu’il est amené à faire. Et de fait, l’idée même de s’arrêter de jouer ne lui traverse pas l’esprit.

Cela est également dû au second facteur. Le monde dans lequel vous évoluez s’érige à mesure de la progression du Kid. Ainsi, c’est votre interaction avec l’univers qui le fait se construire. Même lors des phases d’explorations, qui sont normalement des phases relativement passives de la part du joueur, son action sur le monde est évidente, et donne envie d’aller plus loin. Plus loin pour savoir quel décor va se créer, quelle histoire va se dévoiler, et quelle menace le Kid va affronter.

 

Des mécanismes de jeu simples et bien pensés

 

Car s’il commence l’aventure seul, il ne le reste pas longtemps. Si le monde est dans cet état, c’est à cause de la Calamité qui l’a mis en pièce. Cependant, vous n’êtes pas le seul rescapé. Certains sont pacifiques, le mot ayant circulé qu’en cas de catastrophe, tous devaient se rejoindre sur le Bastion, ilot flottant et dernier espoir de survie d’une population décimée. Mais la plupart des survivants, comme la faune de Caelondia ou les anciens esclave-ouvriers de ce monde, sont agressifs. Et le Kid devra les affronter pour remettre le Bastion en état de marche, cette réparation étant fil conducteur du scénario. Elle amènera le joueur à explorer de nombreuses zones indépendantes de manière plus ou moins linéaire, récoltant expérience et équipement tout en lui permettant d’avancer dans l’histoire. Je disais que ce titre est un action-RPG, et en cela le jeu offre un arsenal varié (les armes pouvant être améliorée sur le Bastion à mesure de la progression), une progression du personnage simple mais bien pensée (utilisant des bonus passifs se débloquant au fil des niveaux) et un système de combat très dynamique quoiqu’assez classique. Néanmoins chaque arme apporte un style de jeu différent, ce qui conduit à rendre l’expérience particulièrement variée.

 

 

Une direction artistique enchanteresse

 

Mais ce qu’on retient de Bastion, en plus des innovations qu’il apporte, au-delà de son gameplay efficace et varié, c’est sa direction artistique. Le jeu est en 3D isométrique, et donc techniquement peu impressionnant. Mais chaque décor, peint à la main, est une véritable fresque de couleurs toutes plus vives les unes que les autres. D’un bazar oriental aux débris d’une mine dévastée en passant par quelques ilots de nature vierge épargnée par la catastrophe, l’impression de voyage est permanente et on se laisse volontiers transporter dans l’univers de Caelondia, tant il est exceptionnellement rendu. L’aventure est en plus d’autant immersive que c’est le joueur, par son exploration, qui construit la mosaïque qui compose les décors. Et que dire des musiques, toutes plus envoutante les unes que les autres, le style variant au fil des niveaux, allant d’un folk tendre à de l’électro-rock nerveux en passant par une musique type « far west » qui n’est parfois pas sans rappeler certaines musiques de Cowboy Bebop pour les connaisseurs. Le jeu a bénéficié d’un réel soin de ce point de vue-là, et en tant qu’album à part entière, la bande originale du jeu n’aurait pas à rougir.

 

 

Au final, Bastion fait partie de cette catégorie de jeu que j’ai été simplement triste de terminer. Son univers, ses personnages, ses musiques, tout est tellement bien fait qu’on a envie d’y rester attaché le plus longtemps possible et de finir ce jeu à petites gorgées. Mais l’expérience est tellement addictive que les huit heures de jeu passent comme un charme, trop vite. Supergiant Games, les développeurs du jeu, ont tout compris au jeu vidéo, le cœur de ce média est le gameplay, et ils ont poussé le développement de leur action-RPG à un niveau d’orfèvrerie rare, éliminant au plus possible les phases de passivité du joueur pour fournir une expérience d’interaction totale tout en se payant le luxe de l’accompagner d’une direction artistique enchanteresse. Et pour 13€ (hors promotion), j’ai du mal à trouver un autre jeu sorti cette année qui parviendra à vous transmettre autant d’émotions.

 

NB : D’un point de vue purement pratique, je ne peux que vous recommander de jouer à ce jeu à la manette (la manette XBOX 360 pour PC étant idéale), cela n’en rendra l’expérience que meilleure.

Hasta la muerte by pohlm studio

La dernière soirée Windows Phone Gaming a été l’occasion de découvrir pohlm studio et son premier jeu : Hasta la muerte.

Hasta la muerte est le premier jeu d’un jeune studio angoumoisin*, pohlm studio, qui devrait débarquer dans les prochaines semaines sur le Xbox Live pour Windows Phone 7. A la base simple projet étudiant, HLM (ndr : ah ouai, quand même !) est une bête de concours qui a collectionné les prix aux quatre coins de la planète avant de taper dans l’œil de Microsoft qui éditera le titre ! Belle reconnaissance, le jeu était même présenté sur le stand du géant de l’informatique lors du dernier E3. Visiblement, les frenchies de pohlm studio n’ont pas (encore^^) pris la grosse tête et nous ont fait le plaisir de venir passer la soirée avec nous. Ils en ont profité pour nous présenter leur bébé et pour nous le faire essayer, en exclusivité intergalactique.

Vous m’excuserez mais l’acronyme HLM c’est juste hors de question, alors je vais continuer avec le nom complet du jeu pour vous en parler un peu plus. Et puis ça fait un max de caractères en plus pour bibi ! Ça serait génial si j’étais payé au caractère ! Ça serait génial si j’étais payé tout court en fait :_okayface:

Hasta la muerte vous met dans la peau, enfin dans le squelette, enfin dans le rôle de la Mort en personne. Cette bonne vieille faucheuse devra sauver les âmes de la damnation pendant 5 chapitres, divisés en 35 niveaux, dans ce qui est décrit par ses créateurs comme un survival platformer. En fait, il s’agit d’une réinterprétation du principe de Pac-Man où il faut alternativement chasser et fuir les âmes peuplant les niveaux. Récoltez une âme au bon moment et vous la sauvez, récoltez la au mauvais moment et vous la transformez en âme damnée jetée à votre poursuite. Ouep, pas glop.
Pour vous aider dans votre noble tâche, vous serez épaulés par des soulpets qui confèrent des pouvoirs spéciaux à la Mort. Super vitesse, invisibilité et j’en passe, vous aurez de quoi faire pour masteriser les différents niveaux à la perfection. Car Jusqu’à la mort est un jeu de scoring et on nous a promis un challenge conséquent pour les hardcore gamers qui voudraient débloquer tous les secrets du titre, et tous ses succès.
Et oui, un des avantages d’avoir le Xbox Live sur son portable c’est que le jeu dispose de ses propres succès avec 200 points à la clé pour ceux qui voudraient gonfler leur gamerscore.

Le parti pris artistique est pour le moins radical avec un graphisme très particulier (pas vraiment à mon goût à vrai dire) et une bande son scratchée (elle clairement à mon goût par contre :) ). By the way, j’ai trouvé les crédits vraiment superbes (comment ça « on s’en fout » ?). Le mieux est de voir tout ça en action pour vous faire un avis :
 

 

Hasta la muerte se joue à l’accéléromètre, un choix plutôt judicieux à mon avis vu mon dégoût profond pour les joysticks virtuels. La Mort se dirige instinctivement dans les niveaux labyrintiques et le gameplay a l’air plutôt bien pensé; je n’en attendais pas moins d’un des seuls studios à employer un ergonome :D

Terminé depuis novembre dernier, Hasta la muerte devrait arriver sur le market dans les prochaines semaines aux alentours de 3-4 € avec une version démo pour vous faire une opinion.

 

* Les habitants d’Angoulême. Et ouai, c’est ça aussi le journalisme total^^

Humeur de joueur sur la scène indépendante et la critique vidéoludique

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Bon, ça fait longtemps que j’avais pas écrit et la reprise a été laborieuse. En attendant ça faisait un paquet de temps que pas mal de choses me passaient par la tête, des petites réflexions sur la critique de jeux vidéo, la scène indépendante et l’accession du jeu vidéo au statut d’art à part entière. L’article qui suit va tenter tant bien que mal de donner un résumé cohérent de toutes ces petites pensées qui ne valent surement pas grand chose mais qui vont quand même essayer de poser quelque questions et pourquoi pas d’y répondre !

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