Le repos du guerrier n’existe pas

Et dire que je pensais avoir tout vu. On pense souvent qu’il n’y a pas plus terrible qu’une guerre, c’est faux. Le plus terrible est bien souvent la guerre d’après. Non, le repos du guerrier n’existe pas en ce bas monde, il est même complètement utopique d’espérer une seule seconde de repos depuis l’Emergence Day. Les locustes jaillissant constamment des entrailles de Sera pour tout détruire et semer le chaos et la désolation. Comme si nos propres guerres ne nous suffisaient pas…

Plus de 10 ans à me battre contre ces… bestioles… Avec pour seul remerciement la taule pour avoir voulu secourir mon père. Merci pour la reconnaissance. Quatre ans entre quatre murs, recroquevillé dans une surface d’environ quatre mètres carrés. Belle ironie du sort non ? Quatre ans à attendre patiemment la mort, et à transpirer jusqu’à l’épuisement sur les bancs de muscu laissés à notre disposition. Mais non, le repos du guerrier n’existe pas, même ici.

« La Coalition des Gouvernements Unis a besoin de vous Soldat Fenix! » La bonne blague ouais. La coalition a surtout besoin de chair à canon, de p’tit soldat capable d’aller se faire couper en deux sans rien dire. De toute façon, un soldat condamné à la prison à vie pour désertion, ça ne manquera à personne si il venait à pourrir au bord d’une route criblé de balles. Mais pour qui ils me prenaient…

Les mois ont passés, et on peut dire que j’ai du sang sur les mains. Et croyez moi, y’a pas plus dégueulasse que le sang de locuste. Ça vous imprègne jusqu’à l’os, ça vous empeste jusqu’à la nausée, et pire, ça vous contamine l’âme jusqu’à vous ôter définitivement le sommeil. Mais c’est le job, c’est pour ça qu’on me paye, c’est pour ça que j’ai obtenu du galon, c’est pour ça que je suis membre de l’escouade Delta. La bombe lumière ? C’est nous! Bon ok ça a pas vraiment marché comme prévu, mais nous on a fait le job. Les affrontements dans les entrailles ? C’est nous aussi ! Mais à quoi bon tout ça…

Le repos du guerrier n’existe pas. A l’heure ou j’écris ces quelques lignes, mon paquetage vient d’arriver. Et comme pour mieux nous rassurer sur l’issue de ce nouveau combat, les ronds-de-cuir ont eu la bonne idée d’appeler ça « BetaKit de Survie ». Bien joué les gars, rien de tel pour remonter le moral des troupes. Pas d’infos officielles sur la mission, mais ça ne saurait tarder. Une chose est sure, j’étais fier de m’être enfin débarrassé de l’odeur du sang. Pas d’bol.

Gears of War 3, sortie sur Xbox360 le 20 Septembre 2011

Merci à EPIC Games et Microsoft pour le splendide presskit.

Le trailer officiel :

PES 3DS : la honte de la famille ?

Premier jeu de football sur 3DS, dernier représentant en date de la mythique licence de Konami, j’attendais légitimement beaucoup de ce PES 2011 3D.

D’autant plus qu’il y a plus de 15 ans de passif entre moi et cette série. Une belle histoire d’amitié commencée à l’école primaire alors qu’ISS atomisait la concurrence, et qui ne s’est pas démentie pendant presque 10 ans avant qu’on commence à se perdre de vue. Je vous ai déjà raconté tout ça donc ravalons cette bouffée de nostalgie et donnons le coup d’envoi de ce match au sommet.

PES 3DS vs Ce que j’attendais

Vous vous souvenez peut-être que je vous ai déjà brièvement parlé de ce jeu lors de la preview de la 3DS en février dernier, principalement pour louer le rendu saisissant de la 3D. Et bien mes premières impressions sur ce point sont vérifiées sans réserve ! La profondeur de champ du terrain se prête idéalement à l’exercice et cela se vérifie sur l’ensemble des vues disponibles. La vue dynamique, avec la caméra derrière l’épaule du joueur comme dans les derniers FIFA, est particulièrement immersive mais malheureusement pas la plus jouable et je suis très vite revenu à la vue classique (caméra en hauteur perpendiculaire à la ligne de touche). Cette vue a un autre avantage que la lisibilité accrue de l’action, elle donne l’illusion de regarder un vrai match depuis la tribune (ça donne un avant goût de ce que peut apporter la 3D pour la diffusion du foot à la télé \o/). Pour ne rien gâcher, les graphismes sont propres si on oublie la spécialité maison (la bouillie de pixels à la place du public), le jeu est fluide et l’animation de qualité. Plus accessoire mais tout de même sympathique, on a désormais le droit aux commentaires de Grégoire Margotton et Christophe Dugarry, avec seulement 50% de commentaires complètement à côté de la plaque !

Si vous souhaitez rester sur une bonne impression du jeu de Konami, arrêtez la lecture de cet article ici. Si vous poursuivez après le prochain point, vous perdrez à jamais vos illusions.

Premier sorti, premier vendu

«Faire partie des jeux disponibles au moment de là sortie de la 3DS», voilà sûrement l’impératif qui a gouverné le développement de ce PES. Le résultat est un jeu bâclé qui gâche de belles promesses à cause d’une sortie prématurée.

Ça se traduit par des petites choses, comme les effectifs non mis à jour (ils datent du début de saison), des détails agaçants, comme l’obligation d’aller chercher le bouton start pour passer les ralentis alors qu’il est mal placé et très peu pratique, et des défauts rédhibitoires.
Commençons par l’ergonomie du menu Formation qui est un bijou de non fonctionnalité. La flemme de sortir le stylet (lui aussi particulièrement mal placé et peu pratique) pour faire un simple changement ? Pas de soucis, le jeu vous laisse gentiment une alternative : galérer avec les contrôles physiques pour passer d’un joueur à l’autre car on n’a pas le droit à une gentille liste de noms mais à des petits ronds sur un terrain schématisé. Cette merveilleuse idée permet de n’avoir ni le nom ni les caractéristiques des joueurs sous les yeux au premier regard, encore moins une quelconque indication de la fatigue (que je cherche toujours, avis aux âmes charitables) ! D’ailleurs en parlant de ça je viens de faire toute une saison sans faire un remplacement sans que ça ne change quoi que ce soit sur la forme de mon effectif…
Si seulement c’était la seule faiblesse du gameplay… Le changement de joueur automatique est navrant (mais heureusement configurable), surtout quand il amplifie un des plus gros défauts de ce PES : la passivité des joueurs contrôlés par l’IA. C’est simple, vos coéquipiers ne se soucient pas du ballon. Un de vos DC est hors de position et laisse un boulevard dans son dos ? Le latéral reste tranquillement sur son côté pour regarder le déboulé de l’attaquant adverse dans les meilleures conditions. Vous réussissez à contrer le porteur du ballon et à envoyer la gonfle dans les pieds d’un coéquipier ? Il l’ignore royalement, continue son mouvement ou le regarde rebondir sur ses pieds sans broncher. Vous faites une passe à un coéquipier ? Vos joueurs refusent de couper la trajectoire, que ce soit le destinataire ou les autres d’ailleurs. Vous centrez un ballon tendu suffisamment fort pour atteindre le second poteau ? Votre attaquant démarqué dans l’axe aux six mètres se fige et attend que le danger s’éloigne. L’IA est moisie dans le contrôle de vos coéquipiers ; elle est bien pourrie dans le choix des destinataires des passes également. Pourquoi faire une passe dans les pieds du joueur démarqué en plein dans l’axe du pad alors qu’on peut l’envoyer à 5 m du gonze planqué derrière trois adversaires à l’autre bout du terrain ? Aucune raison !
Je suis tellement déçu que je ne préfère pas vous parler du mouvement sur seulement 8 directions, des tirs de vieille qui trompent les gardiens à tous les coups, des retro-têtes surprises, de la gestion fantaisiste des transferts (Neuer à Lorient, pour moins cher que Jouffré, normal), du manque d’ergonomie des transferts, …

Étant donné l’absence de concurrence je vais serrer les dents et continuer à pratiquer ce PES, en rageant du gâchis que nous livre Konami. Mais bon, les gars, sortez vous les doigts si vous voulez que je raque pour le prochain opus. Surtout que d’ici-là je pourrais décider que la pelouse est plus verte chez FIFA…

Test réalisé à partir d’une version commerciale achetée avec mes maigres économies.

Oh non pas encore un vert

Un weekend décidément très Angry Birds puisqu’après mes conseils de pro je vous propose cette fois un graphique classant les oiseaux du jeu addictif de Rovio du plus génial au plus merdique.

Je suis près à parier que vous vous retrouvez dans ce classement. Soyez pas timides, allez-y ça va vous faire du bien vous verrez, lâchez toute cette rancœur accumulée contre cet enfoiré d’oiseau blanc pas foutu de faire péter cette cloison de chie !

angry-birds-lg.jpg

Comment terminer Angry Birds à 100%

Angry Birds est plus que LE jeu sur smartphone, c’est un défi, c’est une obsession. Tenter de le terminer à 100% peut un jour paraître impossible, et si réalisable le lendemain. On parle ici de décrocher les 3 étoiles de chaque niveau, un objectif si proche et si loin à la fois. Voici quelques conseils utiles pour en venir à bout !

1 – Joue la casual

Angry Birds ne se rush pas, pas question d’essayer de le terminer d’une traite sur un coup de tête. Avec 250 niveaux, sans compter Angry Birds Season, vous arriverez juste à vous dégouter du concept. Non, Angry Birds se joue à la cool, dans les transports, en cours, pendant la pub ou posé tranquillement sur le trône.

2 – Joue la casual, mais pas trop

Pas la peine non plus de se lancer dans des calculs de balistique, 95% des niveaux passent au feeling et pour ceux-là vous n’aurez pas besoin d’aide. Ceux qui restent par contre demanderont de la réflexion, de nombreux essais, de l’analyse de trajectoire et même de la stratégie. Il faudra trouver le bon équilibre entre destruction et économie d’oiseaux, et réadapter sa technique pour chaque niveau « à problèmes ». Pour certains il faudra même trouver LA trajectoire permettant de scorer, et c’est sur ces rares cas que tout va se jouer.

3 – Joue la casual quand même

C’est là qu’entre en jeu le facteur clé dans ce type de jeu : la chatte. Non mais, seriously, trouver qu’il faut taper pile le coin de telle brique c’est de la technique mais le faire en gérant le tir avec un gros doigt boudiné c’est plus du skillz, c’est de l’intervention divine. Alors on n’hésite pas et on y va au pif. Like a boss.

4 – La perfection n’est approchable que par la répétition

Se lancer dans le 100% à Angry Birds c’est du sérieux. Faut s’attendre à du sang et des larmes, faut s’attendre à en chier, faut s’attendre à ce que 5% des niveaux représentent 95% du temps de jeu. Autant dire qu’il faut aimer les défis à la con.

5 – Le Backup sauve des vies

Je suis moi-même en ce moment en quête des 720 étoiles… pour la troisième fois. Ouaip vous lisez bien, c’est ma troisième putain de tentative. Ça fait deux fois que je perds toute ma progression grâce aux joies de la technologie, et forcément ça arrive à chaque fois que je commence à y croire, à chaque fois que j’approche du bout du tunnel. Il y a des moments Nutella, et bien là c’est pareil, c’est des moments FUUUUUUUUUUUUUUUUU. Suivez mon conseil, ne vous lancez jamais là-dedans, fuyez pendant qu’il est encore temps, fuyez avant la mise à jour de la Saint Patrick, FUYEZ§§§ §§§§§§

Fan Day Bulletstorm

La grosse sortie du moment sur Bobox c’est Bulletstorm, et qui dit grosse sortie dit fan day pour découvrir la bête. Je ne me suis pas fait prier et je me suis rendu dans un lieu que je commence à bien connaître, le lounge microsoft aux portes de Paris, afin d’apprendre à tuer avec style !

Histoire d’être bien dans l’ambiance du titre de People Can Fly (en partenariat avec Epic Games), on s’est bastonné à grands coups de rangeos dans les genoux, les tibias et dans d’autres parties moins fermes et beaucoup plus sensibles. Une fois bien échauffé, on a sorti les fouets énergétiques et on a joué à Guillaume Tell. Autant vous dire qu’on a fait plus de compote de tête que de compote de pommes…

Voilà le genre d’activités qui correspondraient à merveille à un fan day Bulletstorm ! À la limite, on pourrait faire plus sobre et opter pour un paintball sans protections, et bourré bien entendu, mais voilà, chez Microsoft ça se dégonfle, ça joue les pisse-froid, ça flippe vénère, donc à la place c’est présentation du jeu par Edward Kay (Lead Gameplay Designer), découverte du solo et du multi, et buffet (pour les plus courageux)… Et finalement c’est peut-être mieux comme ça^^

Là, je pourrais vous raconter le pitch et vous donner mes impressions mais je réserve le suspens pour le test*. See you soon… Mouahahaha !

*Vu que j’ai scotché sur le jeu le test arrivera très vite ;)

Killzone 3 : le jeu

Killzone 3 est sorti ce mercredi mais certains chanceux, dont je fais partie, ont eu une semaine supplémentaire pour découvrir le dernier titre de Guerrilla Games. Parés pour une plongée dans l’enfer Helghast ?

Killzone 3 est une exclusivité PS3 et ce FPS futuriste est même un des portes étendards de la console de Sony. Il fait partie des titres qui exploitent le mieux le potentiel de la machine et il s’attache à en promouvoir toutes les fonctionnalités en affichant une compatibilité avec le Sharp Shooter (ou « Accessoire de tir de précision PlayStation Move » en Français dans le texte (no kidding)) et en gérant un affichage 3D sur les écrans compatibles. A jeu exceptionnel, mesures exceptionnelles : je vous livre dans la foulée le compte-rendu de la soirée de lancement et mon avis sur ce titre évènement.

Killzone 3 : au cœur de l’action

Cet épisode commence tout juste là où le précédent se termine (achtung, spoilers ahead !). Alors que votre coéquipier vient de rompre unilatéralement le contrat qui liait Scolar Visari à la vie, le retour de la flotte Helghast force l’ISA à un retour au bercail anticipé. Encore faudrait-il pouvoir atteindre les vaisseaux d’évacuation…

On débute donc l’aventure au cœur de l’action en essayant de se frayer un chemin dans la capitale d’Helgan en ruines. Pas de répit, Killzone 3 joue dès le départ sur ses points forts : une action intense, la sensation d’être toujours sur le fil du rasoir et une ambiance de guérilla urbaine du plus bel effet. La première scène en mecha en est une parfaite illustration avec ses tireurs embusqués dans des carcasses d’immeubles qui s’effritent sous vos tirs. Délicieusement épique ! J’ai adoré cette première partie et j’aurais signé sans réfléchir pour que le jeu se déroule entièrement sur ce plan. Les développeurs ont opté pour une aventure plus grandiloquente et l’histoire vous mènera bien plus loin que les faubourgs ravagés d’Helghan.

Ce choix de développer l’histoire au-delà de la fuite initiale permet toutefois une grande variété dans les décors traversés. De l’enfer urbain à la jungle helghaste, en passant par les côtes enneigées et même une station spatiale, il y en a pour tous les goûts. On peut d’ailleurs souligner au passage le travail fourni sur la relation entre environnement et narration. En effet, la variation de lieux est conjuguée avec une variation de rythme qui renforce l’impact du scénario pour un rendu final très cinématographique.

Le gameplay n’est pas non plus avare en variété et vous pourrez tour à tour vous essayer au pilotage de mécha, de jet-pack, ou encore prendre le poste de tir sur un chasseur spatial, un tank ou un jumper. A côté de ça, la jouabilité des phases FPS reste très (trop ?) classique et les afficionados des jeux de tir sur consoles auront peut-être un peu de mal à y trouver une quelconque « Killzone’s touch ». En tout cas, le feeling des différentes armes est plutôt bon et l’ensemble se révèle cohérent.

Côté technique, les équipes de Guerilla rendent une copie quasi parfaite avec notamment des graphismes de toute beauté. D’ailleurs, ils se vanteraient presque d’avoir fait cracher à la PS3 100% de ses capacités ! Pas de ralentissements à déplorer malgré l’intensité de certaines scènes, pour ce qui concerne le commun des mortels en tout cas, car je ne peux pas me prononcer sur le rendu qu’auront les bourgeois technophiles sur leurs indécents écrans 3D. Tant qu’on est au chapitre des choses que je n’ai pas pu tester, je regrette que le mode coop soit uniquement disponible en local :’( (et que ma bien aimée préfère Dance Central aux FPS :p)

Enormément de qualités donc pour Killzone 3, qui souffre tout de même de défauts propres à son genre. Sa linéarité (OMG les murs invibles oO) et sa durée mini en sont les exemples les plus frappants.

C’est bon quand c’est long

Quel est le con qui a décidé que le solo d’un FPS ne devait pas durer plus de 6 heures à suivre des couloirs ? Les joueurs ? Ah ben oui tiens, on dirait que ce sont les joueurs les responsables. Vous savez, ceux qui ont propulsé Modern Warfare 2 et son solo anémique en haut des charts. MW2, le jeu pour lequel certains ont passé plus de temps devant la RNAC que sur le mode campagne ! C’est bien connu, le client est roi, donc tous les petits camarades se sont alignés et le virus s’est répandu plus vite que la chtouille dans un pensionnat de jeunes filles. Oui je sais, je suis de mauvaise fois. En plus, le multi vient rallonger la sauce, et il devient même l’atout principal de certains titres. Seulement moi, je m’en bat les sacs à gamètes du multi !*

Alors bon, là le coup de gueule tombe sur Killzone 3 mais je l’aime bien au fond !

Conclusion

Faisons simple, Killzone 3 est un excellent FPS. J’ai réellement accroché au scénario et à la façon dont il est raconté et on ne peut qu’être admiratif devant ses qualités techniques. Les quelques faiblesses sont compensées par le gros boulot fourni par Guerilla Games pour fournir un jeu qui n’a rien à envier aux blockbusters du 7è art en termes de spectacle. N’hésitez pas, c’est top ;-)

*Pour ma défense, de toute façon le multi n’était pas encore ouvert quand j’ai testé le jeu ;)

[tabs slidertype="images" auto="yes"] [imagetab width="430" height="242"]/wp-content/uploads/2011/03/killzone3_s1.jpg[/imagetab] [imagetab width="430" height="242"]/wp-content/uploads/2011/03/killzone3_s2.jpg[/imagetab] [imagetab width="430" height="242"]/wp-content/uploads/2011/03/killzone3_s3.jpg[/imagetab] [/tabs]

Killzone 3 : le fan day

Première étape de mon infiltration sur Helgan !

Killzone 3 est une exclusivité PS3 et ce FPS futuriste est même un des portes étendards de la console de Sony. Il fait partie des titres qui exploitent le mieux le potentiel de la machine et il s’attache à en promouvoir toutes les fonctionnalités en affichant une compatibilité avec le Sharp Shooter (ou « Accessoire de tir de précision PlayStation Move » en Français dans le texte (no kidding)) et en gérant un affichage 3D sur les écrans compatibles. A jeu exceptionnel, mesures exceptionnelles : je vous livre dans la foulée le compte-rendu de la soirée de lancement et mon avis sur ce titre évènement.

Killzone 3 : le fan day

Tout a commencé jeudi dernier. Nos agents infiltrés dans l’administration Helghast ont réussi à nous fournir de fausses identités et nous avons pu endosser le rôle de jeunes recrues, convoquées au Killzone Camp pour leur intégration dans la troupe. Le rendez-vous est donné dans un bunker gigantesque abritant le centre d’entraînement le plus secret d’Helgan. Petite montée d’adrénaline au moment de passer le contrôle, et si nos espions avaient merdé ? Putain, s’être raclé la carcasse sur cette planète pourrie pendant des mois pour échouer maintenant, ça serait vraiment trop con ! «Avancez jusqu’à la salle au fond du corridor». Je crois que j’ai jamais été aussi soulagé de recevoir un ordre ! Ça y est, le loup est dans la bergerie, la partie commence…

Après avoir reçu les affectations, la bleusaille est rassemblée dans la salle de briefing. Ça sue velu sous les uniformes autour de moi, elle fait pas la maline la fière jeunesse d’Helgan ! Une belle brochette de gradés bouffis de suffisance est assise là-haut sur l’estrade. Ça me démange de lancer une grenade, là tout de suite, et de les envoyer ad patres. Boum ! Décapitée la Graaaande armée Helghast ! Mais non, ça serait une connerie, je me ferai trouer le cuir par les snipers avant d’avoir pu lancer quoi que ce soit . En plus, on apprendrait jamais ce que ces connards sont en train de préparer pour nous la faire à l’envers. Un des généraux s’approche du pupitre pour s’adresser aux troupes, c’est Matijs de Jong (Game Director chez Guerilla) qui va présenter le dernier plan de conquête imaginé par leurs cerveaux malades. Faire venir un tribun pour s’adresser aux bidasses c’est bien, en choisir un qui ne se contente pas de (mal) lire des fiches c’est mieux ! C’est plus difficile de subjuguer une foule sans la verve de ce vieil enfoiré de Visari hein ! Rico a peut-être eu raison de l’envoyer faire un séjour longue durée chez le Grand Cornu après tout. L’endoctrinement fonctionne quand même malheureusement, et mes « camarades » jubilent à l’annonce du plan qui devrait permettre aux Helghasts de dominer la galaxie. Nom de code : Killzone 3. Le discours terminé, pendant que les différentes sections vont s’affronter sur le terrain d’entraînement, je m’éclipse discrètement avec toute les infos nécessaires pour leur foutre la gueule de bois de leur vie.