Concours : 20 clés pour le beta fermée de Brick Force à gagner !

Brick force, le FPS sandbox free to play cross platform du studio Infernum sort au printemps prochain. Mais pourquoi attendre alors que Ludomaniaque vous offre 20 places pour la bêta fermée qui commence le 28 février ? A vos marques. Prêts ? Partez !

 

 

Brick Force

 

Pour résumer simplement le principe de Brick Force on peut dire qu’il s’agit d’un mélange de Minecraft et de Team Fortress 2.

  • Minecraft pour la partie Création qui vous permettra de construire vos niveaux bloc par bloc, seul ou à plusieurs, sur votre PC, votre tablette ou votre smartphone (iOS et Android).
  • Team Fortress 2 pour l’aspect FPS cartoon, jouable sur PC dans un premier temps et très vite disponible sur vos terminaux mobiles.

 

Que donne en pratique le mariage de ces deux excellents jeux ? Découvrez le par vous-mêmes en essayant de gagner une des 20 clés mises en jeu sur Ludomaniaque pour la bêta fermée de Brick Force !

 

Comment gagner ?

 

Pour participer, envoyez simplement un mail à concours.ludomaniaque@gmail.com en indiquant Concours Brick Force en objet du message.

 

 

Les 20 gagnants seront tirés au sort le 27 février à 20h tapantes. Ne trainez pas ;)

Concours Rift

On commence 2012 comme on a terminé 2011 avec une avalanche de cadeaux pour nos lecteurs adorés. Et cette fois on vous fait gagner 1 abonnement de 6 mois et une tonne de goodies pour Rift, le MMO de Trion Worlds. Awesome, isn’t it ?

Boom shakalaka ! Ça nous fait très plaisir de pouvoir organiser ce genre de concours et je pense que sur ce coup-là vous allez vous régaler les coquinous !

 

 

En effet, 6 gagnants vont se partager les magnifiques lots suivants :

  • 6 mois d’abonnement à RIFT,
  • 5 lots de goodies comprenant chacun un tee-shirt, un sac et un tapis de souris RIFT.

Pour participer il vous suffit d’envoyer un mail à

concours.ludomaniaque@gmail.com

avec « Concours RIFT » en objet en précisant si vous possédez le jeu ou si vous comptez en faire l’acquisition (et oui, les 6 mois d’abonnement nécessitent de posséder RIFT ;) ). N’oubliez pas vos coordonnées postales pour l’envoi des lots !

 

Vous pouvez doubler, voire tripler vos chances grâce à nos amis les réseaux sociaux :

  • en étant fan de la page facebook de Ludomaniaque,
  • en me suivant sur Twitter et en tweetant le message suivant :  » #Concours #RIFT : 6 mois d’abo + 5 lots de goodies ! Follow @Almighty_Djou + RT = doubler vos chances http://www.ludomaniaque.fr/?p=3042 « 

 

 

Les gagnants seront tirés au sort le 31 janvier prochain ! Bonne chance et n’hésitez pas  à tenter votre chance pour nos autres concours ;)

 

1 participation par personne/IP, concours réservé à la France métropolitaine, etc :p

Concours Orcs Must Die

Nouveau concours sur Ludomaniaque avec 5 jeux Orcs Must Die à la clé !

Après vous avoir offert des places de cinéma il y a quelques jours, on vous propose cette semaine de quoi bien occuper vos vacances de Noël avec 5 exemplaires de Orcs Must Die sur Steam à gagner !

 

 

Pour empocher un des cinq exemplaires du tower defense de Robot Entertainment il va falloir se creuser un (tout petit) peu les méninges en répondant aux questions suivantes :

  1. Dans son test, BDL pense que la durée de vie est « bien mais… » ?
  2. Outre le PC, sur quelle plateforme peut-on s’adonner aux joies de Orcs Must Die ? (Indice)

 

Pour participer, envoyez moi simplement vos réponses par mail à concours.ludomaniaque@gmail.com en indiquant en objet Concours Orcs Must Die  ;)

 

Vous pouvez également doubler vos chances en devenant fan de la page facebook de Ludomaniaque ou en tweetant le message suivant :

«5 jeux Orcs Must Die à gagner sur Ludomaniaque ! http://www.ludomaniaque.fr/?p=2946 #concours #steam cc @Almighty_Djou »

N’oubliez pas qu’il faut que je puisse faire le lien entre le mail, le tweet et votre pseudo facebook !

 

Les 5 gagnants seront tirés au sort le 25 décembre (par le Père Noyel en personne bien évidemment), bonne chance à tous !

Test : Battlefield 3 (PC)

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé en allant manger un fast-food, genre un Quick , de vous sentir sale en sortant. Comme si votre cerveau vous faisait comprendre en branchant les sentiments sur la prise « regret » que vous venez de payer pour vous boucher une demi-artère. C’est exactement ce que j’ai ressenti en jouant à Battlefield 3. Ah, pourtant ils nous ont fait baver Dice, en nous gavant de screenshots tous plus photo-réalistes les uns que les autres, en nous montrant des séquences de jeux à priori à couper le souffle et surtout en claironnant haut et fort que le jeu allait écraser la concurrence, Call of Duty : Modern Warfare 3 en premier lieu. Et bien croyez-moi, on a bien été pris pour des jambons dans l’histoire, et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

 

NB : ce test ne s’intéresse qu’à la partie solo de Battlefield 3 sur PC. Le mode mutli-joueur d’un FPS moderne n’est à mon sens pas un gage de qualité dans la mesure où il se base de nos jours sur un farming digne d’un MMO maintenant les joueurs dans un état d’addiction leur faisant oublier qu’ils se contentent de répéter inlassablement les mêmes phases de jeu. De plus, une grande partie du plaisir pris tient aux joueurs adverses, ce qui n’est pas une plus-value apportée par le développeur. Et puis de toute façon si je veux jouer à un bon FPS multi-joueur, je ressors Quake 3 ! (troll inside)

 



 

Battlefield : une licence en perte d’identité

 

Avant de commencer le test, faisons un peu d’histoire. Battlefield 3 fait suite à une série de titre dont le premier, Battlefield 1942 sorti en 2002, a marqué à vie le cœur de joueurs dont je fais partie en proposant un mode multi-joueurs à grande échelle innovant et incroyablement fun avec des amis en réseau local. Maintenant, il faut aussi se rendre à l’évidence, Battlefield 1942 était un mauvais FPS, les déplacements étaient terriblement mous, les armes sans aucun feeling, bref, il faisait honte à tous les jeux sortis avant lui sur la seconde guerre mondiale, notamment le premier Call of Duty. Ce premier jeu était aussi quasi-intégralement focalisé sur le multi-joueurs, mais au fur et à mesure de son existence, la licence s’est adaptée, a amélioré le coté FPS de son titre et s’est mise à proposer un contenu solo de plus en plus étoffé et a fait définitivement rentrer la série dans les canons du FPS moderne avec le décevant Bad Company 2. Arrive aujourd’hui Battlefield 3, développé par Dice, dont l’ambition affichée est tout simplement de détrôner les Call of Duty de leur position dominante sur le FPS grand public.

Par conséquent, autant mettre les choses au clair tout de suite, en installant le jeu je savais à quoi m’attendre. Les FPS récents tendent de plus en plus à se rapprocher d’une expérience linéaire quasi-cinématographique, en usant et surtout abusant de scripts déclenchant des évènements souvent impressionnants dont le joueur n’est que spectateur. Il faut cependant reconnaitre que ce procédé n’a pas que des mauvais côtés notamment quand les scripts s’intègrent bien aux phases de gameplay (les premiers Call of Duty en sont l’exemple parfait). Mais en tout cas, il n’y avait pas de raisons pour que Battlefield 3 déroge à la règle.

 

 

Un jeu qui frise le foutage de gueule…

 

Le début du jeu suit donc les standards du FPS moderne mais les pousse cette fois à leur paroxysme : le scénario est archi-basique (on retrace les évènements ayant précédé un interrogatoire musclé du personnage principal, à la manière de Call of Duty : Black Ops) et les scripts abondent pour gonfler une mise en scène linéaire, lourde et prévisible. L’expérience est d’autant plus douloureuse lorsque l’on sort d’un jeu comme Bastion. Dans ce titre, tout est fait pour minimiser les phases de passivité du joueur et chaque instant est mis à profit pour introduire un élément d’interactivité. Dans Battlefield 3, c’est exactement la démarche inverse qui est suivie : tout est fait pour que le joueur soit le plus passif possible et se contente d’observer béatement la soupe visuelle qu’on lui sert. Pour bien illustrer mes propos je vais prendre comme exemple une des scènes phares présentées à la presse avant la sortie du titre et qui est tristement représentative du reste. Cette phase de jeu nous place dans la peau d’un pilote de chasse lors d’une sortie aérienne et commence à bord d’un porte-avion. Première surprise dès le départ, on ne peut pas du tout interagir avec son personnage : il marche tout seul et regarde où il veut pendant qu’il taille le bout de gras avec son co-pilote. C’est après quelques minutes à le regarder vivre sa vie (c’est long, croyez-moi) que notre avatar met enfin le nez dehors et finit par rentrer dans un F-18 rutilant. Et à ce moment là, on se dit que ça y est, on va jouer et ça va envoyer du steak.

Bon bah en fait non, la première chose que je dois faire, c’est fermer le cockpit en appuyant sur une touche du clavier. Génial. C’est pas exactement ce à quoi je m’attendais pour la toute première interaction du niveau, mais soit. Juste après, on me demande de vérifier le fonctionnement des ailerons. Pour ça, je dois déplacer ma souris vers la gauche, puis vers la droite. Je sais pas comment vous le ressentez, mais dans une phase de jeu qui n’est pas censée être un tutoriel, j’ai eu furieusement l’impression qu’on se foutait de ma gueule. Enfin cela dit j’étais content, je pouvais enfin diriger mon personnage, il avait toujours les fesses vissées dans le cockpit, mais c’était toujours ça de pris. Par contre, je ne suis pas resté joyeux très longtemps car sans que je fasse réellement attention, l’avion a fini par décoller. Tout seul. Sans que je n’aie rien eu à faire. Et il se pilotait aussi. Tout seul. Alors oui, après avoir volé sans rien faire d’autre qu’admirer le paysage (des nuages et de l’eau, super) pendant 5 min, j’ai quand même eu à tirer sur des ennemis (sans même avoir à viser) et à balancer des contre-mesures quand un missile me reniflait le train. Mais au final, je n’ai eu à toucher à mes contrôleurs qu’une trentaine de fois sur presque vingt minutes dans ce qui ne ressemblait qu’à une séquence de QTE d’une faiblesse inouïe. Je vous laisse imaginer le niveau de frustration que j’ai atteint, surtout en repensant à ce que Dice montrait avec fierté dans tous les salons du monde cette année.

 

 

Alors que je me laissais piloter dans cet espèce d’hybride F-18/Taxi/Grand 8 je me suis senti profondément frustré et vexé en même temps. Pas forcément parce que les développeurs nous ont fait miroiter un vrai gameplay pour finalement voir le soufflé retomber. Mais parce que j’ai eu l’impression d’avoir été pris pour un mec trop stupide pour faire voler mon avion moi-même. Comme si en le pilotant, j’allais rater les beaux scripts que Dice avait mis en place avec son moteur 3D tout neuf. Comme si la première chose que j’allais avoir envie de faire en décollant, c’était de m’encastrer dans le porte-avion comme un kamikaze pour voir « comment ça fait » et que ça allait déranger. Comme si j’allais gâcher le spectacle. Eh bien oui monsieur Dice, c’est exactement de ça dont j’ai envie ! J’ai payé cinquante euros pour jouer, pas pour vous laisser me balancer dans le visage des pelletés d’explosions que j’ai vaguement provoquées pendant cinq heures tout en croyant que ça suffise pour que je me gargarise de plaisir. Là j’ai eu l’impression d’être devant un coffre à jouets avec systématiquement le même gros lourd derrière mon épaule qui me chuchote sans arrêt quel jouet sortir, quoi faire avec et qui en plus ne se gêne pas pour finalement tout faire à ma place.

 

 

…qu’une technique de haute volée ne sauve pas

 

Ce qui est réellement dommage c’est que sorti de ces phases sans intérêt (qui composent une petite moitié du jeu tout de même), les phases de shoot sont honnêtes. Elles sont sans imagination, mais souvent bien rythmées grâce à une progression fluide, un level-design qui, à ma grande surprise, est parfois relativement ouvert et un feeling des armes qui oscille entre le correct et le très bon. Quant à la réalisation technique, si elle reste inégale (textures parfois baveuses) il est indéniable que le rendu général est très réussi, surtout sur un PC puissant (la machine de test est un PC type « gamer » de moins d’un an). Mention spéciale aux effets de lumières, tout bonnement bluffants et aux effets sonores, dont le rendu est un des plus immersifs jamais entendu.

Mais au final, malgré ses qualités techniques, Battlefield 3 reste un mauvais jeu. Comprenons-nous bien, je ne critique pas le travail des développeurs, qui est indubitablement énorme, notamment sur la partie graphique. Mais je critique leur démarche qui consiste à écarter au maximum le joueur au profit d’une branlette esthétique à laquelle il ne participe pas vraiment. Le titre semble véritablement avoir été conçu pour vendre un moteur 3D. Le pas en arrière est immense, alors que des jeux comme Rage, et à la limite Bulletstorm, nous laissait entrevoir un retour salutaire aux véritables valeurs vidéoludiques du FPS. Par conséquent, j’espère de tout cœur que Battlefield 3 ne soit qu’un simple benchmark vaguement interactif. Car si Dice a imaginé combler ses joueurs avec un jeu pareil à tel point que cela a constitué pour eux une raison suffisante pour faire les gros bras devant la presse, je m’inquiète un peu pour l’avenir de notre média favori.

Super Smash Land

Si Super Smash Bros était sorti sur Game Boy, il aurait sûrement ressemblé à ça. Et miracle de la technologie c’est sur PC et gratuitement que ça se passe !

Super Smash Land est un demake du merveilleux jeu de combat de Nintendo. 6 combattants disponibles, dont 2 à débloquer, un mode Arcade fidèle à l’original, un mode multiplayer jusqu’à 4 joueurs, un vrai bonheur !

 

Le jeu est l’oeuvre de Dan Fornace dont vous pouvez retrouver une interview ici. Vous pouvez récupérer le jeu depuis le site du projet et il est téléchoppable par là directement. Have fun !

Blocks That Matter

Ça fait longtemps qu’on n’a pas parlé de jeux indé sur Ludomaniaque. Le test de Blocks That Matter va remédier à ça !

Blocks That Matter est le dernier jeu du studio français Swing Swing Submarine, dont je vous ai brièvement parlé à l’occasion du Festival du Jeu Vidéo en octobre dernier. Disponible sur XBLA depuis un peu plus de 3 mois, il vient de débarquer sur Steam (Windows et Mac) et la version Linux devrait arriver dans les prochains jours. Il s’agit d’un jeu de réflexion teinté de plate-forme, le tout en bonne vieille 2D.

Simple, mais pas simpliste

Le principe est aussi simple qu’efficace. Vous devez récolter des blocs de matériaux divers pour bâtir des structures composées de quatre blocs. Ces éléments pourront vous servir de plate-forme pour atteindre une partie inaccessible, vous permettre d’interagir avec l’environnement ou encore de vous débarrasser des quelques ennemis du jeu. Certains matériaux ont des propriétés physiques spécifiques (sujet à la gravité,inflammable,…) ce qui enrichit agréablement le gameplay. C’est d’ailleurs tellement agréable qu’on aimerait en avoir d’avantage !

Dans BTM vous incarnez Tetrobot, un robot foreur qui doit délivrer ses créateurs des griffes d’un mystérieux personnage. Le scénario est parfaitement accessoire mais il est plutôt sympathique avec ses touches d’humour et ses références vidéoludiques.
Les références parlons-en puisque BTM rend hommage aux jeux à base de blocs à travers les fameux Blocks That Matter. Ces trésors doivent être récoltés au cours de l’aventure à raison d’un par niveau et symbolisent chacun un titre marquant. Ils constituent un challenge intéressant puisqu’en plus de terminer le jeu à fond ils permettent de débloquer des niveaux bonus extrêmement sympathiques. Je pense en particulier au niveau hommage à Tetris qui est un pur bonheur. D’autres stages bonus récompensent les acharnés qui terminent les niveaux avec un maximum de blocs dans leur besace. Ces petits défis rallongent la durée de vie et même si le challenge n’est pas extrêmement relevé le jeu vous occupera un bon moment.

En conclusion, Blocks That Matter est un excellent jeu. C’est mignon, c’est malin et c’est vendu à vil prix (240 MS Points sur Xbox et 5€ sur PC). Vous n’avez aucune excuse pour passer à côté de ce petit bijou !

Pour aller plus loin

La page de Blocks That Matter sur le Marketplace Xbox.

La page Steam (avec des vidéos de présentation).

La bande-son du jeu disponible en écoute gratuite ici.

Prototype

Mon test de Prototype sur Xbox360 arrive à point nommé pour célébrer le deuxième anniversaire du titre.

Alors que le deuxième épisode vient d’être présenté à l’E3, revenons sur le jeu d’action de Radical Entertainment. Sorti au même moment qu’Infamous, Prototype a souffert de la comparaison lors du lancement et les ventes n’ont pas été à la hauteur des attentes. Enfin j’imagine, parce que j’ai pu lui faire une place dans mes étagères en échange d’un billet de 5 lors des dernières soldes. Et après quelques mois à prendre la poussière dans le tas des jeux à faire, il était temps que je lui laisse sa chance.

Lui gratter le dos, you're doing it wrong

 

Voir New-York et mourir

Alors qu’un terrible virus mutagène se répand sur Manhattan, Alex Mercer se réveille sur une table d’autopsie quelques secondes avant que des des types en combinaison biologique ne lui ouvrent le bide. Partiellement amnésique, il se rend rapidement compte qu’il est doté de pouvoirs étranges. Il va devoir dénouer les fils de son passé pour essayer de découvrir ce qui lui arrive et ce qui se passe en ville.

Le pitch peut paraître léger au premier abord mais le déroulement de l’histoire amène son lot de rebondissements et au final le scénario est plutôt une bonne surprise. L’intrigue se dévoile au fur et à mesure de la réalisation des missions principales mais pas seulement. Un des pouvoirs d’Alex lui permet d’assimiler d’autres personnes et d’avoir accès à leurs souvenirs. Vous devez donc, en parallèle de la quête principale, rechercher et assimiler les protagonistes de l’histoire si vous souhaitez reconstituer la totalité du puzzle. J’ai trouvé que cette idée renforçait vraiment l’immersion et j’ai pris plaisir à traquer ceux qui pouvaient m’en apprendre plus sur les mystères entourant cette épidémie.

SURPRISE §§§§

 

Assassin’s Creed meets X-men

Prototype est un jeu d’action à la troisième personne qui se déroule dans un monde ouvert. Vous pouvez aller où bon vous semble sur une île de Manhattan entièrement reconstituée pour l’occasion. Vu que je n’ai pas encore eu la chance de visiter New-York je ne pourrai pas juger la qualité de la reconstitution, mais je vous promet une MàJ à mon retour de la Big Apple dans quelques mois :D
Comme dans la plupart des jeux du genre, vous lancez les missions (principales comme secondaires) en vous rendant à un endroit précis indiqué sur votre carte. En chemin, vous pouvez vous frotter aux militaires, aux infectés, aux civils ou aux trois à la fois pourquoi pas. Vous pouvez aussi chercher les 250 orbes lumineuses planquées dans la ville (bon courage).
Traverser Manhattan à pieds c’est sympa quand on fait du tourisme mais quand la moitié de la ville veut te faire les fesses… Du coup, plutôt que prendre les transports en commun, Alex met à profit ses pouvoirs en courant sur les façades d’immeubles et en planant de building en building. Assez jouissif, j’avoue. Plus tard dans le jeu vous pourrez également emprunter des tanks et des hélicoptères, like a boss.
La plupart des missions déclinent le concept de seek and destroy avec quelques variations pour éviter la monotonie, des objectifs à protéger ou des phases d’infiltration (simplistes) mettant à profit la capacité d’Alex à prendre l’apparence des personnes assimilées par exemple. Les missions secondaires offrent un peu plus de variété avec des parcours chronométrés sur les toits, des cibles à assimiler ou des combats au coté des militaires ou des infectés. J’ai particulièrement aimé celles où il faut atterrir au centre d’une cible en partant du haut d’un gratte-ciel, complètement artificielles dans le récit mais plaisantes à jouer.

Eh man, je plane !

 

Ces quelques touches de «finesse» ne font pas de Prototype un jeu subtil. Ça bourrine velu même ! On peut défoncer des hélicos en vol à coups de pied sautés, ça vous donne une idée du niveau. Alex peut acquérir un bon paquet d’attaques en échange de ses points d’expérience, trop même car au final on utilise toujours les 3 ou 4 mêmes et certaines compétences sont carrément totalement inutiles («Tiens les mecs, si on lui filait une vue thermique ? Pour quoi faire ? Je sais pas, mais ça serait cool !). Entre les différentes transformations, les véhicules et les armes des militaires, on a l’embarras du choix pour se fritter avec les hordes d’ennemis du jeu. Certains coups, utilisables avec une jauge d’énergie à bloc ou au contraire au bord de la mort, sont particulièrement dévastateurs. Vous pouvez débloquer plusieurs de ces Cataclysmes mais perso je suis resté fidèle au même pendant quasiment toute la partie : des dizaines de tentacules jaillissent du héros mutant et transpercent tous les ennemis à proximité. Subtilité quand tu nous tiens :D

L'art contemporain, un monde sans pitié

 

Par contre, si ça vous a traversé l’esprit oubliez tout de suite l’idée de tailler un personnage sur mesure. Les points d’XP pleuvent et vous pourrez acheter toutes les améliorations sans problèmes (à condition de faire quelques missions annexes bien sûr). D’ailleurs, vos actions n’ont pas non plus d’impact sur le déroulement de l’histoire. Vous aurez beau sauver une escouade de Marines en train de se faire démonter par des mutants de 3m de haut, si vous utilisez vos pouvoirs ils vous troueront le cuir sans état d’âme. Vous pouvez toujours détruire toutes les bases militaires que vous croisez, l’épidémie ne se répandra pas plus vite pour autant. À la place, la situation globale progresse après chaque mission de la trame principale. C’est plutôt sympa de voir la ville évoluer au fur et à mesure de l’extension de l’infection même si on échappe pas à quelques situations ubuesques, comme par exemple une rue parfaitement calme coincée entre une rue envahie par les infectés et une autre où l’armée est en train de faire un carton dans la foule. La crédibilité de l’univers en prend encore un coup quand vous réussissez à défoncer le barrage qui bloque la sortie de la ville pour vous retrouver bloqué par un mur invisible 50 m plus loin. Ou encore quand les développeurs n’ont même pas cherché d’excuses pour vous empêcher de vous barrer à la nage, se contentant de vous faire sauter vers la rive comme un saumon de Norvège. Ou quand vous vous rendez compte que les civils ne protestent pas du tout contre leur quarantaine sur une île infecté par le virus le plus dégueulasse de la Création. Ou quand…

La chasse à l'hélico, un sport en vogue aux States

 

Les graphismes et la partie sonore sont loin d’être inoubliables mais le jeu tient la route. Pas de gros problèmes au niveau du gameplay, on n’utilise pas les coups qui demandent des combinaisons de touches foireuses et tout le monde est content :D

Au final, Prototype est un jeu plein de défauts auquel j’ai pris un réel plaisir à jouer. C’est dû à son côté défouloir bien sûr, mais aussi à son background. Aussi bien sur le fond, mais difficile d’en dire plus sans spoiler, que sur la forme avec ce système d’assimilations que j’ai simplement adoré. J’espère que la suite insistera d’avantage sur cet aspect du jeu, et justement :

Prototype 2 : le retour de la vengeance

L’E3 a été l’occasion d’en savoir un peu plus sur le nouvel opus de la saga.

Les développeurs promettent que les retours des joueurs ont été au cœur de leurs préoccupations et qu’ils ont travaillé sur les points faibles du premier. Principalement, cela concerne variété des décors et de l’action ainsi que le renforcement de l’importance du récit dans le déroulement du jeu, On a également appris que Mercer laisserait sa place au Sergent James Hellar qui le tient pour responsable de la mort de sa femme lors des évènements du premier Prototype. Je ne suis pas convaincu par ce choix, Alex Mercer avait un gros potentiel ! Mal exploité peut-être, mais indéniable. Là j’ai un peur qu’ils nous sortent un chevalier blanc sans peurs et sans reproches :\

Prototype est disponible sur Xbox360, PS3 et PC. Ce test a été réalisé sur la console de Microsoft.