Extra Lives #6 : Journey

Sixième numéro d’Extra Lives, et le plaisir est toujours immense pour moi de tenter de partager avec vous mes émotions de joueur. Je suis fier d’essayer, en toute humilité, d’écrire différemment sur le thème du jeu vidéo.

Sur Ludomaniaque on ne joue plus, on vit. Et cette semaine, place à une invitation au voyage ! Lire la suite

Extra Lives #3 : Uncharted 3

Ma deuxième contribution à Extra lives sera consacrée au dernier épisode de la licence phare de Sony : Uncharted 3. Sur Ludomaniaque on ne joue plus, on vit.

Et une nouvelle fois ce n’est pas le rôle du beau héros ténébreux que j’ai eu envie d’endosser. Ce n’est même pas celui d’un personnage, même insignifiant, du jeu de Naughty Dog. Non, j’ai choisi un point de vue extérieur à l’histoire.

 

Affaire Uncharted 3

  • Homicides multiples.
  • Crime organisé.
  • Vol et recel d’œuvres d’art.
  • Violation du code de l’urbanisme.

 

 

Chronologie des faits

 

Vendredi 14/11/2011

23 h : Des bruits sourds et étouffés pouvant correspondre à des coups de feu sont signalés aux forces de l’ordre par de multiples témoins. La chronologie des signalements permet d’établir que la source de ces différentes manifestations sonores est la même et qu’elle est vraisemblablement en mouvement.

23 h 34 : Les premières patrouilles dépêchées sur les lieux ne constatent rien d’anormal.

 

Samedi 15/11/2011

00 h 48 : Le recoupement des lieux des signalements et des bases de données géographiques de nos services permet de dégager de fortes similitudes avec le tracé d’une ligne abandonnée du métro.

01 h 11 : Arrivée des agents à l’entrée de service de la ligne U, rue Churchill. Les lieux censés être abandonnés depuis les années 60 portent des traces d’activité récente. Nombreuses traces de pneus notamment.

01 h 32 : Des traces de sang maculent l’entrée du tunnel. Des marques caractéristiques permettent de penser que des corps ont été traînés dans le passage. Décision est prise de suspendre l’inspection en attendant l’équipe d’intervention.

 

 

[Données manquantes]

 

02 h 37 : L’équipe d’intervention donne son feu vert, les lieux sont sécurisés.
Les premières constatations font état de nombreuses victimes par balle. Certaines parties du souterrain sont littéralement jonchées de corps.
L’équipe alpha rapporte la présence d’installations illégales remplies d’œuvres d’art. Les photographies des pièces incriminées sont transmises à la Direction Générale pour comparaison avec le fichier des œuvres volées.

 

 

05 h 20 : Le nombre total de victimes est porté à 178.
Elles semblent toutes appartenir à une organisation criminelle tentaculaire, une armée privée de plusieurs centaines d’hommes qui possèdent des installations secrètes en plein cœur de Londres. Devant l’ampleur de l’affaire, décision est prise de transmettre le dossier au contre-terrorisme en conséquence de quoi nous sommes dessaisis de l’enquête.

 

Je ne suis pas un grand amateur de la licence Uncharted et cet Uncharted 3 ne m’a malheureusement pas réconcilié avec la série. Pour moi (et je sais que vous allez être nombreux à ne pas être d’accord), Uncharted souffre de graves problèmes de game design, de level design et des incohérences scénaristiques venant ruiner les qualités du titre. Drake a beaucoup de qualités mais je ne suis pas sensible à son charme, voilà tout.

Motorstorm RC

Premier jeu PS Vita, premier coup de cœur ! Ce n’est ni Wipeout ni Uncharted, c’est Motorstorm RC.

On a connu Motorstorm jeu de quads survitaminé sur PS3, on retrouve Motorstorm jeu de voitures télécommandées sur PS Vita. Console taille réduite, voitures taille réduite, mais fun XXL !

 

 

Les vrais savent

Nostalgiques des Micromachines, vétérans fans du mythique Off Road, unissez vous pour répandre la bonne parole : Motorstorm RC vient prendre la relève de ses illustres modèles ! Le jeu de Evolution Studios reprend en effet ce gameplay si particulier et si typique des véhicules radiocommandés avec son point de vue extérieur au circuit. Piloter comme si on était dans le cockpit alors que son bolide change de direction au gré des virages demandera certainement un petit temps d’adaptation aux néophytes mais le jeu en vaut la chandelle. Les plus frileux pourront toujours opter pour un mode de contrôle alternatif où la voiture se dirige dans la direction du stick. On ne les jugera pas, promis. Mais les vrais savent.

 

Petit mais costaud

Les 16 circuits, reprenant les thèmes des épisodes précédents de la série Motorstorm, se déclinent dans 4 modes de jeu (Poursuite, Course, Time Trial et Drift) pour former un total généreux de 64 épreuves. Pour compléter le tableau, Motorstorm propose 8 types de véhicules (customisables :pimpmyride:) aux caractéristiques et donc aux pilotages différents.

Un contenu conséquent qui ne livre tout son potentiel qu’en se tirant la bourre à distance avec ses potes. La difficulté du jeu solo est en effet plutôt légère et il faudra compter sur vos adversaires en chair et en os pour vous pousser dans vos derniers retranchements.
Cette compétition par chrono interposé est bien sûr mise en avant par les développeurs qui l’ont intégrée au cœur même du jeu. Entre le leaderboard dans le menu de sélection des épreuves, les fantômes de vos potes qui s’immiscent dans vos courses et la possibilité de leur envoyer des notifications après avoir pulvérisé leurs temps, vous voilà avec l’essentiel pour lancer une saine compétition entre potes. Je suis particulièrement fan des petits messages qui s’affichent pour vous chambrer gentiment à base de «Trent666 vous a humilié sur Massacre Superposé», «Steph vous a embarrassé sur Casseur de plage». D’ailleurs vu qu’ils sont très souvent loin derrière ils doivent les voir plus souvent que moi :D

 

 

Off Road

Un contenu riche sans gameplay c’est cool mais ce n’est pas du jeu vidéo (prend ça Dear Esther).  Motorstorm RC quant à lui est un jeu vidéo, un vrai, un grand, un costaud, un tatoué et même un excellent jeu vidéo. Du coup il se paye une jouabilité aux petits oignons qui suit la devise des Chevaliers du Gameplay Divin : «Simple toujours, simpliste jamais». Un stick pour les gaz, un pour la direction et roule ma poule ! Parfait pour se concentrer sur l’essentiel, c’est à dire la recherche de la trajectoire parfaite, la traque du dixième de seconde qui fera rager vos potes de l’autre côté des internets.

 

 

Haters are not going to hate

Vous l’aurez remarqué ce test n’est qu’emphase, compliments, cirage de pompes et léchage de cul. Pourquoi est-ce que je ne m’attarde pas sur les quelques défauts mineurs du jeu ? Tout simplement parce que ces 2-3 collisions un peu louches, cette bande-son dispensable et ces textes minuscules faits pour être lus sur un 42′ au lieu du 5′ de la Playstation Vita n’ont pas entamé une seule seconde le gros kiff que m’a procuré Motorstorm RC.

Verdict : Must Have !

Motorstorm RC déchire, il déboîte, il envoie du gros. Motorstorm RC assure, il claque, il poutre velu.

Et je ne vous ai pas encore dit le meilleur. Cette petite merveille n’est pas vendue 50€, ni 40, ni même 20 : Motorstorm RC est disponible exclusivement sur le PSN pour la somme incroyable de 5,99€ ! Et pour ce prix-là vous pouvez jouer sur PS Vita ET sur PS3 avec en prime la sauvegarde synchronisée entre les 2 supports et le mode multi à 4 en simulatné sur la console de salon de Sony \o/

 

 

Extra lives #1 : Metal Gear Solid HD Collection

Extra lives est (encore^^) une nouvelle rubrique que je vais partager avec l’Ancien (aka Steph). Chaque semaine nous vous proposerons une nouvelle vie, une nouvelle aventure vécue dans un jeu vidéo. Sur Ludomaniaque on ne joue plus, on vit.

Ce premier numéro est consacré à la compilation Metal Gear Solid HD Collection, et plus précisément à un de ceux qui ne sont que des faire valoir pour Mooooossieur Solid Snake.

 

Bonjour mon amour,

Cette carte arrivera sûrement trop tard pour la Saint-Valentin mais j’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur. De toute façon je serai bientôt près de toi ; cette fois c’est décidé : je raccroche.

Fini les missions de mercenaire, fini les boulots de garde dans les complexes secrets et fini ce job de barbouze pour la CIA ! «Engagez-vous !» qu’ils disaient ! «Aventures exotiques, salaire de ministre et sécurité de l’emploi !» qu’ils disaient ! Mon cul ouai ! Je passe des mois à me peler les miches dans des couloirs souterrains ou à me faire bouffer par des insectes de la taille de mon poing et quand il se passe enfin quelque chose je me fais assommer avant d’avoir pu voir quoi que ce soit ! Une fois j’ai eu de la chance, le type m’a tabassé un peu avant de m’étrangler jusqu’à ce que je m’évanouisse. C’était l’apogée de ma carrière…

 

Ah oui je t’ai pas dit, le pire dans l’histoire c’est qu’il n’y a pas besoin d’une armée pour pénétrer dans nos bases, déjouer les capteurs et les caméras, se débarrasser des centaines de garde comme moi, détruire les méchas et défoncer les freaks et leurs pouvoirs magiques ! Non, il suffit juste d’un type avec sa bite et son couteau ! Les anciens l’appellent le Snake mais j’ai du mal à croire que Youri Djorkaeff soit derrière tout ça.

Ce mec ce serait une sorte de Bear Grylls / Ninja / Fantôme qui botte des culs aux quatre coins du globe depuis au moins 30 ans, t’y crois toi ? Moi je ne sais plus, on me dirait que je suis juste un méchant de base dans un jeu vidéo d’action/infiltration je pourrais finir par y croire…

Sérieusement, il est temps que j’arrête, ça me tape sur le système. Tiens, je suis prêt à jurer qu’hier j’ai vu une boite en carton se balader dans le camp juste avant qu’on retrouve tous les collègues assommés aux quatre coins du camp…

A très bientôt,

Ton vétéran préféré

 

Metal Gear Solid HD Collection rassemble MGS2, MGS3 et MGS Peace Walker remasterisés pour l’occasion. La qualité de ces jeux n’est plus à prouver et malgré un gameplay qui accuse un peu les années c’est l’occasion de (re)découvrir une des grandes licences du jeu vidéo. La narration et la mise en scène notamment tiennent largement la comparaison avec les productions actuelles.

Cette compilation est disponible sur PS3 et Xbox 360 pour un peu moins de 40€.

Ico & Shadow Of The Colossus

Ces jeux sont devenus des mythes, des étendards de la dimension artistique du jeu vidéo, et ils sont de retour sur PS3.

Constamment cités en exemple dans le débat sur la nature artistique du jeu vidéo, Ico et Shadow Of The Colossus sont dors et déjà des classiques incontournables de notre média favori. Sortis sur PS2 en 2001 et 2005 respectivement, j’étais complètement passé à côté (Nintendo addict oblige) et j’attendais cette remasterisation avec beaucoup d’impatience.

Et je ressors finalement de cette expérience avec une impression mitigée.

N’attendez pas de moi des tests dans le sens classique du terme, j’ai joué comme si j’allais une expo ou comme si je lisais un classique de la littérature. Mon approche est donc forcément biaisée mais j’en reparlerai un peu plus tard.

 

 

Ico

Premier jeu de l’équipe qui porte désormais son nom (la Team Ico dirigée par Fumito Ueda), Ico se présente comme un jeu d’aventure épuré, voire minimaliste.

 

 

Si la narration volontairement lapidaire ou l’absence de hub ne m’ont pas déplu, ce dernier point étant même un plus pour l’immersion, je suis plus partagé sur l’apprentissage à l’ancienne proposé par le titre.

D’un côté, vu que le gameplay est parfois capricieux j’ai mis dix bonnes minutes à trouver comment sortir de la toute première salle. D’un autre côté, être lâché dans l’aventure sans aucune indication de gameplay m’a permis de réfléchir à mon passif avec le jeu vidéo, à ma culture générale vidéoludique puisque le jeu semble basé sur les sous-entendus du genre. Ça m’a également permis de me rendre compte de l’évolution de mes attentes et de mes habitudes en 20 ans de jeu vidéo. Ico se veut Zelda premier du nom à une époque où un tutorial de 20 minutes semble être une figure imposée et ça a le mérite de m’avoir fait me retourner sur deux décennies passées un pad en main.

Si je vous parle de ce point précis c’est que pour moi le gameplay est le coeur de tout jeu vidéo. Face à Ico, ce que j’aurais jugé (en bien ou en mal, là n’est pas la question) dans tout autre jeu devient ici source de réflexion. Est-ce dû à Ico ou bien ma perception est-elle influencée par sa dimension artistique supposée ?

 

 

A vrai dire, je n’ai pas accroché à Ico. Je vois son potentiel poétique, je vois le lien entre ce gameplay obligeant à prendre Yorda par la main et cette histoire d’amour mystérieuse, mais la formule n’a pas prise avec moi. Je n’ai pas bouclé l’histoire, je me suis arrêté au milieu, déçu et frustré d’être passé à côté de ce monument. Mais en fin de compte, est-ce moi qui suis passé à côté ou lui qui n’a pas su venir à ma rencontre ? Tout classique qu’il soit, Ico reste un jeu vidéo et si je ne prend pas plaisir à y jouer je ne vois pas l’intérêt d’insister.

 

Shadow of the Colossus

À l’opposé, j’ai été happé par Shadow of the Colossus.

Même minimalisme, même mélancolie, mais une quête qui me parle et un souffle épique qui donne l’adrénaline nécessaire pour lâcher prise et rentrer dans l’expérience.

 

 

Contrairement à Ico, l’alternance des temps forts et des temps faibles est une des grandes forces de SOTC. Elle est parfaitement exploitée et mise en valeur par une réalisation (notamment musicale) de haute volée. Le jeu est une imbrication de crescendo qui emporte le joueur comme une tornade, implacable.

Je n’ai pas le temps/l’envie d’analyser ce qui m’apparaît comme un conte, d’explorer ses thèmes et de décrypter leur impact et leur résonance en moi mais ce jeu me parle indéniablement. Il m’en restera quelque chose c’est sûr, et pas seulement une expérience ludique. Il faudra que j’y revienne, ce jeu a des choses à m’apprendre.

 

 

Difficile de sortir du contexte particulier qui entoure ces jeux et de se forger une opinion en dehors du débat jeu vidéo 10è art. Je n’ai pas réussi pour Ico en tout cas, et il a fallu toute la magie de SOTC pour m’en débarrasser et paradoxalement toucher du bout des doigts ce qui en fait une oeuvre d’art. Mais finalement art ou pas je m’en fous, Shadow Of The Colossus fait maintenant partie des oeuvres qui me suivront longtemps et c’est l’essentiel.

 

Une expérience

J’ai adhéré à Shadow Of The Colossus autant que j’ai été imperméable à Ico et pourtant je vous conseille de vous essayer aux 2 si ce n’est pas déjà fait. Ne serait-ce que pour pouvoir critiquer les argumentaires vidéoludiques qui y font référence en permanence, ne serait-ce suite pour anticiper la sortie de The Last Guardian en 2012, ne serait-ce que pour jouer !

Ico & Shadow Of The Colossus est disponible sur PS3 dans un bundle de la collection Classics HD qui regroupe des remasterisations de titres cultes.

Rocketbirds : Hardboiled chicken

Rocketbirds Hardboiled Chicken, c’est pas pour les poules mouillées !

J’ai une empathie particulière pour les pingouins, alors un jeu où on incarne des poulets en guerre contre ces créatures d’exception part avec un handicap dans mon estime. Si je vous dis ça c’est bien sûr parce que le jeu de Ratloop Asia rentre dans cette catégorie (où il doit être bien seul d’ailleurs). Sorti sur le PSN il y a quelques jours (après une version PC en flash), Rocketbirds vous met dans la peau de Hardboiled Chicken, le poulet le plus badass de la Création.

Ce Marcus Fenix aviaire, ce Grayson Hunt volailler, mène une croisade contre la régime totalitaire des Pingouins qui écrase de son joug des peuples avicoles désemparés.

Le scénario est distillé par des cinématiques sous forme de dessins animés de très bonne facture. Ils sont surtout remarquables par leur ambiance musicale puisque ce sont quasiment des clips en fin de compte. La BO du jeu a été réalisée par le groupe de rock New World Revolution et cela donne un style assez cinématographique à l’ensemble.

 

 

L’ambiance est d’ailleurs bien travaillé tout au long du jeu, avec pleins de petits détails sympathiques. J’ai beaucoup aimé les affiches de propagande qui décorent les niveaux par exemple, et je valide aussi les Crédits jouables. C’est du très beau boulot ! À l’opposé, les bruitages qui symbolisent les discussions des différents piafs sont simplement insupportables et n’apportent rien à l’immersion…

 

 

Le style et l’ambiance c’est bien joli, mais quand on achète un jeu qui s’appelle Rocketbirds : Hardboiled Chicken on aimerait surtout que ça bounce ! Ça tombe bien. R:HC est un jeu d’action-exploration en vue de côté, à la Metroid, en version light.

Votre Poulet Rambo peut bien sûr sauter, se faufiler dans les gaines d’aération, faire des roulades ou se planquer en second plan, mais il sait surtout tirer droit devant lui. Pistolet, Uzi, fusil à pompe, fusil d’assaut, grenades, de quoi transformer les pingouins en espèce en voie de disparition mais pas beaucoup de fantaisie malheureusement. Sauf que le jeu réserve une petite subtilité avec une arme permettant de prendre le contrôle d’un ennemi. Cela permet d’introduire des phases de réflexion avec des petits puzzles rarement difficiles mais bienvenus pour diversifier l’action. Les niveaux classiques sont également séparés par des phases de dog fight en jetpack (d’où le Rocketbirds du titre ?) très fun mais malheureusement répétitives. Une course poursuite ou un parcours d’obstacles auraient été les bienvenues sur ce coup-là.

 

 

En dehors de ces phases aériennes, le level design rappelle un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Ce n’est pas une critique, je m’en rappelle moi de cette époque où on cherchait des pass de couleur pour déverrouiller des portes ! Et où on ramassait des medpacks pour ne pas crever lamentablement ! C’est classique mais toujours efficace.

 

 

La durée de vie est très satisfaisante car en plus des 4 heures de l’aventure solo, Rocketbirds peut se jouer à deux joueurs en coopération locale. Et là je voudrais vraiment remercier les développeurs pour le boulot qu’ils ont accompli. Ils ne se sont pas contentés de coller un sidekick inutile par dessus le mode solo en corsant un peu la difficulté comme on le voit trop souvent, ils ont carrément inventé une histoire alternative ! Et même si la structure des niveaux reste globalement la même, tout a été retravaillé pour proposer un gameplay totalement différent basé sur l’entraide entre les deux personnages. Sincèrement, merci !

 

 

Rocketbirds : Hardboiled Chicken est vendu pour à peine le prix d’un kebab et à ce prix-là c’est vraiment une bonne affaire, surtout si vous comptez rentabiliser le solo et le coop. Le gameplay n’est pas aussi abouti que celui d’un Shadow Complex par exemple, mais Rocketbirds est un bon jeu à forte valeur ludique ajoutée.

PES 2012

Tenter de recoller les morceaux avec un amour de jeunesse, c’est toujours pareil. Et pourtant on essaie quand même…

Je tenais à témoigner.

Phase 0 : De timides retrouvailles

Elle et moi, ça fait des années qu’on s’est perdu de vue. On avait pourtant passé une bonne douzaine d’année côte à côte avant ça, mais la vie nous a éloigné. Enfin, elle a fait de mauvais choix, elle s’est un peu laissée aller. Et puis il y a eu cette autre licence, plus belle, plus mature, plus intelligente. Le genre de licence dont tout le monde se moquait à l’école et qui les fait tous baver d’envie quelques années plus tard. Elle m’a séduit, pas de honte à avoir, et on a passé de superbes moments ensemble mais je n’ai jamais tout à fait oublié mon premier amour.

Alors quand je l’ai recroisée par hasard il y a quelques semaines, les premières minutes ont été assez surréalistes.

Phase 1 : Le bon vieux temps

Puis rapidement j’ai repris mes marques, on a retrouvé nos automatismes. On s’est remémoré nos nuits de folie en Ligue des Masters, on a rigolé en repensant à notre rencontre sur 16-bits et les conneries qu’on a pu faire à l’époque, on s’est donné des nouvelles de nos vieux potes (Castolo,…) et partagé 10000 anecdotes à leur sujet. Je lui ai demandé si elle savait qu’était devenue sa petite sœur. On a fait quelques matchs aussi bien sûr, et j’ai pu me rendre compte qu’elle était toujours la même, un peu folle, un peu cheap, mais tellement sympa.

Phase 2 : L’euphorie

Prendre de l’âge lui a même fait du bien ! Elle est plus belle déjà, mais surtout elle a étoffé un peu son bagage. La Ligue Des Champions, la Copa Libertadores, elle a fait de gros efforts et a signé de belles licences. Elle a aussi su apprendre de la concurrence et ça prouve beaucoup. Ça prouve qu’elle a accepté de descendre de son piédestal et de cravacher pour tenter de récupérer sa place.

Phase 3 : La dure réalité

C’est super attendrissant. Ça me touche, honnêtement. Mais comme je l’ai dit elle est toujours la même.

Elle est en retard d’une guerre, elle se contente du minimum, certains de ses défauts se sont même aggravés.  Elle a tenté de se renouveler c’est sûr, d’innover même, mais comme dans tout ce qu’elle fait depuis 6 ans c’est gâché par des défauts rédhibitoires. Elle ne dépasse sa rivale sur aucun critère. J’y ai cru mais finalement c’est bel et bien fini entre nous.

C’est triste mais je ne la rappellerai pas. Pas avant l’année prochaine en tout cas…

 

Pour un test plus traditionnel, je vous laisse entre de bonnes mains : celles de Steph et de sa Famille De Geeks.

 

Test réalisé sur Xbox360 à partir d’une version de test fournie par Konami.