Torchlight, je t’aime autant que je te hais

Le Hack ‘n Slash de Runic Games est génial. Et il est aussi très énervant.

Un Hack ‘n Slash fantasy réalisé par une partie de l’équipe à l’origine de Diablo ne peut être qu’une grosse tuerie. Axiome vérifié en 2009 avec la sortie sur PC de Torchlight. Deux ans plus tard, ce petit bijou a enfin trouvé son chemin jusqu’au XBLA et j’ai pu y poser des mains aussi avides qu’inexpérimentées.

C’est de la bonne

Torchlight, qui selon mes sources devrait être traduit Lampe Torche par les sages de l’Académie Française [Exclusif !!!], est un hack ‘n slash pur souche plein de bonnes idées. BDL en parle mieux que moi donc je me contenterai de vous dire que je kiffe poutrer du streum avec mon mago invocateur ! C’est juste tripant de débouler dans le donjon entouré de mon crew de créatures magiques, dans mon armure pimpée par «X to the Z» Xzibit.

Seulement j’ai beau m’éclater, par moment je suis à deux doigts de faire des commentaires désobligeants sur les génitrices des développeurs…

Euh dites, vous avez pas oublié un truc ?

Un des problèmes les plus évidents est la répétitivité de l’action. Bien sûr c’est le genre qui veut ça, mais répéter trois fois de suite exactement le même niveau du donjon c’est aussi un peu du foutage de gueule. Je passe sur l’histoire moisie et plutôt mal menée, tout juste prétexte à vous faire descende de plus en plus bas sous la ville, et j’en viens à un défaut qui me donne envie de dévisser des têtes et chier dans les cous correspondants : la caméra est fixe. Ou plutôt sa direction est fixe, car il est possible de jouer sur l’altitude. Mais ce degré de liberté n’est pas suffisant pour éviter de se retrouver avec un pan de mur (quand ce n’est pas carrément une tourelle) entre la caméra et l’action. Le défaut n’était peut-être pas rédhibitoire sur PC où il est toujours possible de trouver le mod qui va bien mais là ça me les brise menu. Arrêtez-moi si je me trompe mais il ne me semble pas insurmontable de laisser la caméra libre dans un jeu entièrement en 3D (Mario 64 bordel !).

Ces problèmes ne sont pas dramatiques, après tout on devrait déjà être heureux de voir ce titre PC débarquer sur nos consoles ! Surtout quand le portage a été fait avec soin… Ah non, il semblerait qu’il ait été fait avec les pieds en fait !

Un portage a minima

Je suis mauvais, en réalité l’essentiel est assuré avec brio grâce à un gameplay et une ergonomie aux petits oignons. Par contre, on ne me fera pas croire que les textes en police 10 et la traduction fragmentaire (un coup de Français, un coup d’Anglais) font la fierté des développeurs.

Quelques défauts viennent donc ternir l’armure étincelante du Champion des Hack ‘n Slash, mais qu’ils ne vous empêchent pas de goûter à Torchlight qui reste un excellent jeu.

«Test» réalisé sur Xbox à partir d’une version commerciale achetée sur le Xbox Live.

Fan Day Islands of Wakfu

Dofus, Wakfu, Ankama, Roubaix, autant de noms exotiques qui évoquent l’empire geekisant venu du Nord. Son premier assaut sur le Xbox Live est lancé…
Et c’est Islands of Wakfu qui servira de tête de pont au phénomène médiatique Ankama sur le XBLA. Premier jeu du studio Ankama Play, IOW est un jeu d’action local (jouable en solo ou en coop) qui se déroule des milliers d’années avant les évènements de ses grands frères MMORPG. L’intrigue est d’ailleurs en connexion directe avec celle du dessin animé du même nom diffusé tous les samedis sur France 3. Le lien avec les autres produits de la licence ne s’arrête pas là puisque les succès décrochés dans IOW débloqueront des cadeaux directement dans Dofus et Wakfu.

L’intrigue semble classique. Vous incarnez une jeune fille choisie pour sauver le monde car elle est sensible au Wakfu (le fameux). Il s’agit en fait d’une sorte d’énergie vitale baignant le monde et non pas d’un condiment japonaise verdâtre. En fait vous incarnez deux personnages dont l’importance varie au cours de l’aventure. Cette demoiselle donc, est capable de se téléporter, de se battre au corps à corps et d’absorber le wakfu, et son frère, une sorte de dragon volant pouvant attaquer à distance,  peut assommer les ennemis et souffler du wakfu. En solo, vous devrez switcher régulièrement entre les deux pour profiter de leurs caractéristiques et en coop vous incarnerez chacun un membre du duo. Petite particularité, les deux personnages partagent la même jauge de sorts et la même jauge d’énergie. Cette dernière sert aussi de réserve de wakfu, qui permet au frangin de faire fleurir des magnolias. Ce n’est pas juste pour la beauté du geste, cela permet d’obtenir du miel qui permet lui d’améliorer les skills et de débloquer de nouvelles compétences. Vous serez donc en permanence confronter à un choix cornélien : jouer au jardinier pour améliorer mes persos ou garder mon énergie pour faire survivre mes persos ?

Faire éclore des fleurs, on dit bloomer dans IOW, permet également de marquer des points, on dit scorer dans IOW, et cela illustre une autre particularité du jeu : les joueurs vont pouvoir courir après le score. Pour cela il faudra bloomer au maximum, ne pas mourir, récupérer tout un tas de collectibles, etc. Cette fonction plutôt orientée gamer, couplée à la difficulté promise dans la deuxième moitié du jeu, montre que contrairement à ce qu’on aurait pu penser IOW n’est pas que pour les enfants !

Fini de faire l’article, je vais pouvoir vous parler de mes impressions un peu contrastées après ce fan day. J’ai pu parcourir grosso merdo les deux premiers niveaux du jeu et je n’ai pas été très emballé. Les missions à remplir m’ont paru moyennement claires, comme le coup des fleurs à bloomer, et le gameplay de certaines phases s’est révélé bien mou, comme le simili Simon. Toutefois, les développeurs m’ont un peu rassuré en nous présentant les niveaux suivants. En fait, la phase de démarrage est volontairement longue car il semble il y avoir pas mal de subtilités de gameplay à saisir pour s’en sortir dans la suite du jeu. On a en particulier pu assister à une bataille contre un boss clin d’oeil à Ikaruga dont la difficulté avait l’air loin d’être anecdotique.

Ankama Play a pensé aux jeunes fans de Wakfu et ont inclus un mode «piece of cake» où il est tout simplement impossible de mourir. Bonne idée pour rendre le jeu accessible à plusieurs générations sous le même toit par exemple.

Disponible depuis hier en exclusivité sur le xbla pour 800 MS Points, IOW a l’air d’avoir un gros potentiel. La rencontre avec les membres de l’équipe m’a vraiment donné envie de creuser plus loin que ma relative déception et j’espère qu’on pourra vous proposer le test dans les prochaines semaines.

Fan Day Ubisoft – XBLA

Lundi pour beaucoup c’est Top Chef, pour moi ça a été découverte des futures sorties Ubisoft en présence d’un invité de marque…

Clash of heroes (Might and Magic)

Si ce titre vous dit quelque chose c’est qu’il s’agit de l’adaptation de l’excellent jeu DS du même nom sorti l’an dernier. COH est à la croisée des chemins entre RPG et puzzle game stratégique où les combats vous demanderont d’aligner vos troupes pour déclencher leurs attaques. Si ça peut paraître un peu simpliste à première vue, les nombreux mécanismes (pouvoirs, montée en niveau des unités, attaques coordonnées, unités spéciales,…) donnent une richesse stratégique indéniable à ce petit bijou.


Graphismes retravaillés, mécanismes peaufinés, nombre d’artefacts revus à la hausse, mais quête inchangée. Dommage pour les aficionados de la version DS. Ils pourront se consoler, live oblige, avec le multi online permettant d’affronter des Mages du monde entier en 1 contre 1 et en 2 contre 2.

Infos utiles : Disponible sur XBLA (1200 MS Points), PSN et PC mi-avril.

Outland

Je serai bref vu que je n’ai pas vraiment eu le temps de me faire une opinion sur ce jeu de plate-forme/action en 2.5D. Plutôt beau, Outland a la particularité de reposer sur un système de couleurs déjà vu dans certains shmup : héros bleu insensible aux attaques bleues, héros rouge insensible aux attaques rouges, etc. De quoi offrir a priori un gameplay intéressant.

From Dust

Voilà la vraie raison d’être de ce fan day : la présentation de From Dust, par Eric Chahi himself ! Et oui, Monsieur Eric «Another world» Chahi était là en personne pour nous faire découvrir son dernier projet, et j’en connais un qui aurait tué pour être à ma place ;)


From Dust est un God Game, c’est-à-dire que vous incarnez une puissance surnaturelle qui prend soin d’une petite tribu dans un monde franchement hostile. Cette tribu est à la recherche de ses racines et vous devrez donc la guider sur le chemin de ses ancêtres dans une quête spirituelle et onirique.


Le Souffle, la divinité incarnée par le joueur, a le pouvoir de modifier le paysage à loisir. Prendre de la terre pour combler une crevasse qui bloque la route de vos protégés, de l’eau pour assécher momentanément une rivière ou éteindre un incendie, voilà le genre de capacités dont bénéficie le Souffle. D’autres pouvoirs pourront être débloqués par la tribu au cours de l’aventure et viendront enrichir l’éventail de ses possibilités.
Possibilité, ce mot colle parfaitement à From Dust car il incarne, littéralement, le jeu bac à sable par excellence. Chaque tableau est totalement dynamique et évolue de manière continue au gré des éléments et de vos interventions avec une physique particulièrement aboutie. La réalisation fait d’ailleurs vraiment plaisir à voir. Le moteur physique donc, mais aussi des graphismes inspirés et pleins de vie et une partie sonore qui a fait l’ objet de toutes les attentions pour un résultat magnifique. Les développeurs ont carrément créé une langue pour la tribu, ils ont même poussé le perfectionnisme jusqu’à envoyer un des leurs enregistrer les sons d’un vrai volcan en activité pour les inclure dans le jeu !
J’ai eu un véritable coup de coeur pour ce jeu ! Il faut dire que la passion et la simplicité de son créateur sont touchantes et communicatives. Il va être très très dur d’attendre l’été désormais…

3 on 3 NHL Arcade

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Le hockey sur glace m’a toujours fasciné. Peut-être parce que je suis incapable de situer le palet pendant un match, peut-être à cause du caractère hautement improbable de la discipline (des mecs en armure qui se battent pour taper dans un galet avec des bâtons sur un lac gelé, sérieusement ?) ou peut-être tout simplement pour le rêve de gosse que représente la combinaison bagarre + patin à glace, toujours est-il que ça fait des années que je cherche un jeu vidéo capable de retranscrire l’essence de ce sport : le grand n’importe quoi.

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