C’est officiel, après des mois de rumeurs et de spéculations, Nintendo a levé le voile sur la Nintendo Switch 2 qui débarquera dans les rayons le 5 juin 2025. Une nouvelle génération, sans révolution, qui continue de miser sur l’’ADN de la Switch bâtie autour de l’accessibilité. Mais derrière la fiche technique, une question persiste : cette mise à niveau justifie-t-elle son tarif salé de 470 euros ?
Plus rapide, plus belle… mais pas révolutionnaire
D’un point de vue technique, fort heureusement, la Switch 2 améliore presque tout ce que proposait son aînée : un écran plus grand et en Full HD, une puissance de calcul accrue pour des jeux plus détaillés, et même un son spatial 3D. Les Joy-Con 2, qui s’attachent désormais par fixation magnétique et peuvent être utilisés comme des souris, en espérant qu’ils soient épargnés par le phénomène du joycon drift.
Malgré ces améliorations, difficile de ne pas ressentir une pointe de déception. La console est dépourvue d’un écran OLED, l’autonomie annoncée (entre 2,5 et 6 heures) est en grosse baisse par rapport à la Switch OLED et la console ne semble pas embarquer de technologie vraiment nouvelle. Si la 4K est annoncée, attendons de voir si la console sera capable d’en tirer parti pour les jeux gourmands.

GameChat et GameShare : l’expérience multijoueur améliorée
L’une des vraies nouveautés réside dans GameChat, une fonctionnalité qui permet de discuter vocalement (et même en vidéo) avec ses amis en pleine partie. Une bonne idée, surtout pour ceux qui ont dû jongler entre Discord et le chat textuel approximatif de la première Switch.
Autre ajout sympa : GameShare, qui permet de jouer à plusieurs en local avec un seul exemplaire d’un jeu. Une initiative qui rappelle le bon vieux « téléchargement DS », et qui pourrait séduire les joueurs souhaitant partager leurs expériences sans passer à la caisse.
Une compatibilité bienvenue, un prix qui pique
Bonne nouvelle : les jeux Nintendo Switch restent compatibles, tout comme une grande partie des accessoires, y compris la manette Pro. Mauvaise nouvelle en revanche pour le portefeuille : la Switch 2 n’acceptera que des cartes microSD Express, plus performantes, mais aussi plus chères.
Et c’est là que le bât blesse : le prix de lancement en fait une machine bien plus coûteuse que la Switch de 2017. Un tarif d’autant plus difficile à avaler que la console n’apporte pas de véritable rupture avec la génération précédente. Et la facture ne va pas s’arrêter là : entre la mise à niveau payante de vos anciens jeux Switch (afin qu’ils bénéficient du surplus de puissance de la console), et une politique tarifaire complètement délirante (90€ pour le nouveau Mario Kart en version boite), l’addition risque d’être très salée.

Un catalogue plus ouvert aux productions tiers AAA
Comme d’habitude, c’est Mario qui accompagnera la sortie de cette nouvelle console avec un Mario Kart World très alléchant, disponible day one. Il sera accompagné un peu plus tard de Donkey Kong Bananza qui pourrais bien relancer cette licence qui commençait à tourner en rond. Les éditeurs tiers ne seront pas en reste, avec de très gros titres (Hades II, EA FC, NBA 2K, Cyberpunk, Split Fiction, FF7 Remake, Street Fighter…) qu’il faudra prendre en main pour s’assurer du niveau technique de la console. Mais surtout, Square Enix a profité de l’annonce de la Switch 2 pour dévoiler une merveille absolue : Bravely Default Flying Fairy HD !

Une belle évolution, mais pas une révolution
Avec cette Switch 2, Nintendo peaufine sa formule avec des améliorations bien senties et une connectivité plus poussée. Reste que l’absence de véritable innovation technologique et un prix bien au-dessus de celui de la première Switch risquent d’en refroidir plus d’un. Une console prometteuse, certes, mais qui devra prouver qu’elle vaut vraiment son prix. Ce qui ne m’empêchera certainement pas de la précommander dans les jours qui viennent, en bon pigeon que je suis.




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